6 jours à vélo dans le Salento, le sud des Pouilles

Destination : Italie » Europe | Activité : Vélo & VTT  | Agence : Terres d'Aventure 
Nombre de jours : 6 jours | Difficulté : 2 | Dénivelé : +2394 m/-2360 m | Distance : 306 km | Type d'itinéraire : Boucle | 
Transport : Avion et Bus | Ecosystème : Campagne, Forêt, et Littoral | Hébergement : Hôtel
Meilleures Périodes : Avril, Mai, Juin, Septembre, Octobre, et Novembre
Dans le sud des Pouilles, en Italie, j'ai roulé 6 jours à vélo dans le Salento. Au menu: de beaux endroits et des bonnes choses ainsi que des baignades.
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Le Salento ? C’est le sud des Pouilles, l’une des plus belles régions d’Italie. Avec Terdav, j’y ai fait une super rando itinérante à vélo pendant 6 jours. A moi les belles petites routes entre les oliviers, en bord de mer. Au programme : plein de beaux endroits à voir, plein de bonnes choses à manger ! Une chouette balade dans une région que j’adore.

C’est déjà mon 3e séjour dans les Pouilles en Italie. Et, franchement, je ne m’en lasse pas : ce ne sera pas le dernier non plus ! Cette fois, j’enfourche un vélo avec Terdav. Ce circuit me fait d’ailleurs revenir dans des endroits que je connaissais déjà comme les villes de Lecce et Otrante, pour y être passé lors d’une rando à pied dans les Pouilles du sud, sans que mon intérêt s’émousse, bien au contraire. Sur mon vélo avec Terdav j’ai en effet découvert beaucoup de beaux endroits, mais pas seulement. Ce voyage à vélo était aussi une belle plongée dans la gastronomie des Pouilles. J’aurai l’occasion de la raconter sur i-voyages.net.

Ier jour, de Lecce à Otrante

+ 189 m/ – 133 m 58 km

Pas un chat dans les rues de Lecce, en ce dimanche matin, pour aller jusqu’au point de rendez-vous . Alors qu’ hier soir, elles grouillaient de monde, littéralement. Je fais connaissance avec le reste du groupe et… avec ma monture. Le temps de procéder à quelques réglages, et c’est parti. Assez vite, on pédale déjà dans la campagne, sur de toutes petites routes bordées de murs de pierre sèche. Un joli décor : ce sera le nôtre durant toute la semaine.

Une heure après le premier coup de pédale, me voici à Acaya. Un village médiéval, où l’on pénètre par une porte de pierre, face à une imposante forteresse. Plutôt basse, la citadelle est spectaculaire avec ses douves, ses grosses tours et ses murs épais. Quelques centaines de mètres plus loin, arrêt au bistro-épicerie devant l’église : c’est l’heure du café expresso. Un rite auquel je vais sacrifier chaque matin. Et, franchement, si je n’avais pu le faire, je me serais insurgé !

L’itinéraire nous amène ensuite vers un grand parc naturel national, la forêt de Cesine. Il couvre une zone humide, faite de bois et d’étangs, gérée par le WWF. Notre peloton traverse la réserve sur une route fermée depuis belle lurette à la circulation motorisée : une bonne moitié de sa largeur a été engloutie par la végétation. Puis, on tombe sur le bord de mer, signalé par les ailes de kitesurf qui virevoltent dans le ciel. Ça fait rudement plaisir de voir la Grande Bleue ! Voilà qui stimule, et on roule nettement plus vite. D’abord jusqu’à San Foca, un village très animé, aux terrasses bondées. Puis jusqu’à celui de Rocca Vecchia, mignon comme tout. Devant l’une de ses petite criques, arrêt « gelato ». Les glaces italiennes, mamma mia! Voici un autre incontournable auquel je ne renoncerai pour rien au monde.

