Comment voyager léger en vélo bikepacking ?

Voyager minimaliste à vélo c'est possible ! Voici un inventaire du matériel minimum à prendre pour un voyage à vélo en mode bikepacking et en autonomie.
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4.7
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Alors que j’étais en prévision d’un voyage à vélo de presque un mois sur l’eurovélo 15 route du Rhin puis la 19 route de la Meuse, il me fallait m’équiper en sacoches pour le transport de mes affaires et être autonome ; et suite à l’étonnement de mes amis et membres de ma famille avant le départ et des personnes croisées sur la route sur le minimalisme de mon équipement, j’ai décidé d’en écrire un article détaillé. Ceci pourrait servir à d’autres amateurs de vélo au long cours.

Après une rapide réflexion pour éliminer le transport dans une remorque, il me restait le choix du vélotouring avec un porte-bagages et les sacoches sur les côtés, ou d’être davantage dans la tendance du moment avec des sacoches directement sanglées sur le cadre, ce que l’on appelle communément le bikepacking. Le choix n’a pas été simple, mais voici les éléments qui m’ont permis de choisir :

Avantages et inconvénients du vélotouring

+ beaucoup de choix de sacoches
+ beaucoup de place pour ranger ses affaires
+ affaires facilement accessibles
+ étanchéité parfaite de certains modèles de sacoches

– équipement à vide lourd
– look en désaccord avec mon vélo
– prise au vent

Avantages et inconvénients du bikepacking

+ légèreté de l’équipement à vide
+ look tendance
+ aérodynamisme

– minimalisme obligatoire
– affaires difficilement accessibles
– sacoches déperlantes mais non étanches
– frottement des sacoches sur le vélo

J’avais envie de sacoches bikepacking pour le look davantage en accord avec mon vélo (un Scott Speedster Gravel 30) et avec la tendance actuelle, et aussi pour le poids à vide et à plein qui oblige à ne prendre que le stricte minimum. Seulement, je n’étais pas sûr de tout rentrer, et je n’avais pas très envie de jouer à Tétris tous les matins. J’ai donc sorti toutes les affaires que je souhaitais emmener, puis j’ai éliminé tout ce qui ne me semblait pas indispensable, sauf mon matériel photo qui me posait une contrainte supplémentaire dans le mode bikepacking. Cet argument photo a d’ailleurs failli faire pencher la balance en faveur du mode vélotouring car je voulais que mon appareil soit facilement accessible. Autre contrainte, je partais pendant l’été et je ne voulais donc pas avoir un sac sur le dos qui me tiendrait chaud. Enfin, après avoir drastiquement réduit le lot d’affaires à emporter, j’ai étudié l’offre en matière de sacoches bikepacking, et j’en ai relevé quatre marques pour le choix final.

Des sacoches bikepacking

Restrap (série carry everything) :
+ look très tendance, un peu hipster
+ qualité de fabrication
+ fait main en Angleterre
+ holster restant sur le cadre

– tarif élevé
– rapport prix/poids

Vaude (série trail) :
+ tarif excellent
+ philosophie environnementale de la marque
+ holster restant sur le cadre

– poids élevé
– look un peu brouillon
– choix de sacoches assorties restreint

Ortlieb (série bikepacking) :
+ marque reconnue des cyclotouristes
+ qualité de fabrication

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– tarif élevé

Apidura (série backcountry) :
+ légèreté
+ rapport prix/poids
+ choix de sacoches étoffé

– j’étais un peu moins fan de la couleur grise

Mon côté dandy et maniaque faisait que je souhaitais des sacoches assorties, et donc toutes les prendre dans la même marque et la même série. Du coup en fin de réflexion, j’hésitais entre les Restrap pour leur look et le côté pratique du holster qui permettait de décrocher facilement les sacoches, et les Apidura pour le rapport prix/poids et leur légèreté. J’ai fini par éliminer les Restrap pour choisir les Apidura car finalement payer plus cher pour plus lourd ne m’enchantait pas, je n’avais pas vu qu’elles étaient faites main en Angleterre.

Mon choix de sacoche bikepacking

En fonction de ce que je voulais emporter comme matériel, et aussi de la géométrie de mon vélo, j’ai donc choisi quatre sacoches :

Je voulais aussi prendre la sacoche de guidon clippée backcountry accessory pocket 4,5L mais elle était en rupture de stock.

