Anacoma – Rio Sarani

Destination : Bolivie » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


Anacoma - Rio Sarani - Trekking dans la Cordillère Royale (Bolivie)
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Etape : ANACOMA – RIO SARANI
Jour de marche : 1er jour

Départ : 8h50
Arrivée : 15h25
Temps de marche : 5h20
Dénivelé positif : 1 000 mètres
Dénivelé négatif : 1 006 mètres

Il est trois heures du matin et je suis sur la Plaza de Sorata avec mon sac à dos rempli pour dix jours de nourriture. Hier à mon arrivée à Sorata, je ne savais toujours pas si j’allais faire mon trek seul ou avec un muletier, car il n’y a aucun ravitaillement possible sur ce trek. Après mon passage au bureau des guides, je suis fixé. A La Paz, via une agence, il fallait compter pour effectuer la traversée de la cordillère Royale, cinquante dollars par jours. Là, j’ai trouvé un guide porteur pour dix dollars par jour. Mais à ce prix, il ne portera que sept jours de nourriture pour moi, le reste, tente, duvet, réchaud… et un peu de bouffe est à ma charge.

Trois heures et demie, nous partons en quatre-quatre public vers Anacoma, point de départ de la Trans Cordillera Real, la traversée intégrale de la cordillère Royale. Nous descendons de la voiture vers six heure, trop tôt pour commencer à marcher sans avoir dormi, nous bivouaquons deux heures. Claudio mon guide porteur sort sa tente, quant à moi, mon duvet à l’abri du vent suffira.

La journée commence par le passage d’un col à quatre mille quatre cent soixante-neuf mètres, qui offre une belle vu sur le pic Nord de l’Illampu. Puis une longue descente nous amène au village de mineurs de Cocoyo. Pendant la pause déjeuner, plusieurs explosions résonneront dans les montagnes avec des nuages de fumée en provenance des mines. Claudio, Bolivien de trente ans a commencé à être guide à l’age de treize ans et a déjà parcouru trois fois la Trans Cordillera Real. Il marche en sandales et est fort chargé. Je n’aime pas trop ça, mais au final, il me porte six jours de bouffe (et je ne suis pas un gros mangeur, cela représente que quelques kilogrammes), le reste étant ses effets personnels. Nous bivouaquons au bord d’un cour d’eau prés d’une ferme de lamas. Je prends un bain de soleil avant qu’il ne se cache derrière les montagnes. A dix-sept heures, il faut déjà se réfugier sous la tente, le froid vient vite.

Simon
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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