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Randonnée autour d'Amsterdam avec un Carrix

Rédigé le 09/09/2010 - Lu 8059 fois
Randonnée autour d'Amsterdam avec un CarrixRandonnée improvisée autour d'Amsterdam pour m'échapper de la région parisienne, du Rer et du bruit omni-présent de la capitale. Je retrouve mon compagnon de toujours, ma coquille d’escargot, mon "vrai" chez moi: le Carrix !
Cet article se compose de plusieurs pages à retrouver à la fin de l'article !

La Hollande se dessine grâce à un prix intéressant du Thalys sur internet, et aussi la volonté de connaître un pays dans lequel à priori je ne suis pas favorable: pas de montagne, il pleut beaucoup.... L’avenir va me prouver le contraire…

Premiers pas effectifs avec mon nouveau carrix chargé à 16-20 kg (le premier je l’avais donné à un argentin après la Patagonie). D’abord franchir le bras de "mer" en ferry, qui me sépare de la partie nord d’Amsterdam et de la route pour remonter vers le nord. Ce ferry est gratuit, se trouve de l’autre côté de la gare centrale: environ cinq minutes de traversée au milieu des vélos et des hollandais allant à leur travail.

1er Jour

Amsterdam -> Uitdam

~ 16,8 Km
~ 2h45 de marche effective
~ Grand Beau / Chaud /Orage le soir

Une gentille hollandaise m’indique le bon chemin pour rejoindre le chemin côtier. Ainsi mes premiers kilomètres sont avalés en ville, dans une petite forêt. Je traverse un petit pont et rejoint Durgerdam, charmant petit village côtier au bord de cette mer intérieure fermée grâce à une digue en 1932. Ce balader est un plaisir, d’autant que c’est sur une piste cyclable (il y en a autant que de route aux pays bas), les maisons sont côtes à côtes, colorées, en bois, et chacun sur sa terrasse y prend le temps de vivre, de boire un bière ou simplement de discuter. De nombreux canaux de l’autre côté ponctuent la platitude des lieux et assurent aux vaches du coin une herbe verte et grasse comme il faut.
Il y a aussi ces péniches aménagées, ces éoliennes brassant le vent. La piste devient alors plus monotone, en plein cagnard. Qui a dit qu’il pleuvait en Hollande ?

Un cycliste me demande: "Où sont tes chiens pour tirer ton traineau ?" , "les chiens ? c’est moi !".
Après seize kilomètres huit cent, arrêt au camping d’Uitam, qui fait aussi office de port. Bière, douche et "bouquinage". Dodo...

Vraiment une belle journée !!!

Uitdam -> Marken -> Monnickendam-> Edam

~ 30,9 Km + 2 km (visite d’Edam)
~ 5h35 de marche effective
~ Grand Beau / Chaud

Chaude et belle journée, après un sacré orage cette nuit. Réveillé à 6h30, je me lève à 8h. Après tout je suis en vacances. Je sort de Uitam, et par une longue digue, rejoint l’ile de Marken, où je prend par la droite et vais rejoindre à un phare, à son extrémité. Magiquement posé, on dirait le mont Saint Michel. Pour le rejoindre, c’est une piste pavée avec pleins de moutons et de taons... On longe cette mer d’eau douce de 3 mètres de profondeur, dont l’histoire est étonnante: En 1916, de graves inondations conduisent les hollandais à envisager des mesures radicales de protection des polders, ces immenses étendues de terre gagnées sur les eaux.

En 1932 les Hollandais fermèrent ainsi l'entrée du Zuiderzee (cette mer intérieure) par une digue, créant ainsi l'Ijsselmeer. Les eaux du fleuve Issel repoussèrent l'eau de mer créant ainsi un lac. Entre 1930 et 1968 des digues intérieures furent construites autour des cinq portions de l'Ijsselmeer. Les polders furent asséchés à l'aide de pompes. Des roseaux poussèrent naturellement sur l'ancien fond marin. Les Hollandais les laissèrent se développer pour accélérer l'assèchement. La transpiration contribua à éliminer l'eau plus rapidement que n'aurait pu le faire la seule évaporation. Quand le sol fut sec les roseaux furent remplacé par du colza. Le colza fut ensuite remplacé par des céréales. Les polders ont été cultivés ainsi pendant cinq ans avant que la terre ne soit propre à supporter des cultures commerciales. Les terres ont ensuite été affermé à des exploitants agricoles ou réservé à l'aménagement urbain.

Le petit village de Marken rejoint, je me balade le long de ses petits canaux et ses nombreux petits ponts-levis qui permettent la circulations des nombreux bateaux adossés à chaque maison. Ici calme rytme avec charme, avec délicatesse. Tout est agencé avec soin, entretenu au milimètre. Pas très loin, cette mer intérieure, juste onduleuse, permet le repos des longs voils blancs. Quels bras brassent l’air. C’est ensuite une longue piste, qui longe un lac et m’amène à Monnickendam, petit village aux maisons typiquement hollandaise. Une immense ligne droite le long d’un canal où se cotoient vaches, petits canaux adjacents, plaines à l’infini verdoyantes.

Edam se dessine avec de nouveaux canaux, d’innombrables petits ponts, de petites maisons donnant sur l’eau, aux portes soignées, aux fenêtres fleuries nappées de broderies. Le camping au bord de la "mer" me donne une vue imprenable…

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LAURENT SENECHAL
Rédacteur
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