4 jours d’acclimatation autour du Cotopaxi

Destination : Equateur » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Alpinisme  | 


4 jours d'acclimatation autour du Cotopaxi - Carnets de trekking en Equateur
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"Le Cotopaxi est un volcan idéal. Volcaniquement parlant, il se comporte de façon régulière, parfaitement civilisée".
Ce n’est pas moi qui le dit, mais Edward Whymper (vous vous souvenez : celui qui a failli redescendre un peu vite du Cervin, le 14 Juillet 1865…).

Fin 1879, Whymper est venu en Equateur, sous le prétexte d’étudier la réaction des hommes à la haute altitude, et il en a profité pour faire les premières ascensions du Chimborazo (6310 m), du Cotocachi (4939 m), du Corazon, du Carihuairazo (5028 m), du Cayambe (5789 m) et du Sara Urcu (4676 m). Ses guides (Jean-Antoine Carrel – celui du Cervin – et son cousin Louis) ont également fait la première ascension de l’Iliniza Sud, mais Whymper s’est planté à deux reprises, et a dû se contenter de l’Iliniza Nord.

Quand on aime….

Accessoirement, ils sont également montés au Cotopaxi (5897 m), alors considéré comme le plus haut volcan du monde, et ont même campé au sommet (histoire de voir si on peut s’acclimater à l’altitude. Réponse : oui).

Il est assez rare que le Cotopaxi soit dégagé…

Et les orages de grêle y sont presque quotidiens…

Ce "petit" orage (3 cm de grelons par terre, tout de même…) a eu raison de mon appareil reflex… Adieu zooms et filtres…
On fera avec… Un avantage : le poids du sac à dos diminue sensiblement…

Nous partons donc sur les traces de Whymper. Comme lui, nous sommes accompagnés de guides, de mules et d’"arrieros".

Mais non : en fait, comme nous avons tout de même moins d’ambition que Whymper, nous n’avons que trois compagnons : Pinta (la gentille jument), Israel (le guide amoureux) et Oswaldo (l’arriero dévoué).

Et des vivres pour trois jours (et quels vivres !).

Les chemins (quels chemins ?) ne sont pas évidents à trouver. Le "pàramo" (= haut plateau), aux environs de 4000 mètres d’altitude, est tranché de profondes "quebradas" (= gorges) aux bords abrupts, creusées par les glaces liquéfiées par les éruptions des volcans (des "lahars"), ou peut-être s’agit-il de failles volcaniques ?.

Au fait, si certains sont tentés : la montagne, au loin, ci-dessus à droite, est le Quilindaña, 4878 mètres d’altitude. Une seule voie d’ascension a été ouverte (sur l’arête de droite, qui se détache sur le ciel). Les essais d’ouvertures d’autres voies se sont soldés par des échecs. Il faut préciser qu’il est rare de voir la montagne, toujours cachée dans les nuages, qu’il faut au moins deux jours pour en atteindre le pied, et que le rocher est pourri… Mais bon : elle peut constituer un objectif pour un amateur de tranquillité et de solitude…

Le petit déjeuner est un repas essentiel, dit-on… Des oeufs brouillés, du yaourt, des céréales – sans oublier le jus d’orange et le café. Ca ira ?

Le tout est servi sur une nappe, bien entendu.

Quant au décor… à chacun de juger…

Et le diner au feu de bois ? Nous, on a aimé…

Lors de ce trek de trois jours, nous avons contourné le Cotopaxi, du Nord au Sud, en passant par l’Est, et en traversant une zone trés rarement fréquentée, où nous avons seulement rencontré quelques troupeaux.
Avant le trek, nous avions commencé par une acclimatation de 36 heures, à 4000 mètres : il ne faut pas plaisanter avec le Mal des Montagnes… surtout quand il n’y a aucune évacuation sanitaire possible…