Galileo, lancement du gps européen



Le 15 décembre dernier, avec un retard de près de douze ans lié au désengagement des fonds privés initialement prévus, l’Europe et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) annonçaient que le système européen de gps, Galileo, devenait enfin opérationnel. Encore incomplet – 14 satellites aujourd’hui contre trente dans la configuration finale prévue en 2020 – Galileo devient néanmoins fonctionnel dans ses missions gratuites de service public. La géolocalisation étant devenue incontournable pour les amateurs d’activités de plein air, on peut légitimement se demander ce qui, concrètement, va changer pour nous, trekkeur ?

Précisons tout d’abord qu’aujourd’hui le nombre de satellites Galileo n’étant pas encore suffisant, un positionnement irréprochable ne devrait être possible que de temps à autre. Mais par bonheur, Galileo fonctionne selon le même principe que le GPS (système américain) et le Glonass (système russe), sur des bandes de fréquences voisines et compatibles. Galileo peut donc déjà être utilisé en complément de ces systèmes, et ce par tout le monde. Par tout le monde à la condition que l’appareil utilisé possède une puce compatible et qu’une mise à jour de son logiciel soit proposée par le fabricant, deux informations encore très délicates à trouver sur le site des fabricants !

Qu’attendre de Galileo ? C’est avant tout un gain de précision qui attend le randonneur. Galileo offrira un positionnement précis à quatre mètres près contre dix mètres pour le système américain. Associée au réseau européen de stations au sol Egnos, la précision horizontale de Galileo sera d’un mètre et la précision verticale voisine d’un mètre ! Si la différence peut paraître anecdotique de prime abord, elle devient significative lorsqu’il s’agit de navigation en terrain difficile (passages rocheux, zones boisées denses, …). Elle devient même vitale quand il s’agit de secours et de localisation d’une victime, chaque instant gagné sur le temps de recherche pouvant s’avérer capital.

Enfin, pour rester sur le chapitre de la sécurité, Galileo devrait, à partir de 2020, améliorer très significativement l’efficacité des balises de détresse. Les satellites Galileo sont en effet équipés d’instruments qui complètent le réseau Cospas-Sarsat, renforçant la réactivité du dispositif de sauvetage. Non seulement le signal devrait être transmis quasi instantanément au lieu d’un délai actuel allant jusqu’à quatre heures mais une «voie de retour» sera ouverte. Ceci permettra à l’émetteur de recevoir confirmation de la bonne réception de son message de détresse ; plutôt rassurant !

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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