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Jusqu'au campement El Paraiso

Rédigé le 05/07/2015 - Lu 541 fois
Deuxième jour de trek sur le chemin vers la Ciudad Perdia entre le Campement Adan et le campement El Paraiso. Gross journée de marche !

Campement Adan – Campement El Paraiso

  • D+ : 700 / D- : 250

Le réveil est épique, 2ème nuit en hamac, les corps de déplient, les muscles tirent, tout le monde n’apprécient pas cette façon de dormir. Après un petit déjeuner énergétique, une perruche vient nous voir et attend son p’tit dej.

Nous partons. Le chemin est toujours en zone paysanne. Après une montée sans fin d’au moins 1 heure, nous faisons une pause en haut ; des oranges nous attendent, le guide a tout prévu !

Nous récupérons un peu et repartons, la forêt est plus dense, nous ne voyons plus de fermes.

Nous redescendons et comme à chaque vallon que nous passons, nous avons à traverser des rivières plus ou moins large. Il n’a pas plus depuis longtemps, les traversées sont faciles.

Nous quittons les terres des paysans et entrons dans les territoires Wiwas et Kogis. Les Wiwas et les Kogis sont les descendants directs des indiens Tayronas. Quand les conquistadors sont arrivés aux alentours de 1525 et ont commencé à décimer les Tayronas, quelques groupes de survivants se sont réfugiés dans les montagnes, ils ont détruit les chemins de leurs ancêtres, fait disparaitre les traces de leur civilisation pour éviter que les espagnols les retrouvent. Ils ont continué à vivre comme leurs ancêtres et ont évolué en petits groupes.

Nous approchons d’un village Kogis, nous croisons de grands enfants, pagnes blancs, bottes en caoutchouc et petit sac en bandoulière. Ils ne nous regardent pas, ne nous parlent pas, semblent méfiants.

A l’approche du village les adultes ne se montrent pas, se cachent presque. Seuls quelques jeunes enfants arrivent vers nous en répétant un unique mot « dulce » (sucrerie en espagnol)… ils ont compris ce qu’ils pouvaient obtenir des touristes. Les adultes par contre, restent très distants ; en effet, Les culture Wiwas et Kogis sont très méfiantes vis-à-vis des hommes blancs, ils n’ont pas oubliés les ravages de la conquête espagnole et savent que l’homme blanc n’apporte et n’apportera rien de bons pour eux. Ils restent éloignés de notre monde moderne. Ils nous ont pris 2 choses : la machette et les bottes en caoutchouc, tous les 2 très pratiques dans leurs environnements.

Aujourd’hui, quelques Kogis et Wiwas travaillent pour le tourisme, comme porteurs ou muletiers, quelques-uns deviennent guides aussi et profitent de la manne financière du tourisme… qu’adviendra-t-il de la communauté ? Restera-t-elle « protégée » de notre monde ?
Les enfants, eux, ne pensent pas à ces considérations, ils veulent des sucreries…

Ils nous entourent, il est étrangement difficile de différencier les garçons des filles… notre guide nous dit « c’est simple, les filles ont des colliers ! » … en effet, c’est simple !
Nous repartons riche des rires et des regards de ces enfants. Les sentiers continuent, montants et descendants au gré des montagnes que nous passons…

Le fils de notre guide nous dépasse, il court derrière la mule qui transporte nos vivres… Quelques minutes après, ce sont des enfants Wiwas qui mènent leurs mules chargés de vivres jusqu’au village plus haut.

Nous traversons la rivière Buritaca que nous suivions précédemment, nous la traverserons 4 fois durant tout le périple.

La journée est longue, les corps commencent à souffrir de la chaleur et du dénivelé, les genoux et les cuisses souffrent.

Le chemin devient de plus en plus escarpé, il faut maintenant grimper en s’aidant des mains pour tout redescendre sur les fesses juste derrière… en fin de journée, c’est un peu frustrant, mais la forêt est belle et nous savons qu’à l’arrivée, nous pourrons nous baigner !
Nous arrivons au camp El Paraiso, nous posons nos affaires, apprenons que nous serons ce soir en lits superposés. Royal !

Vite, la baignade, une bière, un bon repas et au dodo pour la journée importante de demain !

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Alexandre Rosset
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Passionné par les voyages, et la decouverte des pays, des capitales, des populations et de la cuisine etrangère, j'ai decouvert le plaisir de la marche d'abord dans le Connemara, en Jordanie puis dans les parcs Américain...


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