Grâce à mon vélociste qui a pu commander tout ça pour moi, j’ai pu tester si toutes mes affaires entraient dans les sacoches à la maison dans mon salon avant de me lancer dans un petit trip test de trois jours Tour du lac Léman depuis Annecy, et cela s’est organisé comme suit :

Check-list de mon matériel

Dans la sacoche de guidon (2,610 kg, claquettes incluses)

  • Une tente Camp Minima 2 SL (plus facile à insérer dans la sacoche en séparant les arceaux et les sardines)
  • Un pantalon léger en mérinos en cas de soirée fraîche
  • Un t-shirt manche longue en mérinos aussi en cas de soirée fraîche
  • Une paire de claquettes par dessus la sacoche de guidon, tenue dans les élastiques

Dans cette sacoche il est possible de gagner un peu de poids (je dirais environ 700 g) en prenant une tente une seule personne et une paire de tongues plus légères.

Dans la sacoche de dessus de cadre (530 g)

  • Une pompe à vélo
  • Des démontes pneus
  • Une chambre à air
  • Une boîte à rustines et maillons rapides de chaîne
  • Un multi-outils de vélo
  • Une burette d’huile pour chaîne
  • Deux lumières à clipper en cas de nuit ou de long tunnel

Dans la sacoche de cadre (1,350 kg)

  • Une paire de lunettes de soleil avec étui
  • Un vêtement de protection pluie/vent
  • Un bonnet fin
  • Un tour de cou
  • Une lampe frontale
  • De la crème solaire
  • Un trousseau de clefs
  • Un passeport
  • Un chargeur USB de smartphone avec câble
  • Un second chargeur USB, pratique pour charger deux accessoires en même temps dans les restaurants ou les campings
  • Câble mini USB (chargement de batterie externe, liseuse, lumières de vélo, écouteurs)
  • Une batterie externe 5200 mAh
  • Un stylo
  • Un couteau pliant
  • Un iPod, pratique pour écouter la musique le soir sans décharger son smartphone qui servira de GPS le lendemain
  • Un câble de recharge iPod
  • Une paire d’écouteurs
  • Un chargeur d’appareil photo (qui ne rentrait pas dans ma sacoche photo)

On peut gagner un peu de poids dans cette sacoche (je dirais environ 300 g) en prenant une carte d’identité à la place du passeport (je ne trouvais plus la mienne avant de partir), l’iPod et son câble de chargement, le stylo qui ne m’a pas servi, et le chargeur d’appareil photo si on shoote au smartphone.

Dans la sacoche de selle (2,680 kg)

Il est possible de gagner un peu de poids (120 g) dans cette sacoche avec un matelas plus étroit et moins long.

Sur le vélo

  • Gourde 550 ml pleine 670 g
  • Antivol 470 g

Voilà donc mon vélo pèse 10,400 kg, compteur pédales et supports de gourde et d’antivol inclus, le total des sacoches et du matériel pèse 8,310 kg gourde pleine et antivol inclus, à cela il faut ajouter un peu de nourriture que je mettais dans l’élastique de la sacoche de selle.

Enfin, c’est plus personnel et non indispensable, je prenais aussi mon appareil photo dans une sacoche sanglée au guidon côté cycliste.

Dans la sacoche appareil photo (1,730 kg)

  • Un appareil photo avec un objectif monté
  • Un zip lock en cas de pluie
  • Une seconde batterie
  • Une brosse de nettoyage
  • Deux filtres

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kosmikrider
A propos de l'auteur

Instructeur en snowboard-alpinisme, c'est dans les Alpes autour d'Annecy que je passe mon hiver ; l'été je change de décors et pratique la plongée sous-marine de par le monde. Aux inter-saisons, randonnée, trekking, alpinisme, via ferrata et VTT viennent compléter ma passion pour les grands espaces !...



9 Responses
    1. kosmikrider

      Bonjour Bruno,
      je ne comprends pas le sens de votre remarque, en autonomie il est difficile d’en prendre moins non ? Et j’ai orienté ce sur quoi il était possible de gagner un peu de poids. Mais nous sommes preneurs de conseils si vous avez des astuces n’hésitez pas 😉
      Bonne journée.
      Guillaume

  1. Greg

    Bonjour
    Il est existe de nombreux forums et guides sur le bikepacking et voyage à vélo.
    Le Bikepacking est parfait pour un voyage de courte durée.
    Certaines personnes gardent le porte bagage avant + les sacoches de Bikepacking, on peut toujours moduler.
    Je pense qu’il faut adapter son équipement selon sa destination, la durée et le climat que l’on rencontre.

