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Informations complémentaires

Rédigé le 01/06/2008 - Lu 4116 fois
Informations complémentaires - Haute Route Pyrénéenne (HRP)
Le Topo

Le topo que j'ai utilisé est celui de Georges Véron, l'édition de 2003 publié aux éditions Rando-éditions. Il se trouve facilement sur internet.

Il est très pratique, avec une cartographie au 50000ème, pas suffisante toutefois pour des terrains paumatoires non balisés du type pays basque espagnol, pour ne citer que lui...

Il y a plein d'infos, sur l'itinéraire à suivre où l'on se prend parfois à vraiment jouer tel un gamin à suivre un jeu de pistes. Les indictions n'y sont peut être pas toujours claires (ou c'est la couleur de mes cheveux qui ressort un peu par moments).

On y trouve aussi une mine de renseignements sur les lieux où manger et dormir avec les N° de teléphone, les dates d'ouvertures et de fermeture et l'état de propreté des cabanes. Les conditions d'hébergement y ont été assez récemment actualisées.

Certains trouveront les propos de Georges Veron concernant la difficulté et la longeur des étapes sous estimés, d'autres parviendront facilement à les doubler. Chacun doit adapter à son niveau et ne pas prendre ce qui est écrit comme parole d'évangile. C'est comme certains passages sur des terrains de haute montagne pour lesquels Véron met en garde sur l'aspect technique. Pour ma part, il me semble n'avoir jamais rencontré les grandes difficultés promises et être passée assez seinement dans des passages dits hardus. Là encore, chacun voit midi à sa porte. Quiconque a notions de ce qu'est un terrain montagnard et a pratiqué un jour dans sa vie un minimum d'alpinisme saura se débrouiller dans certains passages que le randonneur moyen trouvera infranchissable. De toute façon partir faire cette traversée reste une histoire d'engagement et chacun est censé savoir à quoi il s'expose et surtout connaitre son niveau. Je dirais que le plus important est de savoir encore faire la part des chose entre facilité et exposition concernant certains passages et s'engager en connaissance de cause.

La cartographie

Savoir quoi prendre comme cartes est une épineuse question... Acheter et surtout porter l'ensemble des cartes au 25000ème est inenvisageable. Mais se contenter du 50000ème est parfois hasardeux. Pour ma part, j'avais choisi d'acheter les cartes seulement pour les étapes dites difficiles et hors sentiers. J'ai donc porté les cartes au 25ème françaises pour les étapes dites de haute montagne et acheté les cartes au 50000ème pour les étapes dites hors sentiers en Espagne. Mon choix ne s'est pas révélé très judicieux et voilà pourpuoi:
  • Au pays basque espagnol, donc, dès le début de la traversée, le topo anonçait des étapes faciles sur sentiers. Je me suis donc dit que pour les 3 premières étapes, le topo et ses cartes suffiraient. Mal m'en a prit!!!! Le pays basque espagnol est un gigantesque terrain de jeux pour les chasseurs. On y trouve donc des pistes dans tous les sens où l'on n'y croise pas un seul randonneur et donc pas le moindre panneau ou balisage. Et quand on y perdu, et même bien perdu, on sort assez vite de la petite carte du topo (qui n'aide pas beaucoup par ailleurs).
  • Les cartes au 25000ème françaises s'arretent véritablement à la frontière... Il n'est pas rare d'acheter une carte pour avoir la moitié de celle-ci illisible coté espagnol. Cela n'a donc que peut d'intéret surtout dans le parc national français. Même en haute montagne, les sentiers y sont bien tracés et une carte au 50000ème suffit bien. On a alors la chance d'avoir plus d'informations sur le coté espagnol de la chaine... (il y a vraiment des jours où l'on passe d'un pays à l'autre de façon incessante).
  • Par contre en pays espagnol, il n'est pas rare d'avoir à suivre quelques pauvres cairns, tout à fait illusoire dans le mauvais temps. Les cartes espagnols au 25000ème existent, et oui !!!, je le sais maintenant, mais il n'est pas facile de les trouver. Il faut aller en magasin spécialisé ou fouiner sur internet, ou encore aller les chercher en Espagne.
  • Il est tout à fait pratique de se donner rendez-vous avec des amis au moins une fois dans la traversée afin de se débarrasser des cartes dont on ne sert plus et en reprendre de nouvelles...
  • Enfin l'idéal est d'avoir à dispostion une photocopieuse ou un scaner avec une imprimante de préférence A3 et de n'emmener que les morceaux de carte dont on a besoin...
Voilà. Pour les cartes au 25000ème il y a les cartes IGN françaises très bien faites (du moment qu'on a pas le malheur de passer la frontière):