En fin d’après-midi, arrivée à Otrante, l’une des petites villes phare des Pouilles. L’arrivée est extraordinaire, devant cette antique cité ceinturée par de lourds remparts. Les étroites ruelles sont noires de monde. Bien sûr, nous mettons pied à terre, histoire de faire un tour rapide, en nous faufilant dans la foule de promeneurs. La visite, ce sera pour demain.

Jour 2, autour d’Otrante

+ 228 m/ – 224 m 32 km

Petite journée de vélo mais que de belles découvertes ! A commencer par le bourg d’Otrante, une somptueuse petite ville. Sa cathédrale me plaît beaucoup: l’édifice, qui date du XIe, est superbe en soi. Il s’ouvre sur un superbe portail baroque, laisse découvrir une nef au plafond de bois peint, un autel en argent. Presque tout le sol de la cathédrale est recouvert par une immense mosaïque, un chef d’œuvre exceptionnel. Réalisée au XIIe s, c’est la plus grande d’Europe. Elle représente notamment diverses scènes de l’Ancien Testament ainsi qu’un grand arbre de vie, sur presque toute sa longueur. Dans une chapelle latérale, je suis encore impressionné par les ossuaires, les restes des 800 martyrs chrétiens exécutés non loin d’ici par les Turcs, en 1480.

Quittant Otrante par sa jolie porte Alphonsine, direction la campagne proche. Au milieu de nulle part, à peine signalée par un panneau accroché sur un poteau rouillé, voici une autre magnifique crypte, Sant Angelo. Dans une grotte, à même la roche, des fresques que l’on devine autrefois très colorées, datant du XIIIe et XIVe s. Franchement, une belle surprise ! Il y en a d’autres, et en tout genre.

Ainsi la rencontre avec un étonnant et entreprenant boulanger, Renato Caroppo dans le petit village de Specchia Gallone. Infatigable défenseur du bio, il se bat contre vents et marées depuis plus 40 ans. Et ne se contente pas seulement de cuire du très bon pain, les meilleures focacce. De fil en aiguille, l’homme -un personnage discret et pourtant haut en couleur- plante son blé, le moud, produit les légumes vendus dans sa petite épicerie de village ou servis dans son auberge rustique.

Jour 3, d’Otrante à Santa Maria di Leuca

+ 673 m/ – 684 m 56 km
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L’itinéraire ? Tout droit, le long de la côte, plein sud ! Je dois dire que de contempler la mer du matin au soir n’est franchement pas déplaisant. Un premier arrêt, devant le phare de Palescia : c’est le point le plus à l’est de toute l’Italie. En face, l’Albanie n’est pas loin, j’en distingue déjà les contours. Un peu plus loin, le village de Porto Badisco est réputé pour deux choses. D’abord ses oursins, en saison vendus tout simplement en bord de route. Et de magnifiques peintures rupestres dans une grotte des environs… qui ne se visite pas. Je me contente donc des grandes photos, exposées dans le café du village, tout en sirotant mon expresso quotidien.

C’est plus sportif aujourd’hui : grandes descentes et montées s’enchaînent. Dans le lot, une longue grimpée de près de 3 km. La récompense est une belle vue, avec une nouvelle et grisante descente où je plonge, cheveux… pardon casque au vent. Peu à peu, la côte devient très chic. Ainsi, à Santa Cesarea, d’anciens palaces voisinent avec de somptueuses villas du siècle dernier dans cette ville de cure. Quelques baies sympas se présentent, invitant à la baignade. Je me réserve pour un peu plus tard, à Tricase Porto où je pique-nique avant d’aller piquer une tête.

Bonne idée, car ensuite c’est la partie la plus raide de la journée ! Et plutôt longue avec ça. Heureusement, à mi-pente environ, sur un replat devant le pont Ciolo, se présente une escale sympa, une auberge avec une terrasse fabuleuse. Le genre d’endroit dont on s’arrache à regret. En fin d’après-midi, arrivé à Leuca, je bénéficie d’un autre beau panorama. Devant le pèlerinage situé au-dessus de la ville, le sanctuaire de Santa Maria de Finibus Terrae – « où la terre se finit »- c’est la pointe sud des Pouilles, avec d’un côté la mer Ionienne et l’autre l’Adriatique.

