5 jours d’alpinisme en Vanoise

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Vanoise | Activité : Alpinisme Randonnée  | 
Nombre de jours : 5 jours | Dificulté : 4 | Dénivelé : +6000 m/-6000 m | Type d'itinéraire : Boucle | 
Ecosystème : Montagne | Hébergement : Refuge
Meilleures Périodes : Juin et Juillet
Récit et trace GPS de mes 5 jours d'alpinisme en Vanoise. Au programme : Dent Parrachée, Dômes de la Vanoise et Grande Casse. Splendide !
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Trace gps de nos 5 jours d'alpinisme en Vanoise   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
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Distance: Aucune donnée
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Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Description

Trace gps de nos 5 jours d'alpinisme en Vanoise

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En début d’été, avec un ami, nous décidons d’aller faire de l’alpinisme en Vanoise. Le but, enchaîner Dent Parrachée, Dômes de la Vanoise et Grande Casse dans ce très beau massif de la Vanoise classé parc national.

Jour 1 : Montée au refuge de la Parrachée

 + 550 m / – 30 m  1h15

Pour notre première journée d’alpinisme en Vanoise, nous devons traverser la France, Luchon jusqu’au Aussois, soit environ 850 km pour arriver au lac de Plan d’aval perché à 2000 m d’altitude. De là nous gagnons en 1h le refuge de la Parrachée à 2500 m. Si vous ne connaissez pas ce refuge alors allez y, il vaut le détour. Tout d’abord parce qu’il a été refait, et qu’il y règne une atmosphère des plus agréablse et pour son gardien Frank Buisson qui y travaille depuis plus de 35 ans, c’est un “personnage” incontournable, il vous racontera peut-être une des ses histoires sur le Parc national de la Vanoise…

Bref, le soir arrive et diots riz au repas, demain le petit déjeuner est prévu à 3h30. Avant d’aller au lit on jette un œil à la carte et au chemin à suivre.

Jour 2 : Dent Parrachée

 + 1450 m / – 1460 m  7h00

Départ vers 4h30 du refuge, pour la première heure nous marchons sur un bon chemin puis en suivant des cairns dans le vallon de la Fournache nous arrivons au couloir du col de la Dent Parrachée (3338 m). Ce couloir est en neige sur environ 300 m de dénivelé avec une inclinaison de 30° environ (crampons).

Du col, la vue s’ouvre sur les glaciers grandioses de la Vanoise, nous sommes seuls au monde. Ensuite, il suffit de suivre les sentes non loin de la crête facile qui débouche sur le pic de la Fournache (3642 m) enfin une traversée sur la crête en neige dure nous transporte au sommet de la Parrachée (3697 m).

Vue à couper le souffle, Vanoise, Grande Casse, Mont Blanc, Écrins, sommets suisses et italiens. Il fait tellement bon et comme nous ne sommes que deux, nous restons plus d’une heure trente au sommet, “le côté Pyrénéiste de la contemplation”.

Pour la descente, nous décidons d’emprunter la brèche Loza. Du sommet, descente dans un vallon enneigé puis par quelques passages rocheux faciles nous atteignons la brèche (3420 m). De la brèche descente dans le couloir à 40°, les conditions sont excellentes, il y a déjà des marches et nous revenons rapidement sous le couloir de la montée.

Au retour, l’envie nous prend d’aller voir l’arête de Chaix et nous reprenons 200 m. Arrivés sur la crête, une vire nous invite, nous la suivrons avec deux passages un peu scabreux pour descendre ensuite dans la vallon du lac du Génépy.

Pour finir nous rentrons bien sagement au refuge pour y passer une seconde nuit. Il est 12h. Nous avons donc l’après-midi pour nous reposer et penser à l’étape du lendemain.

Jour 3 : Traversée des Dômes de la Vanoise

 + 1500m / – 1500 m  9h40

Lever à 1h45, oui ça pique, on enfile le petit déjeuner, on chausse et on allume la frontale. Là aussi, nous ne sommes que deux au départ. Tout d’abord sur un bon sentier jusqu’au lac du Génépy (2905 m) puis crampons aux pieds pour accéder au col de Labby (3324 m). Il est 4h40 et la lumière se laisse entrevoir. Le glacier de la Mahure et plus loin les dômes du Génépy s’éclairent doucement. Du bonheur.

On s’encorde après le col et nous partons en traversée vers une partie rocheuse, le glacier est assez raide sur 30/40 m pour accéder aux rochers, la suite sera plus cool. Après être passés sous la pointe du Génépy, une pente de neige permet de rejoindre la crête (3482 m), la fin de la montée est assez raide (40-45°) puis une escalade (II) sur du rocher pourri permet d’atteindre l’arête du Génépy. Nous passons le dôme sud (3567 m), un petit col (3503 m), puis remettons les crampons pour passer légèrement sous le dôme nord que nous rejoindrons (3588 m) et enfin l’Arpont (3599 m). La vue est immense, devant nous un désert de glace de la plus grande calotte glaciaire des Alpes (20 km²). Tout autour de nous Dent Parrachée, Peclet Polset, Mont Blanc…

De l’Arpont, il faut descendre vers le col du même nom (3492 m). Attention il y a une belle crevasse dans la descente, puis nous enchaînons avec le dôme des Nants (3562 m) et le dôme de Chasseforêt (3586 m) où nous avions décider de manger un bout. Mais sur ce sommet le vent froid et violent nous invite à repartir en direction du dômes des Sonnailles puis plongeons sur le glacier. Quelques crevasses sont visibles mais pas de difficultés particulières jusqu’au col du Pelve (2970 m).

