Cabane de Prarochet – Les Diablerets et informations pratiques

Destination : Suisse » Europe | Montagne : Alpes | Activité : Randonnée  | 


4ème étape sur mon tour des Diablerets de la cabane de Prarochet aux Diablerets en passant par le lapiès de Tsanfleuron.
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Carnet : Tour du massif des Diablerets
  • D+ : 110 m
  • D- : 659 m
  • Distance : 9,5 km (sans la téléphérique ni le bus)
  • Temps de marche : 4h00

Ce matin, les nuages n’ont pas quitté les environs de la cabane de Prarochet. Pas plus qu’hier soir, nous ne voyons le chapelet de sommets de plus de 4000 m. Nous avalons le petit-déjeuner et partons avec la doudoune sur le dos. Il fait frais ce matin. Un tout petit 3°c. Rien de surprenant à cette altitude mais c’est apparemment bien plus froid que les jours précédents.

Lapies de Tsanfleuron

Lapies de Tsanfleuron

J’ai le sentiment de marcher sur la lune en foulant les lapies de Tsanfleuron. Cette impressionnante étendue karstique située sous le glacier de Tsanfleuron semble ne constituer qu’une grande dalle gris claire. Cette roche sédimentaire lisse et arrondie, polie par le glacier provient de récifs coralliens lavés par les vagues lorsque la mer recouvrait cette plaque. Entre les failles, quelques fleurs arrivent à percer l’atmosphère et se faire une place dans le monde des vivants.

Nous arrivons sur un petit laquet sans nom. D’abord complètement envahit par le brouillard, il se découvre petit à petit car les masses nuageuses bougent rapidement sous l’effet de la pression atmosphérique en mouvement. Un gros névé est encore posé sur la rive opposée du lac. Lorsque les nuages se sont réellement dissipés, on aperçoit le pied du glacier et même le Becca d’Audon aussi appelé l’Oldehore (3122 m) et la Tour Saint-Martin Quille du Diable (2908 m). Quel paysage de dingue !

Lapies de Tsanfleuron

Nous restons là un bon moment à regarder le paysage et les nuages jouaient avec le relief.

Au premier regard, on pourrait penser que le lapiaz n’est constitué que de calcaire mais en réalité, il y a aussi du grès et du schiste. La Tour Saint-Martin Quille du Diable est un bon exemple de cette complexité puisqu’elle est composée des trois roches.

Plus d’informations sur la géologie du lapies de Tsanfleuron.

Tour du Massif des Diablerets

La moraine et le col du Sanetsch

En poursuivant la descente, on atteint la moraine en contrebas du glacier de Tsanfleuron. Cet amas de débris rocheux transporté par le glacier est aussi traversé par la rivière Lachon. Nous longeons le Sanetschore (2924 m) et le Mont Brun (2533 m) dont la couleur brun noire contraste étrangement avec le lapiaz karstique. Il s’agit pourtant d’une montagne calcaire mais elle contient aussi de l’argile, ce qui explique sa couleur.

Je me retourne régulièrement comme aimanté par le paysage du lapies de Tsanfleuron. Un peu avant le col du Santesch, le glacier se découvre réellement. Je me répète, quel paysage de dingue ! Indiscutablement l’un des plus beaux de Suisse.

Les tapis herbeux refont leur apparition au milieu de zones de calcaire. Nous arrivons au col du Sanetsch.

Tour du Massif des Diablerets

Les marmottes du lac du Sanetschsee

Le chemin en aval du col du Sanetsh n’est pas le plus esthétique du tour du massif des Diablerets. On y retrouve la route et des pylônes électriques mais l’arrivée sur le lac du Sanetschsee (ou lac de Sénin) nous a valu une très belle surprise. Le long du sentier une famille de marmottes (Marmota marmota) est sortie de son terrier. A notre approche, elles ne semblent pas effrayées. Nous nous approchons donc à pas de (gentil) loup, centimètres par centimètres pour finir à deux mètres du terrier. Observer les marmottes et leurs marmottons fut un vrai régal. Curieuses, elles nous ont bien observées également.

Marmotte

Chemin fermé

Le chemin en contrebas du lac de Sanetschsee est fermé pendant tout l’été 2018 suite à un éboulement. Nous sommes contraints de prendre la télécabine. C’est dommage d’autant que vu d’en haut, le sentier semblait bien joli. 15 CHF par personne. Le tarif pique un peu en plus.

A la sortie de la télécabine, on mange le pique-nique et on rejoint le village de Gsteig et ses jolies maisons en bois. Nous avons tellement traîné ce matin sur les lapies de Tsanfleuron que nous décidons de rejoindre les Diablerets en bus et d’éviter d’arriver en toute fin de journée.

Si le sentier réouvre et si vous ne prenez pas le bus, comptez 4h00 de marche supplémentaire pour cette dernière journée. Autre option, dormir à Gsteig et faire l’itinéraire en 5 jours.

Le tour du massif des Diablerets est un magnifique itinéraire, extrêmement varié, réalisable en randonnée en 3/5 jours avec de nombreux refuges sur le parcours pour adapter l’itinéraire à votre niveau et à vos envies. Maintenant, c’est à votre tour de prendre votre sac à dos ; vous ne serez pas déçus 🙂

Gseig

Informations pratiques

Comment s’y rendre ?

En TGV Lyria jusque Lausanne ou Genève puis en train CFF jusque Aigle puis train TPC jusqu’au Diablerets.

Si vous prolongez votre séjour en Suisse, pensez au Swiss Travel Pass, le titre de transport qui permet d’emprunter tous les trains, cars et bateaux dans toute la Suisse.

Où dormir ?

Avant ou après votre tour du massif des Diablerets, vous pouvez dormir dans l’un des hôtels des Diablerets. J’ai pu dormir à l’hôtel des Lilas, un 3 étoiles et à l’auberge de la Poste, un deux étoiles. Deux bons établissements. Vous trouverez d’autres établissements et toutes les informations pratiques pour organiser votre tour du massif des Diablerets sur villars-diablerets.ch.

Gare des Diablerets

Orientation

Deux possibilités complémentaires :

La carte de randonnée. Plusieurs références possibles :

Autre solution : s’abonner à l’application Suisse Mobile pour 35 CHF l’année et ainsi avoir toute la cartographie de la Suisse ainsi que des traces GPS à disposition. Disponible pour smartphone Android et Apple.

Difficulté

Randonnée de niveau assez facile hormis le passage du Poteu des Etales qui nécessite un pied alpin et de poser les mains.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



https://www.gregoryrohart.com

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