Jour 4, de Leuca à Gallipoli

+ 341 m/ – 294 m 51 km

Dès la sortie de Leuca, une jolie petite ville avec de très belles villas en front de mer, pas le temps de se mettre en jambe que déjà ça grimpe. Sec. Normal, on quitte la côte pour s’enfoncer dans les terres. Ce sera d’ailleurs une matinée très dense, avec bien des escales passionnantes. A Patù pour commencer, à quelque 6 km de Leuca, où je découvre une intrigante construction basse, un mausolée du IXe s, face à une belle église de la même époque. A l’intérieur de celle-ci, de superbes fresques du XIIIe s. La route continue, entre les champs d’oliviers où l’on s’affaire à la récolte de manière plus ou moins artisanale, jusqu’à Giulano di Lecce. Une ancienne petite capitale, bien mignonne avec son château du XVIIe, certes en triste état.

La grosse découverte sera pour moi Leuca Piccola, un ancien sanctuaire près de Barbarano. J’essaie de m’imaginer les 40 000 pèlerins passant chaque jour ici, jusqu’au XVIIIe, dernière station sur leur long chemin menant à Leuca. L’église est belle, avec de magnifiques peintures recouvrant les murs comme le plafond. Les souterrains, qui courent tout autour, sont bien impressionnants aussi. Ils servaient d’abri. Pas beaucoup plus loin, voici Salve. La petite ville donne à voir d’anciens moulins à huile souterrains. Fonctionnant depuis le Moyen Age et mus par des ânes, ils n’ont été abandonnés qu’au milieu du XIXe. La ville comptait une bonne quinzaine de telles installations, plutôt spectaculaires et intéressantes à voir.

En milieu d’après-midi, on retrouve la mer après une longue chevauchée entre murs de pierre sèche et oliviers. Un décor habituel maintenant, mais toujours changeant, qui me plaît toujours davantage. A l’approche de Gallipoli, émergent deux ou trois petites cités balnéaires. En ce milieu d’automne, elles sont déjà plongées dans la léthargie alors que règne encore un beau soleil. Et il ne se passe guère de jour sans une agréable baignade en mer. Les jours sans, c’est faute de temps.

La ville de Gallipoli sera pour moi le coup de cœur de cette rando, la révélation. Une petite ville -une île d’ailleurs, puisqu’on parvient au centre historique par un pont étroit- mais tellement riche. Bon, d’accord, ça se sait : nombre de touristes arpentent les rues pavées. Comme moi, ils baguenaudent, entrant au hasard dans l’une des nombreuses églises, visitant la superbe cathédrale ou le vieux fort. Pour autant, Gallipoli n’est pas une ville-musée, elle vit, son cœur bat. Et sur les quais du vieux port, chaque jour les pêcheurs vident et ravaudent leurs filets.

Jour 5, près de Gallipoli

+ 173 m/ – 151 m 22 km

Pas vraiment une journée de vélo, plutôt une balade sympa. Un aller-retour depuis Gallipoli pour aller jusqu’au lieu où se déroule l’évènement de la semaine : un cours de cuisine du Salento. En chemin, on s’arrête dans une fromagerie artisanale, histoire de faire le plein de giuncata et autres spécialités. Le cours de cuisine a pour cadre une magnifique propriété, une ancienne masseria -une ferme- dans les environs du village de Galatone. Les propriétaires ne sont autres que les parents de notre guide, Carlo. Ses proches, à commencer par sa maman, se mettent en quatre pour nous apprendre à confectionner les pâtes « orichiette », en forme d’oreille, ou encore la « pitta di patate », une focaccia cuite au four. Quelle patience devant notre enthousiasme parfois bien maladroit. Merci ! Évidemment, le repas sera constitué par le fruit de notre apprentissage. Succulent…. car des mains expertes y ont veillé.

