Aghbalou n’Mouhtiche – Batli

Destination : Maroc » Afrique | Montagne : Haut-Atlas | Activité : Randonnée  | Agence : Huwans 


Aghbalou n’Mouhtiche – Batli - Vallées secrètes du Haut Atlas
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Carnet : Vallées secrètes du Haut Atlas
  • D+ : 720 m
  • D- : 1050 m
  • Altitude maxi : 2420 m
  • Temps de marche : 7h30

Changement d’itinéraire : le niveau de l’assif Melloul est trop haut. Nous devions continuer le long de la rivière. Finalement, nous empruntons une variante à flanc de montagne qui domine les gorges sans pour autant les apercevoir. Nous tenons notre première véritable étape de montagne !

Nous quittons les gorges par un passage que les mules n’apprécient guère. Les muletiers les tirent et les incitent à avancer par des cris. Derrière, on retrouve le calme paisible de la campagne marocaine.

Le sentier grimpe d’abord doucement à travers une forêt éparse de genévriers. On en distingue trois espèces :

  • Le genévrier cade est un petit arbre ou un arbrisseau caractéristique des garrigues et des maquis. On le distingue du Genévrier de Virginie car il n’a pas d’épines.
  • Le genévrier de Virginie est un arbrisseau originaire des Etats-Unis avec de petites épines.
  • Le genévrier thurifère est une espèce très menacée de genévrier, extrêmement résistant aux agressions climatiques et mécaniques ; il peut prendre des formes très tortueuses.

Nous croisons quelques bergeries et habitations ; les enfants et les adultes restent à l’écart. « Qui sont donc ces inconnus munis d’étranges sacs qui passent près de chez nous » doivent-ils se demander. Si la rencontre ne s’instaure pas, il est agréable de constater que partout au Maroc, les enfants ne quémandent pas de bonbons. Le tourisme n’est pas encore suffisamment passé sur ses sentiers à l’écart des grands classiques du trek.

Le sentier se poursuit dans un vallon que nous remontons. La brise de vent est tombée. Le cagnard nous envahit ! Hassan, notre cuisinier, et Abdelkrim, un de nos muletiers, ont installé le pique-nique dans un abri relativement ouvert et à l’ombre. Une bénédiction !

Après le repas, poursuite de la randonnée jusqu’au col de Kefarte (2420 m). Tout autour de nous, à distance raisonnable, le ciel noir, tonne. Nous entamons la descente vers le village de Batli. La pente est ardue, le schiste est instable ; ce qui complique la progression, particulièrement pour les mules fortement chargées. Abdelkrim a particulièrement des difficultés pour orienter sa mule dans la bonne direction. Il faut dire qu’il la connaît peu puisqu’il l’a loué à un voisin. De beaux spécimens de chênes verts sont observés dans la descente. Nous rejoignons l’assif Melloul ; on remonte la rivière et entrons dans Batli lorsque le soleil décline à l’horizon.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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