Les cartes espagnoles sont de 2 types ; moins précises et moins faciles à lire à mon gout.

Enfin, les cartes rando-editions au 50000ème très lisibles mais peu précises et comportant parfois des erreurs à ne pas négliger (comme cette fois en Espagne où j'ai emprunté un sentier en trait rouge plein sur la carte et qui en réalité était tout à fait laissé à l'abandon ce qui obligait à le laisser pour cheminer dans la végétation, où encore ce gite à Isil qui n'existe pas dans le réalité...).

Le sac

Mon sac était un sac décathlon que j'avais depuis quelques années déja et que j'ai depuis changé pour un sac plus confortable qui se porte plus sur les hanches et moins sur les épaules. Sa capacité était toute juste suffisante mais de nombreuses poches rendaient son utilisation des plus pratiques. Son poids a je pense oscillé entre 15 et 20 Kg selon la qantité de nourriture et d'eau que j'ai pu transporter. Il y a bien sur moyen de faire beaucoup plus léger en dormant et mangeant en refuge mais il faut bien savoir que y dormir toutes les nuits n'est pas possible et qu'il faut réserver à l'avance en s'imposant donc un calendrier précis. Or il faut savoir faire avec les aléas de la météo et ne pas préjuger de sa forme physique.

Quelques remarques:
  • Un sursac m'a été utile à de nombreuses reprises. Certains, astucieux, enferment tout leur linge dans des sacs poubelle afin qu'il ne soit pas mouillé.
  • Le poids est l'ennemi du marcheur. J'ai donc privilégié cet aspect à mon petit confort quotidien. J'ai pris un minimum pour me laver n'hésitant pas à utiliser de petits contenants. Les magasins de camping fourmillent de petits objets pratiques comme des serviettes poids plumes qui sèchent vite ou des mini brosses à dents. Sur mon parcours j'ai pu observer une foule d'astuces pratiques et de bricolages qui doivent se trouver facilement sur les forums de rando.
  • Pour l'habillement, il ne faut pas négliger les vetements chauds, mêmes en été où il gèle régulièrement la nuit et où dans le mauvais temps même un costume pour le moins hivernal peut paraitre bien dérisoire. Par contre il faut accepter d'être sale (seule, il n'y a bien que les vaches et les marmottes que ça peut déranger et tant pis pour les autres...) et ne pas multiplier tee shirts et sous vêtements.
  • poste important: l'alimentation. Un petit réchaud à gaz avec une gamelle alu est suffisant. Il faut bien sur faire attention à ce que l'on emporte. Des aliments deshydratés ou semi-deshydratés prets à cuire sont moins lourds que les produits frais ou les boites de conserve. On peut prendre du riz ou des pates, mais c'est encore la semoule qui prend le moins de place. Les sachets de soupe à diluer font un apport de minéraux et une boisson chaude bienvenus à la nuit tombée. Il y a bien sur les repas tout prets deshydratés vendus dans les magasins spécialisés. C'est assez cher, plutôt dégueu et à mon gout trop inconsistant. Pour ce qui est des boissons chaudes, thé, chocolat et lait en poudre sont faciles à transporter et c'est bon pour le moral. Des sucrettes d'aspartame remplaceront avantageusement le sucre, beaucoup moins lourd.... En ce qui concerne le casse croute de midi, le bon vieux saucisson et le fromage de brebis acheté aux bergers rencontrés sont un apport calorique intéressant pour un volume minimal. C'est aussi très bon pour le moral. Avec un peu de pain et une barre de chocolat, il n'y a rien de tel se reprendre et être prêt à repartir. Bien sur, les fruits secs sont à privilégier aux barres chocolatées pour des efforts prolongés. Mon truc à moi pour les moments de faiblesse, c'est le "patator", barre de pate d'amande qui représente une source d'énergie immédiatement utilisable. Mais surtout ne pas oublier quand il s'en présente l'occasion de s'aprovisioner en produits frais pour les vitamines. Mais ne pas compter en prendre beaucoup dans le sac!
  • Il y a aussi la possibilité de manger un repas consisitant et équilibré en refuge. Même si il n'y a plus de place et que l'on dort dans la tente, il est rare que le gardien refuse. C'est l'occasion de sortir un peu de son isolement,de converser avec d'autres randonneurs, de faire le plein d'énergie. Et c'est surtout de la nourriture en moins à transporter!!!!
  • A ne pas oublier, une petite pharmacie avec des compeeds, encore des compeeds, des antinflamatoires en pommade et comprimés, de quoi désinfecter et faire un pansement, un antispasmodique et un antivomitif. Bien sur, des pastilles micropure pour stériliser l'eau et très important une crème solaire à haut indice!
  • Pour l'eau, même si si j'ai parfois eu l'impression de passer pour une idiote avec ma poche à eau et ma pipette, quand il fait chaut et très soif, on est très content de ne pas avoir à descendre le sac très lourd pour prendre la gourde. Boire à la pipette permet de mieux s'hydrater et limite tout ce qui va avec le deshydratation: fatigue, entorses, crampes... La mienne a une contenance de 2 litres, très pratique.
Quelques conseils et astuces

