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Fjord d'Isertoq

Rédigé le 09/11/2008 - Lu 3288 fois
Fjord d'Isertoq - Transgroenland à ski

Samedi 23 avril : Nous effectuons les courses en composant avec ce que les magasins disposent.

Dimanche 24 avril : Dernier jour avant le départ pour Isertoq. Nous finalisons la liste du matériel que nous louons auprès de “The Red House”

Lundi 25 avril : Désistement de dernière minute. Nous (David et moi même, jean-marc) ne sommes plus que deux.
Nous décollons pour Isertoq après avoir réceptionné le matériel adéquat pour notre semaine d´expédition. 30 minutes plus tard nous atterrissons au dessus d’Isertoq. Nous tractons nos pulka jusqu’à la mer où Pilippus, un chasseur, nous attend dans son petit bateau de 15 pieds. Le temps est couvert mais le fjord d’Isertoq est libre de glace. Nous progressions sans encombre jusqu’à ce que la banquise nous bloque. De la, nous déchargeons le bateau sur une banquise détrempée avec beaucoup de “slush” (neige gorgée d’eau). Nous sommes a 3 kilomètres du glacier. Nous sommes contraints de faire quelque détours afin d’éviter les grosses flaques profonde d’environ 40 centimètres. Ma pulka, trop chargée en hauteur, se renverse a plusieurs reprises des que le dévers se ressent.

Après de nombreuses discutions avec les locaux a Tasiilaq et l’observation du glacier, nous arrivons au pied du glacier, a l’endroit le plus approprie pour monter. Nous sommes au pied d’un mur de glace non crevassé avec en surface de la slush (pour changer…). Nous déchargeons les pulkas et effectuons des aller/retour afin de monter tout notre équipement. Nous nous mettons à deux pour monter les pulkas : le premier en équilibre grâce aux bâtons, tractant à l’aide du harnais et le second poussant par dessous. Après bien des efforts, tout le matériel est regroupé à 15 mètres au dessus de la banquise. La pluie fait son apparition. Nous rechargeons les pulkas et repartons. La pluie nous accompagne toute l’après midi. Heureusement, notre équipement Halti (veste et sur pantalon) nous permet de rester au sec… appréciable quand il est impossible de faire sécher quoi que ce soit sous la tente. La surface du glacier n’est qu’un enchaînement de slush et de flaques d’eau croutées en surface mais qui cède systématiquement sous notre poids. En fin de journée, les pieds trempés, nous décidons de monter le campement. Impossible de trouver une surface “sèche”. Quelque soit l’endroit où l’on se trouve, l’épaisseur de neige qui recouvre le glacier (15 a 50 cm) est gorgée d’eau sur le 15 derniers centimètres !

Après avoir trouvé l’emplacement idéale avec 50 centimètres de neige nous déplions la bâche puis montons la tente dessus. Nous mettons également une bâche dans l’abside avant quelle ne se transforme en pataugeoire. La slush… terrible. Le seul avantage réside dans le fait de pouvoir obtenir facilement de l’eau pour boire, en effet, il suffit de creuser 30 cm et de remplir un verre. Après nous être changés et nous être mis au chaud dans nos combinaisons Pyrenex nous nous attaquons à la partie réconfort : notre premier repas sur la calotte…
Bien fatigués par une journée forte en émotion et une bonne journée de progression, nous nous endormons, bercés par la pluie et la neige. Je me réveille régulièrement et secoue la tente de manière à faire tomber la neige et à décharger la toile de tente pour éviter que les tissus ne se touchent et que nous soyons mouillés.

Mardi 26 avril : Heureusement que nos tentes sont imperméables car cela n’a pas arrêté de la nuit. Pour nous remonter le moral, nos montres Polar nous indiquent une augmentation de pression de 5 mb. Heureusement quelles nous le dissent car dehors, le temps est toujours aussi couvert et il neige toujours autant. De plus le plafond est très bas et les nuages ne sont qu’à 250 m d’altitude. Il nous suffirait de léger la tête pour que cette dernière soit dans les nuage. Voulant faire confiance à nos montres, nous ralentissons les préparatifs pour n’être prêt que 3 heures plus tard. Pendant ce même laps de temps nous avons gagné encore 2 mb… mais il neige toujours et le temps est toujours bouché.
En milieu d'après midi, la neige s’arrête. Toute la journée nous progressons dans la slush et terminons les pieds encore trempés.

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jean-Marc perigaud
Rédacteur
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