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Campement Adán - Campement el Paraiso

Rédigé le 31/12/2014 - Lu 867 fois
Deuxième jour du trek de la Ciudad Perdida. Aujourd'hui, nous montons au campement el Paraiso à seulement 1 km de l'entrée de la Ciudad Perdida.
  • D+ : 918 m
  • D- : 485 m
  • Distance : 14,90 km
  • Temps de marche : 6h30

Paysage de la Sierra Nevada de Santa Marta

Une plus grosse journée de marche nous attend, le gros du dénivelé aussi. Nous démarrons un peu avant 6h30. Le sentier grimpe dans la forêt tropicale. Deux perruches nous regardent passer. Le ciel est dégagé. Rien d’extravagant côté difficulté sur le papier mais croyez moi, il fait chaud, très chaud, humide, même très humide. Avec les pluies de la veille et de la nuit, le sentier est un champ de bataille. La progression est lente. Je me sers de mon monopod pour avancer plus facilement. Dès que je m’arrête, je suis mangé par les moustiques. Mon 5/5 venu de France n’a aucun effet sur les petites bestioles volantes alors que les produits colombiens semblent efficaces.

La journée de marche alterne des passages dégagés et en forêt tropicale

Après 2h30 de marche, nous nous arrêtons trois heures dans un campement Wiwa. Une longue pause qui nous permet de faire un match de foot avec nos amis Wiwa, José et Vicente puis d’aller nous rafraichir à la rivière. J’en profite pour aller rincer mes vêtements et me baigner. Je vous vois venir. « Mais ils ne seront pas secs ! » Les habits ne sont jamais vraiment sec sur le trek de la Ciudad Perdida. Avec la transpiration et l’humidité ambiante, ils sont toujours un peu mouillés. Alors, je préfère avoir un T-shirt qui ne sent plus la transpiration. Ce qui lise les articles sur le matos doivent savoir qu’on prône souvent l’usage du mérinos qui est naturellement sans odeur. Sauf qu’il fait bien trop chaud pour porter du mérinos.

Une petite baignade rafraichissante ?

Make, jeune Kogui du village de Mutanyi

Après l’excellent déjeuner (tous les repas étaient excellents, le cuistot était aux petits oignons), nouveau départ. On croise rapidement le village Kogui de Mutanyi. Maké, un adolescent Kogui, mâche de la coca à l’entrée de son village. Je vous ai parlé de l’« ayo » mais pas de l’espèce de gourde évidée que les indiens utilisent également. Le « poporo », c’est son nom, contient une poudre blanche de coquillages écrasés que les indiens mélangent à la boule de coca qu’ils mâchent dans la bouche. La poudre stimulerait les effets de la coca. Tout le surplus est déposé sur le haut du « poporo » en faisant tourner un bâton. A la longue, un épais collier se forme. Le poporo est la marque de la virilité. C’est le mamo, le chaman, qui remet le poporo lorsque le jeune homme est prêt à se marier.

Un groupe de randonneurs toujours de bonne humeur

Les lits avec moustiquaire du camp El Paraiso

Il fait de plus en plus lourd, les nuages, absents dans la matinée, se sont accrochés aux montagnes. C’est le lot quotidien de la Sierra Nevada, le plus haut massif côtier du monde. Et oui, la mer des Caraïbes n’est qu’à 42 km et le plus haut sommet, le Pic Cristóbal Colón atteint quand même 5775 m de hauteur, presque 1000 mètres de plus que le Mont-Blanc. Inutile de chercher plus loin, voilà pourquoi les nuages restent planter tous les jours sur le massif. Mon visage est un fleuve sans fin, je transpire à grosse gouttes comme jamais. Mon sac à dos est sans doute trop lourd mais c’était le prix à payer pour prendre mon Canon 70-200 mm. Peut-être ais-je eu tord ? Après 1h30 de montée intense, nous sommes récompensés par une ration de fruits (ananas, orange, banane, pastèque) au camp Teyumake. Cet additif en eau et en sucre arrive à point. La montée a été rude pour les organismes. Le prochain campement, El Paraiso, est à 3 km. Nous mettrons 1h45 pour effectuer la distance avec deux nouvelles traversées de rivière. Il pleut des cordes depuis que nous avons repris la marche. La fin de journée est dure pour tout le monde. Trempés jusqu’aux os, nous sommes heureux d’arriver au camp où une douche froide salvatrice et des bières nous attendent. La Ciudad Perdida n’est plus qu’à 1 km.

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Grégory Rohart
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Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien s...


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