Camp du Condoriri – bivouac

Destination : Bolivie » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


Camp du Condoriri - bivouac - Trekking dans la Cordillère Royale (Bolivie)
Posté le :


Etape : CAMP DU CONDORIRI – BIVOUAC
Jour de marche : 7éme jour

Départ : 9h10
Arrivée : 14h00
Temps de marche : 3h15
Dénivelé positif : 373 mètres
Dénivelé négatif : 312 mètres

Une fois mon sac bouclé, je vais m’expliquer avec Claudio. Il commence par nier, puis quand il s’aperçois que j’ai tracé exactement le bon parcours et la variante que l’on a pris sur ma carte, il ne sait plus quoi dire. Il pensait peut être que j’étais un touriste qu’il voulait s’offrir une balade en montagne sans rien y connaître, mais manque de bol pour lui, la montagne c’est mon élément et je sais m’orienter.

Aujourd’hui, j’ouvre la marche avec les nerfs en plaute. Je marche vite, j’ai passé la seconde vitesse. Je l’entends souffler derrière moi et pour une fois c’est moi qui creuse l’écart. Mais je ne me retourne pas, déjà qu’il avait la barrière de la langue, mais en plus, maintenant je ne lui parle plus. Je continue ma route, avec face à moi, l’Huyana Potosi (certain trouverons peut être que j’exagère la problématique, mais pour moi, la Trans Cordillera Real était ma principale raison qui m’a fait venir en Amérique du Sud. J’ai monté mon voyage tout autour de ça, et là, il vient de gâcher mon trek).

Nous marchons sur une route de quatre-quatre en direction d’un col à cinq mille mètres que nous passerons demain. Une voiture passe et s’arrête pour discuter avec Claudio. Puis il me demande si je veux qu’on passe le col en voiture. J’en ris intérieurement car j’étais sur qu’il demanderait ça. Je lui réponds d’un "no" ferme et je continue à marcher. Nous finissons par camper sur un grand plateau avec une très belle vue sur la face Ouest de l’Huyana Potosi, j’en laisse ma porte de tente ouverte pour admirer le sommet sous un beau coucher de soleil à dix-huit heures trente.

Simon
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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