Jour 6, de Gallipoli à Lecce

+ 190 m/ – 141 m 47 km

Gallipoli, arrivederci : c’est promis, je reviendrai ! Sous un beau soleil, nous remontons le long de la mer vers le nord. De belles plages avec une eau translucide se succèdent, mais il est encore trop tôt pour aller nager. Arrivé à Santa Maria al Bagno, une douzaine de km plus loin, il est toujours tôt -pas tout à fait 10 h- mais pas trop… pour déguster une bonne glace. A en croire notre guide Carlo, qui ces dernières années a fait l’itinéraire complet une bonne cinquantaine de fois, c’est la meilleure de tout le Salento. Et il a raison, le bougre ! Tout le monde en convient, car, évidemment, personne ne s’est fait prier. On savoure en contemplant le décor, qui se marie parfaitement à la glace. Un joli village, une plage idyllique… rien qui donne envie de rentrer. Le bonheur, ça ressemble à ça peut-être ?

Encore quelques tours de roue, disons pendant une grosse demi-heure, et voici la petite ville de Nardo. Une autre carte postale du Salento : une belle place centrale avec des terrasses de café vers laquelle convergent quelques rues étroites bordées de palazzos. Une monumentale colonne en pierre trône au milieu. En face, une magnifique cathédrale, construite entre le VIIe et XIe s, avec des chapelles baroques incroyablement travaillées dans une profusion de marbres multicolores, une débauche de sculptures.

Dans l’après-midi, la boucle est bouclée : nous voilà de retour à Lecce. Évidemment, sitôt les vélos rendus, une visite approfondie s’impose. En fait, il faudrait sans doute plusieurs jours pour rendre hommage à cette « Florence du sud » comme on la surnomme souvent. Elle est baroque de bout en bout, taillée dans la même pierre blonde. Le centre historique ne se réduit pas à quelques patés de maison, loin de là, mais elle n’est pas immense non plus, se visite aisément à pied. De toute manière, le centre est entièrement piéton. Construite dans une rare homogénéité, à la fin du XVIe s, la ville séduit d’un bout à l’autre, sans aucune fausse note. De nuit aussi, car je suis parti à sa découverte à plusieurs reprises, Lecce est toujours aussi belle, avec un brin de mystère en plus.

Informations pratiques

Ce reportage a été réalisé dans le cadre du circuit proposé par le voyagiste Terres d’Aventures, Terdav pour les intimes, intitulé « Le Salento gourmet à vélo ». D’une durée de 8 jours, il est classé 2 vélos sur une échelle de 5, et ne présente aucune difficulté particulière. C’est un voyage itinérant avec nuitées en hôtels, tous très confortables voire franchement luxueux pour l’un ou l’autre. Il comprend le prêt du vélo (option vélo à assistance électrique + 150 €), le transport de bagages d’un hébergement à l’autre et l’accompagnement par un guide francophone.

L’adjectif « gourmet » qui caractérise le circuit n’a rien d’usurpé. Les repas sont en effet particulièrement soignés, nettement au-dessus des standards habituels pour un tel voyage. A noter qu’un seul repas est fourni par jour, certaines fois il s’agit du déjeuner, d’autres du dîner. Le séjour comprend aussi un atelier cuisine, en l’occurrence un cours de confection de pâtes faites à la main, ainsi que des dégustations de produits locaux.

Les départs s’échelonnent d’avril à juin et de septembre à novembre.

wolff
A propos de l'auteur

Journaliste professionnel venant de la presse régionale, j'ai toujours aimé bouger. Au fil de mes pérégrinations, j'ai découvert le voyage à pied et à vélo, que j'apprécie énormément l'un comme l'autre. Et plus j'en fais, plus j'en redemande !...



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