Bivouac – Refuge Huyana Potosi

Destination : Bolivie » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


Bivouac - Refuge Huyana Potosi - Trekking dans la Cordillère Royale (Bolivie)
Posté le :


Etape : BIVOUAC – REFUGE HUYANA POTOSI
Jour de marche : 8éme jour

Départ : 8h30
Arrivée : 11h40
Temps de marche : 2h50
Dénivelé positif : 502 mètres
Dénivelé négatif : 473 mètres

Le fait de dormir sur un grand plateau ne nous a pas protégé du vent. J’avais l’impression que ma tente allait s’envoler et de tout le trek, ça a été la nuit la plus froide. J’ai droit à quelques flocons sur le toit de ma tente et plus bizarrement j’en ai aussi à l’intérieur au niveau de ma tête !? Ce matin Claudio s’est fait tout beau, tout propre. Lavé, rasé, vêtements propres et même des chaussettes et chaussures aux pieds, je comprend mieux pourquoi il avait un si gros sac à dos. Je culpabilise moins d’avoir pris un porteur.

Nous grimpons notre dernier col et comme chaque fois, nous ne sommes pas sur un sentier. Nous montons tout droit en pente raide dans des pâturages plein de creux et de bosses, sans faire le moindre "S". Alors que je vois au loin un sentier qui fait certes un détour, mais qui passe devant un beau glacier. Là, j’explose, je hurle après Claudio qui est loin devant moi et lui dit de stopper. Il me raconte une histoire à dormir debout ! Prés du glacier (le chemin qui fait un détour devant un beau panorama) serait le chemin des porteurs et des mules (qu’il m’avouera être plus long) et celui où l’on se trouve (biscornu, raide et rempli de crottes d’animaux) serait celui des trekkeurs. Je commence vraiment à croire qu’il me prend pour un abruti Et qu’a treize ans, c’est pas guide de trekkeur qu’il devait faire, mais guide de lamas. Nous finissons par bifurquer pour reprendre le bon chemin, et heureusement, car je m’aperçois que si je n’avais pas râlé, nous aurions encore exquivé un col, un peu plus et j’aurai stagné à quatre mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf mètres.

Cinq mille cent vingt cinq mètres enfin, j’ai passé les cinq mille. Nous somme en haut du col, et je romps la glace avec Claudio, je ne tiens pas à finir ces dernières heures de marche fâché. Je partage donc comme les autres jours ma barre de céréales avec lui. Une longue descente nous mène tout d’abord au camp de base de l’Huyana Potosi, là où j’avais commencé mon ascension la semaine dernière. Puis au refuge de l’Huyana Potosi, l’arrivée de la Trans Cordillera Real.

Simon Dubuis
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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