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Début du Trek

Rédigé le 01/07/2008 - Lu 2670 fois
Début du Trek - Trekking au Karakorum


Le lendemain, il faisait nettement plus beau. Nous somme partis en jeep pour remonter la vallée de Shigar jusqu'au environs d'Askole. Les petites montagnes de neige que l'on entrevoit à travers les nuages ne sont que de vulgaires 6000…

Malheureusement nous avons dû nous arrêter avant Askole : le pont de la route avait été emporté par la crue de l'avant-veille. Une illustration parmi d'autres des conditions himalayennes ! Quelques jeeps avaient heureusement été bloquées en amont du pont (la route étant en cul-de-sac). Nous avons donc passé la rivière à pied, puis repris une autre jeep de l'autre côté pour les derniers kilomètres.

Le trek a démarré un peu en aval du village d'Askole, les derniers kilomètres de route n'étant plus praticables. Le village est situé à l'altitude de 3200 m environ, et c'est le dernier que nous rencontrions avant de pénétrer au cœur du domaine minéral.

La photo suivante montre quelques uns des nombreux porteurs baltis qui nous accompagnaient au cours de notre périple : une quarantaine environ alors que nous étions moins d'une dizaine d'Européens ! C'est tout un folklore les porteurs baltis. Moins costauds que les porteurs sherpas du Népal et n'adoptant pas la technique de la courroie frontale, les Baltis transportent 25 kg de charge chacun et pas un gramme de plus. Chaque matin a donc immuablement lieu la cérémonie de la pesée des sacs. Les poids de chaque charge sont ainsi minutieusement répertoriés. Les touristes sont du reste tenus de ne pas dépasser un poids limite de 15 kg par personne, ce qui constitue du reste une gageure compte tenu du matériel divers et varié (piolet, crampons…) qu'il est nécessaire d'emporter. Autre élément (bien connu) du « folklore » balti, les grèves à répétition, à côté desquelles les « journées d'action » de nos CGT et autres Sud Rail ne sont que farce tragi-comique. Nous en avons eu (au moins) trois pendant nos 19 jours de marche, et nous sommes je crois dans la moyenne. En général ça se règle par des négociations intenses entre les « meneurs » et le guide local, et se résout par quelques augmentations, l'embauche d'un ou deux porteurs supplémentaires ou encore le report d'une demi-étape. On a sans doute rarement vu expédition ou trek annulé par suite d'une grève, mais il est certain que l'on ne peut pas faire ce que l'on veut, les porteurs et eux seuls décident de l'organisation et de la longueur des étapes, et il serait insensé d'imaginer un instant de leur demander un quelconque supplément par rapport à l'itinéraire prévu. Malgré tout cela, les porteurs baltis souffrent de la comparaison qui est faite avec les sherpas népalais et qui se conclut systématiquement à leur désavantage. Aussi essaient-ils, par certains aspects, d'imiter la prévenance de leur concurrents : thé servi le matin dans les tentes, ou encore montage des tentes par les porteurs, du moins certains jours.

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Olivier Morice
Rédacteur
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