Du col, une belle sente arête de neige permet d’atteindre rapidement la Pointe ouest du Pelve (3050 m) puis le col du Dard (3130 m), nous avons parcouru un peu plus des 2/3 du glacier, s’en suit une longue descente sur le glacier de Roche Ferran plutôt plat et sans crevasses. Nous arrivons à la fin du glacier vers 2850 m, puis suivons les cairns et quelques passages en neige pour arriver au refuge du col de la Vanoise (2516 m) et l’objectif du lendemain la Grande Casse.

Refuge du col de la Vanoise ou Félix Faure, refuge grand luxe, beaux dortoirs, douches chaudes (3€) et elle est bonne, une restauration au top et un très bon accueil.

Jour 4 : Grande Casse, entre deux eaux

 + 1400 m/ – 1820 m  8h00

Après une bonne nuit, lever à 4h, départ 4h45 après un très bon petit déjeuner. La première partie de la journée se déroule sur la moraine du glacier des Grands Couloirs, puis par une successions de petits passages rocheux et neigeux qui nous emmènent vers la gauche (rive droite du glacier), puis par un passage en z qui contourne la roche et nous fait prendre pied sur le glacier. Le début n’est pas raide et la neige est bonne. Mais au bout d’une heure les choses se compliquent un peu, après une traversée et le passage d’une crevasse qui marque la rupture de pente, tout se relève et passe à 43-45° sur 300 m de dénivelé. La neige est excellente et crampons et piolet accrochent sans problème.

La pente ensuite s’adoucie pour arriver vers le col des grands couloirs et sur une dernière traversée nous arrivons au sommet de la Grande Casse (3855 m). Nous profitons d’être les premiers au sommet durant 20 minutes. Là aussi la vue est incroyable, le Mont Blanc est plus prêt mais totalement dans le mauvais temps qui devrait arriver demain pour nous, le reste de la Vanoise est en vue, les Ecrins, la Suisse, l’Italie et même le Viso paraissent bien loin. Incroyable, il y a des traces de chamois à quelques mètres à côté du sommet, ils sont balaises ceux-là…

Maintenant, il est temps de redescendre et là j’avoue que ce n’est pas la même partie. La pente est beaucoup plus impressionnante qu’à la montée et je suis bien content que mon compagnon d’échappée soit tranquille, sur la partie à 45°, il me fera descendre à la corde en 1/2 cabestan, pourtant les conditions sont idéales. La suite est tranquille par le même chemin qu’à l’aller  jusqu’au refuge où je commande la galette sarrasin jambon fromage, parfait.

Le refuge étant complet ce soir, nous repartons par le GR55  en mode rando, le chemin est excellent et au début descend gentiment jusqu’au blockhaus (2355 m) vestige de la guerre et de la résistance en Maurienne. Puis nous obliquons en direction du pont de Croé Vie (2099 m), au passage quelques femelles bouquetins pas bien sauvages. Encore 30 minutes et nous serons au refuge d’entre deux eaux (2122 m) terme de notre journée. Nous y retrouverons deux amis pour la dernière journée.

Refuge d’entre deux eaux, très sympa, vue de malade sur la Grande Casse et bien placé pour faire le tour de la Vanoise.

Jour 5 : Entre deux eaux à plan d’Aval

 + 1150 m/ – 1280 m  8h00

Quoi, le ptit déj est à 7h, mais c’est grasse mat’… On dort comme des bébés, et nous repartons pour notre ultime journée et pas des moindres car nous devons rejoindre la voiture située à presque 30 km de là.

Après une centaine de mètres de descente sur l’asphalte, nous reprenons un bon chemin ascendant et récupérons le GR5 (2337 m). Il y a un monde fou, des coureurs de partout, ils sont 700 à faire le trail du tour de la Vanoise, plus 60 km et 3500 m de dénivelé. Le sentier continue sa montée en traversant quelques névés, les lacs des Lauzières (2418 m), et de beaux mâles bouquetins.

Avant d’arriver au refuge de l’Arpont (2310 m) nous commençons à redoubler certains coureurs partis peut-être trop vite, en tout cas le refuge écrème et des participants abandonnent. Refuge de l’Arpont, refait il y a quelques années, flotte tel un vaisseau de pierres et de bois mais s’insère assez bien dans le paysage. Nous avons déjà marché trois heures mais on en est encore loin de cette voiture. Le temps change et malgré la chaleur du jour, les nuages arrivent.

S’en suit une descente jusqu’à 2075 m et une bonne remontée pour brûler les jambes (2450 m) mais nous continuons à doubler des coureurs (bon ok, ils ne courent plus). Maintenant nous contournons la Dent Parrachée. Et bien c’est magnifique mais long.

Passage de la Loza puis de la Turra, nous arrivons au Djoin (2240 m) et là enfin la dernière descente par une bonne piste nous conduit au parking du plan d’Aval (2037 m). Nous n’aurons eu que quelques gouttes sur la fin du parcours, l’orage étant plus au nord, bref une fenêtre météo pour ces 5 jours vraiment au top.

En bref, une belle course d’alpinisme en Vanoise, pas très difficile, assez longue puisqu’il y a presque 72 kilomètres et une dernière journée qui n’en fini pas mais tellement belle. Pour la Grande Casse, il faut avoir l’habitude de cramponner dans la pente raide.

La période choisi (3 au 7 juillet) en début de saison estivale est idéale. La plupart des crevasses sont bouchées et la neige apporte un réel confort pour la marche.

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    A propos de l'auteur

    Même avec un début d'enfance parisien, j'ai eu la chance de découvrir la montagne durant mes vacances d'été lors de balades puis randonnées en Vanoise. J'ai vite attrapé le virus et l'attirance vers les sommets. Grace aux études, j'ai pu me rapprocher des montagnes (Hautes Alpes, Hautes Pyrénées). Puis j'ai voulu allier plaisir et boulot ...



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