Quelques conseils pour ceux que l'aventure peut intéresser:
  • Partir seul ? Il faut savoir que si je suis partie seule, c'est que je n'ai trouvé personne qui aie à la foie la motivation et suffisament de vacances pour m'accompagner. Je suis donc partie pour une traversée en solitaire un peu en désespoir de cause. Même si j'y ai trouvé mon compte et que l'expérience m'a beaucoup apporté, j'aurai aussi bien pu m'en mordre les doigts, comme cette fois ou je me suis si bien tordue la cheville alors que je m'étais perdue dans le brouillard. Je le savais et suis partie en conaissance de cause. C'est juste affaire de prendre ses responsabilités et apprendre à être prudent. Je ne conseillerai donc pas forcément la même aventure à autrui. Pour quiconque ne trouve personne avec qui partir, il faut savoir qu'à condition de partir en pleine saison en été, il est assez facile de trouver des compagnons sur la HRP ou l'on est rarement tout à fait seul...
  • Refuge ou pas ? Il vaut mieux partir en ayant à l'idée d'être autonome et sans engagement (sans réservation dans les refuges...) afin de ne pas hésiter à planter la tente en cas mauvais temps ou prendre une journée ou 2 pour se reposer. Sinon il faut savoir que les pyrénées sont très très bien pourvues en cabanes de tous genres, mais elles sont facilement prises d'assaut à la belle saison.
  • Quand partir ? Au printemps c'est très joli parce qu'il y a encore de la neige sur les sommets mais ça complique également beaucoup l'avancement. On peut également partir l'automne si on préfère la solitude. Il faut alors faire avec les refuges fermés fin septembre et des épisodes de froid avec de possibles chutes de neige. Par contre les paysages d'automne valent vraiment le coup d'oeil... En juillet-aout, c'est plus facile pour prendre des vacances mais il y a beaucoup de monde dans la montagne, il y fait parfois très chaud et les refuges sont souvent pleins. L'idéal? Faire moitié moitié en juin et septembre à mon gout...
  • Dans quel sens la HRP ? Pour suivre le topo, c'est quand même plus facile dans le sens ouest-est. Ensuite c'est affaire de gout. Moi j'ai bien aimé monter le matin en face ouest à l'ombre, on y a moins chaud...
  • Un gros budget ? Il est très possible de ne pas trop dépenser si on a déja un minimum de matériel et assez d'épaules pour porter suffisament. Il parait que certains (qui font l'hivernale notamment) viennent enterrer des victuailles à l'avance...
  • De gros préparatifs ? Pour ma part je n'ai pas fait une préparartion minutieuse. Le topo de Véron est bien détaillé, il suffit de bien répérer où et quand se ravitailler. Il faut également voir à acheter les bonnes cartes, au 25000ème sur les parties hors sentiers, sinon au 50000ème, ça suffit pour suivre un balisage. Sinon tout de même, les pyrénées ce n'est pas le bout du monde même si il peut être difficile de parler frannçais coté espagnol (mais on arrive toujours à se faire comprendre). On est jamais tout à fait isolé et en cas de problème on peut trouver la civilisation. A mon sens, il ne faut pas partir avec un planning pré-déterminé sous peine de se planter. il y a aussi forcément des choses auxquelles on ne penseras pas, il faut s'adapter...
