Inverchoran – loch Mòr

Destination : Europe » Ecosse | Montagne : Highlands | Activité : Randonnée  | 


Inverchoran - loch Mòr : Randonnée dans les Highlands
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Jour 2 – 12 juillet : De Inverchoran au loch Mòr
Départ : 8h25 – Arrivée : 18h50 | +1180/-735m – 27km – 8h40

Fini le soleil, nous voilà plongés dans une météo Ecossaise. Il pleut et les nuages sont bien bas.
Nous profitons d’une accalmie pour vite plier bagage et commencer notre journée par la remontée de la vallée de Gleann Chorainn. Le paysage est toujours aussi vert et splendide, un panorama typique des Highlands. D’un même vert aussi bien dans le fond de vallée que sur les crêtes qui nous dominent. Une rivière serpente dans toute la largeur de la Gleann Chorainn, nous la traversons une dizaine de fois. Heureusement il y a suffisamment de pierres pour nous éviter de nous déchausser, mais parfois, mon pied fait plouf.

Avec ce temps, j’ai préféré ce matin opter pour le sur-pantalon, j’ai peur que mon kilt se retrouve gorgé d’eau et ne devienne une véritable plaie à porter. Mais en cours de matinée, avec une accalmie, je le sors pour le porter par-dessus mon sur-pantalon. Je me dis qu’il faut bien je joue le jeu jusqu’au bout.

Nous passons le petit col de Torran Ceann Liath offrant une vue grandiose sur son versant opposé. Le loch na Caoidhe plongé au milieu des montages verdoyantes dont les crêtes sont masquées par un ciel couvert. Nous longeons sa rive où nous trouvons en son bout des ruines d’une vielle maison en pierre. Nous sommes dans un cliché typiquement Ecossais, en plus, il pleut !

Nous remontons cette nouvelle vallée où nous trouvons le long de la rivière Orrin. Le coin est totalement sauvage, difficile à croire que nous sommes en Europe, nous ne suivons même plus de sentier. Une véritable évasion. Le problème, c’est que le sol est marécageux. Les pieds humides, mouillés, trempés… Puis gorgés d’eau. Ca fait floque floque. Concentrés à trouver des passages, et caché par le manque de visibilité, nous loupons le col Dubh qui doit nous faire changer de vallée. Nous faisons un brin demi-tour et passons le col dans un brouillard total, j’en perds de vue Sylvie.
En haut, je me rends compte que nous avons perdu beaucoup de temps dans les marécages. Nous n’aurons jamais le temps de remonter toute la crête que j’avais prévu pour atteindre le Sgurr na Fearstaig à 1015 mètres.
Nous pourrions tenter de monter directement au sommet, et zapper la crête, les montagnes sont plutôt faciles, cela doit être faisable de trouver un passage. Mais le brouillard nous cache toute visibilité, et des barres rocheuses se cachent de temps en temps.
Nous optons finalement pour rejoindre directement notre prochaine étape, le loch Monar.

 

Après cinq heures de marche sans pause, une éclaircie dans le ciel et un rocher pour nous protéger du sol humide s’offrent à nous. Mais à peine sommes nous installés, que des escadrons de midges nous attaquent. Branlebas de combat ! Nous enfilons nos moustiquaires, nous nous aspergeons de notre lotion et nous prenons nos jambes à notre cou le long du loch. Un loch de treize kilomètres de long.
Heureusement nous ne le longeons que en son extrémité.
La pluie nous retombe dessus, mouillés et fatigués, nous cherchons désespérément un coin pour enfin nous poser, se reposer et manger. C’est un peu plus loin que nous tombons sur l’écurie de la lodge Monar (qui n’est pas un refuge). Ca pue, c’est crade, mais nous sommes heureux.

L’après-midi se poursuit toujours sous la pluie, faible mais constante. Notre marche emprunte un bout de route pour franchir un barrage, qui ne crache pas d’eau et une centrale hydro-éclectique. Cette portion ne dur pas, nous retrouvons vite une nouvelle vallée verte. Pendant sa remontée, je profite d’un arbre mort pour faire le plein de bois pour la soirée. Le combustible manquant un peu dans le secteur, mais surtout, il est toujours bien humide, comme nous.
Au fur est à mesure que nous prenons de l’altitude, le temps s’améliore, pour laisser place au soleil qui illumine le loch Mòr enfermé dans un petit cirque. Notre bivouac s’annonce paradisiaque. Après cette longue journée pluvieuse, nous passons toute notre soirée dehors, sous le soleil. Même les midges ne pourront venir gâcher ce moment agréable et de détente. La fumée dégagée par le réchaud à bois est notre arme ultime, ils n’aiment pas la fumée, ils fuient !

Simon Dubuis
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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