Colltex lance sa première peau de phoque écologique



Pour progresser en montée, que ce soit à ski de randonnée alpin ou nordique, il est nécessaire de fixer sous ses skis des accessoires appelés "peaux de phoque". Héritage des savoirs ancestraux inuits, ces peaux, dont les poils extrêmement denses et fins sont tous orientés dans le même sens, permettent une bonne accroche à la montée. Les matériaux et techniques modernes ont, dès les années 1970, permis de remplacer la peau de ce pauvre animal par des matières synthétiques et apporté de très nettes améliorations en matière de fixation au ski et de durabilité. Mais ce fut malheureusement au prix d’un impact écologique alors insoupçonnable. Les microfibres synthétiques, qu’elles soient issues du lavage des vêtements ou de sources plus inattendues comme l’usure des peaux de phoque sont aujourd’hui décrites par la communauté scientifique comme une source de pollution majeure et que dire de la toxicité des colles acrylates.

 

Face à ce constat, la marque Colltex a décidé de se retrousser les manches ! Née au cœur des Alpes glaronaises dominées par le mont Tödi, l’entreprise suisse fondée en 1968 par Hans Fischli n’a jamais cessé d’innover depuis son invention il y a plus de 50 ans de la première peau réellement autocollante au monde. En étroite collaboration avec l’Institut fédéral de la neige de Davos, le laboratoire suisse des matériaux de St. Gall et l’institut du textile de Dekendorf en Allemagne, Colltex propose aujourd’hui les peaux ECO.

Bien sûr, il s’agit de peaux 100% mohair, à l’image de la plupart des peaux haut de gamme. L’innovation n’est pas là, mais plutôt dans une peau zéro colorant, zéro PFC et construite sur une sous-couche imperméable en caoutchouc naturel avec une colle à l’éco-toxicité réduite. Parce que les détails ont aussi leur importance la peau est livrée dans une housse coton et proposée en coupe droite ou sur mesure, en fixation classique – étrier métallique – ou race – élastiquée, autant de choix pour répondre à l’essentiel des usages.

Côté performance, l’ECO n’est certes pas destinée aux amateurs de compet’ mais ne rougit absolument pas de la comparaison avec une peau classique. Mieux encore, elle réussit l’exploit d’afficher un poids de 0,115g/cm² parfaitement comparable à celui de peaux synthétiques.

Pour améliorer les performances de l’ECO, mais également de ses autres peaux, Colltex sort également cette année l’eco-skinproof, un spay imperméabilisant anti-botte à la toxicité réduite et ne contenant pas de PFC.

Enfin, comme pour bien marquer son virage vers plus de responsabilité environnementale le site web de colltex propose d’abondants conseils pour bien entretenir ses peaux et en prolonger la durée de vie, des pièces de rechange ainsi qu’un SAV réencollage.

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



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