  • S'adapter à la météo. Au cours de l'année 2005 on peut dire que j'ai eu beaucoup de chance avec la météo. J'ai eu souvent des conditions anticycloniques, très peu d'orages ce qui est vraiment exeptionel en cette saison dans les pyrénées (l'été 2006, ça a été plutot orage tous les jours dès 13 heures). Dans ces conditions il était facile d'avancer. Si le temps tourne facilement à l'orage, surtout si il est prévu des itinéraires sur les crêtes, ne pas hésiter à partir très tôt. Il faut aussi s'attendre à plusieurs jours de mauvais temps, ne pas se décourager, savoir attendre ou manier la boussole. Quand le rocher est mouillé, ne pas trop insister dans certains terrains sous peine de se faire mal...
  • Quel niveau ? Il n'y a pas besoin d'être grand alpiniste pour emprunter la HRP. Il faut juste savoir marcher sur terrain montagnard, savoir s'orienter, avoir des notions de météorologie et un minimum de condition physique. Pour ma part j'ai arpenté les sentiers hauts alpins tout le printemps et de gros dénivellés ne me faisait pas trop peur. Par contre marcher avec un sac sur plusieurs jours de cette façon sollicite aussi bien les épaules que les ligaments et les tendons. Il faut donc y aller progressivement, plus que je ne l'ai fait moi-même, bien choisir ses chaussures, mieux que je ne l'ai fait et s'entrainer un minimum à évoluer en terrain de montagne avec une lourde charge sur le dos... (ne pas hésiter à s'aider de batons)
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Nathalie Blanchard
Rédacteur
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       Nathalie, vétérinaire en Haute Garonne et fan de montagne et de grands espaces. Picarde d'origine, j'ai émigré en 2004 vers des horizons plus ensoleillés et vallonés. J'ai maintenant le loisir de partir m'évader ...
Pour les Cartes bancaires, c'est très souvent le cas. Il faut toujours avoir un chéquier sur soi. Mais du liquide, je n'en n'ai presque jamais...
je viens de passer avec un groupe de 9 personnes 2 nuits au gite val ferrera et nous avons été un peu déçu de l'accueil. A l'arrivée le responsable nous demande de payer, ce qui est normale, mais en liquide. A aucun moment lors de la réservation sur internet il n'a été mentionné que les cartes bancaires n'étaient pas admises. Ce n'est pas évident de trouver 540 euros. Nous avons pu le faire sinon nous ne pouvions pas loger au refuge. En outre les douches ne fonctionnaient.Les petits déjeuners, pour des randonneurs, ne sont pas assez copieux. Une tasse de café au lait ou chocolat sans pain et sans possibilité de se resservir. Ce qui particulièrement désagréable c'est le dédain du responsable qui contrastait avec la bonne humeur des employés féminines. Je ne le recommande pas.
Tu m'impressionnes vraiment. Je pars le 21 mai prochain pour effectuer la traversée d'une traite et dans l'autre sens, mais j'aurais du mal à supporter les conditions météo que tu as vécue. Merci pour le recalage du topo de veron, cela me mettra moins la pression
Bonjour je dois faire la traversee cet été mais le topo de VERON est introuvable car épuisé.Pourez-tu me le préter?Merci.
Merci a toi, pour toutes tes infos.. Très utile ! Et tu m'as l'air d'etre une personne qu'on doit avoir du plaisir a rencontrer sur le sentier ou au refuge (à part la saleté ;D )


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