
La vallée du Drâa est un fin ruban de palmeraies qui se succèdent les uns aux autres. A l'origine, le Drâa désignait, non pas une vallée, mais le plus long fleuve du Maroc. Formé par l'oued Ouarzazate et l'oued Dadès, il rejoignait l'Atlantique aux environs de Tan Tan.
Depuis, les eaux du Drâa n'atteignent l'océan que lors de crues exceptionnelles. Si le Drâa a perdu son statut de fleuve, la vallée qui porte son nom n'a, elle, rien perdu de son éclat. A partir d'Agdz, les palmeraies et les champs cultivés semblent s'étendre à l'infini, bordés par de superbes Kasbah et villages de pisé.

Si le barrage El Mansour construit en 1973 a apporté de l'électricité à la population de Ouarzazate, il a aussi asséché le sud de la vallée du Drâa. Les villageois ont du adapter leur culture : on n'y trouve moins de fruits et plus de blé, l'irrigation des champs est soumise à l'ouverture des vannes. Le désert gagne la palmeraie et les cultures sont désormais moins abondantes. Ici, le prix de l’eau vaut plus que celui de l’or. Sans eau, c’est l’exode ou la mort.
Récit d'une randonnée guidée par Mohamed Chakir, entre dunes (nature) et cultures (culture), silence du désert et vie foisonnante des oasis.

Randonnée chamelière organisée par
Sur les Hauteurs, spécialiste des randonnées dans les Pyrénées et dans les plus belles montagnes et déserts du monde