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Millet Expedition Project saison 2 : retour de l'expédition Kenaï ski crossing

Rédigé le 05/06/2008 - Lu 3327 fois
Partis le 26 avril dernier pour la péninsule du Kenaï en Alaska, l‘équipe de Kenaï ski crossing composée d‘Evrard Wendenbaum, Jonathan Bonda et Olivier Desvignes a finalement rejoint Seward au Nord-Est de la péninsule du Kenaï le 5 mai dernier, à quelques 200 km de Homer Spit, leur point de départ. C'est le premier retour du Millet Expedition Project saison 2.

Une météo que l‘on peut qualifier de « calamiteuse » les a empêché de rejoindre le point d‘arrivée initialement prévu plus au Nord. Mais au dire des locaux, le chemin qu‘ils ont réussi à parcourir en ski et à pied tout en tirant les pulkas est déjà une grosse performance au regard de la météo. L‘équipe a même réussi à sortir les kites quelques heures et ainsi se faire tracté à ski.

Des conditions climatiques exceptionnelles : un objectif plus modeste

Il n‘a cessé de neiger et d'après les locaux, avant même cet épisode, les conditions d'enneigement étaient déjà exceptionnelles en ce mois d'Avril 2008. L‘équipe avait misée sur de la neige dure de printemps pour avancer rapidement sur les immenses plats des calottes glaciaires. Tracer et tirer les pulkas dans la poudreuse devenait une toute autre histoire. L‘objectif a donc été réduit pour pointer en ligne de mire la ville de Seward plutôt que celle de Whittier. Autre bourgade de bord de mer, Seward est coincée au fond de Resurrection bay.

Un parcours difficile

Parcourir deux calottes glaciaires dont la plus grande des USA, le Harding Icefield, est déjà une belle performance pour Evrard et ses amis. En effet, cette zone est réputée pour être une véritable « machine à fabriquer de la neige ». Après quelques renseignements pris auprès des locaux, il apparaît que cette traversée n‘a pas souvent été réalisé, et encore moins en conditions hivernales!!

Après 5 jour passé à tracté les pulkas sur les glaciers, lacs gelés et grandes étendues glacières, l‘équipe de Kenaï ski crossing entre dans le mauvais temps qui ne les lâchera plus…

Le 1er mai marque le jour le plus lent et aussi le plus long pour l‘équipe…mais ce n‘est rien face à la tempête qu‘ils vont subir dès le lendemain. Un vent très violent s‘abat sur la péninsule et des congères gigantesque se forme sur les pitons rocheux qui les entourent…le bivouac sera établie à l‘abri de l‘une d‘elle. Le 3 mai la tempête est toujours là…l‘équipe creuse un trou pour établir le campement et celui ci se rempli de neige à vue d‘Œil…

Le vent se calme enfin le 4 mai…après une petite frayeur de Jonathan, intoxiqué par le monoxide de Carbonne du réchaud qui n‘a pas pu s‘évacuer à cause de la neige qui recouvre la tente, l‘équipe sort en creusant de la tente et découvre un temps plus calme. Il ne fait pas grand beau, mais le vent est tombé et ils ont même droit à une éclaircie qui leur permettra de sortir les kites pour la première fois et ainsi se faire tracter pendant quelques heures.

Le 5 mai, la descente par Exit Glacier est entamé, les premières traces humaines apparaissent et finalement un couple de skieurs de rando raccompagnera Evrard et son équipe en voiture jusqu‘à Seward où le repos est de mise.

Quelques animaux croisés

Bien sur, le temps n‘était pas de la partie…cependant l‘équipe à pu observer furtivement quelques vols d‘oies sauvages qui semblaient elles aussi avoir toutes les difficultés du monde à se déplacer dans un vent omniprésent.

Deux chèvres des Rocheuses leur sont également apparu en début de parcours, drôle d‘animal imposant au long pelage blanc… Des traces d‘ours également, mais pas d‘ours en vue… C‘est finalement à Seward, le lendemain de leur arrivé que l‘équipe observa le plus d‘animaux…dans un bateau, autour des Fyords, Evrard et ses amis découvriront ours noir, baleines à bosse, orques, lions de mer, aigles, loutres de mer et une espèce rare de Dauphins.

Ce sont bien les orques qui leur ont offert le plus beau spectacle avec un ballet de 4 avec pour toile de fond le glacier de Holgate et sa façade de 100 mètres de haut qui se jette avec fracas dans un petit bras du fjord Aialik.

Une aventure écourtée mais engagée Après une journée de repos la question est de savoir si l‘équipe reprend la route…au regard des conditions météo, la décision est prise de s‘arrêter là…la déception est grande, notamment car le but était d‘observé la faune et la flore et que les conditions climatiques n‘auront pas permis de voir beaucoup d‘animaux, ni de sortir la caméra trop souvent…mais la performance est là, et les visages tuméfiés d‘Evrard, Jonathan et Olivier sont là pour en témoigner.

Une autre expé vient de partir : Nanga Parbat…

Sélectionnés par le Millet Expédition Project dans la catégorie « performance », Tommy STEINER, Markus GSCHWENDT et Clara KULICH sont partis le 29 mai dernier pour tenter l’ascension du Nangat Parbat (8125m) par la face Nord-Ouest (face Ouest du Diamir). L’équipe a l’intention de suivre les traces de Mummery sur le Nanga Parbat en assurant elle-même l’organisation avec une logistique la plus réduite possible tout en en réduisant les risques inutiles. L'entreprise a un "véritable" caractère d'expédition, puisque l'objectif est la première ascension complète par le flanc nord-ouest (glacier du Diama). Cet itinéraire a été tenté déjà plusieurs fois (la dernière fois par Reinhold Messner en 2000), aucune tentative n’ayant jamais abouti jusqu'au sommet.

Pour plus d‘infos sur ces expés et l‘ensemble des lauréats du Millet Expedition Project, rendez-vous sur www.millet-expedition-project.com ou sur www.millet-expedition-blog.com pour suivre les expés jour après jour.

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Grégory Rohart
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Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences f...