  2. Hervé COURTOIS

    Bonjour et merci pour cet article. Très clair et précis. Il permet à toutes personnes qui voudraient s’initier au voyage à vélo d’avoir un check list précis qu’ils auront à adapter à leurs besoins.
    Un article sur les randonnée à vélo en VTT de plusieurs jours serait une idée d’article. Lors des descente difficile quand il faut baisser la selle, la sacoche de selle n’est plus appropriée. La forme du cadre du VTT, VAE ou pas, … On est dans une autre problématique en ce qui concerne les bagages et en fonction des itinéraires empruntés.
    Excellente journée.
    Hervé

    1. kosmikrider

      Salut Hervé,
      merci pour votre commentaire.
      En VTT je pense que j’aurais sensiblement le même matériel, à adapter à la pratique bien entendu, mais du coup effectivement le chargement serait peut-être disposé différemment. Je sais qu’il existe des sacoches de selle avec une protection pour le dessous afin de protéger des frottements de la roue quand on baisse la selle et que l’amortisseur arrière est écrasé. À tester !
      En VTTAE la problématique du chargement de la batterie et donc le besoin d’avoir accès à l’électricité et de transporter le chargeur – qui est quand même bien encombrant – demandera à ne pas être totalement autonome, il faudra dormir au minimum en camping.
      Dans les deux cas, reste l’option du sac à dos en supplément aux sacoches, d’autant plus que personnellement en VTT dans tous les cas je prends un sac à dos pour avoir une protection dorsale.
      À étudier, à tester, puis à rédiger 🙂
      Bonne soirée !

  3. Bonjour

    Merci pour cet article très intéressant. Il est très bien présenté. J’aime la simplicité de cet article.
    Merci pour les détails qui vont à l’essentiels.

  4. Pat

    Salut Guillaume, merci pour ce partage d’expérience.
    J’ai également organisé une expérience test de quelques jours en touring, que je ne n ‘ai pas reproduit depuis. Partie un peu en dernière minute, je n avais pas pris le temps limiter le contenu de mes sacoches (mes cuisses s’en souviennent). Au retour j’avais du utiliser 70% de mon chargement. Mais cette expérience m’a permis d’identifier ce que je pensais jusque là essentiel. D’où ma question, comment as tu fais pour les repas ? (Pour ma part J avais pris un réchaud) et comment est que tu t approvisionner en eau, avec une simple gourde?

    Bonne soirée

    1. kosmikrider

      Salut Pat,
      c’est une bonne expérience que de faire un petit trip test pour voir ce dont on a réellement besoin. C’est aussi ce que j’avais fait avant de partir sur mon premier long trip. Aussi, j’élimine ce qui peut faire doublon, ou ce qui ne peut servir que très occasionnellement et qui n’est pas réellement indispensable (en gros qui ne m’empêche pas de continuer mon trip si je ne l’ai pas). Après on a aussi chacun nos ajustement perso 🙂
      Pour ce qui est des repas, comme tu as pu le lire, je ne prends pas de réchaud. Déjà en temps normal à la maison, je ne bois pas de chaud le matin. Le midi j’achetais du froid en supermarché type pic-nic, et le soir soit je réitérais un repas froid, soit je m’offrais le luxe d’un repas simple au restaurant. J’ai l’habitude de voyager léger et donc sans réchaud et cela ne me dérange pas, mais je conçois que ça puisse choquer.
      Pour l’eau, j’avais juste une gourde de 550ml que je remplissais quand l’occasion se présentait. Selon les pays c’est assez variable, en Suisse tu peux te passer de gourde, il y a des fontaines partout genre tous les 2km au max, alors qu’au Pays-Bas pourtant un pays plein d’eau, bin faut la prendre dans les fleuves (je mettais des pastilles), ou sinon demander aux habitants ils sont adorables de partout avec les voyageurs, ou encore dans les cimetières il y a toujours un robinet.
      Voilà, j’espère avoir pu te donner des pistes.
      Bon trip !

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