Chien Thang – Ho San

Destination : Vietnam » Asie | Activité : Randonnée  | 


Nous quittons le territoire Tay et decouvrons les Nung et les Dzaos Rouges. Nous en sommes à notre 5ème jour de randonnée dans le Haut Tonkin au Vietnam
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Carnet : Trekking au cœur des minorités du Haut Tonkin
  • Temps de marche : 5h30

En ce matin du cinquième jour, le départ est un peu plus rapide ce matin. Nous nous disons au revoir avec beaucoup de politesse. Sur la route, nous croisons un berger de canard… aussi surprenant que ça puisse l’être, ce vieil homme guide ses canards dans la rivière en leur parlant.

Quand les canards prennent trop d’avance, il leur cri quelque chose et ils s’arrêtent sur le côté en l’attendant ; ce fut un moment vraiment étrange.

Nous continuons sur les hauteurs, la végétation que nous traversons est un mélange de plantes tropicales avec des bambous, des orchidées et des fougères arboricoles et alpines avec des conifères ou encore certains arbres de la famille des châtaigniers.

Lors des points de vue dans la forêt, nous observons l’impressionnant travail de sculpture des reliefs pour la culture.

Il est bientôt midi… nous marchons et ne trouvons pas de maison pour demander l’hospitalité (et acheter riz, saké et un peu de viande si il y a). En temps normal, les guides se dirigent sur les sentiers et trouvent assez facilement. Nous sommes sur le territoire des Nung soit disant beaucoup plus austères… Nous croisons des gens qui travaillent à défricher les pentes escarpés.

14h, toujours pas trouvé, nous n’avons rien, excepté les céréales pour le gouter, quelques fruits secs et les produits laitiers que nous transportons dans nos sacs pour les écoles que nous croisons. Heureusement, on devine un toit dans les feuillages, en contrebas du sentier ; un guide y va, nous attendons, nous apprendrons qu’il a dû parlementé longuement et acheter le riz à prix d’or… c’est de bonne guerre… ils ont déjà compris à quoi pouvait servir les touristes… 15h, nous sommes à l’intérieur de la maison. L’ambiance est froide, pas un mot, pas un sourire. Le guide nous demande de respecter à la lettre les traditions ancestrales animistes qu’il nous a expliqué auparavant, surtout ne pas faire d’affront a la famille. Il faut respecter l’autel des ancêtres, chuchoter, ne pas s’assoir les pieds vers l’autel des ancêtres, ne pas montrer ses paumes de pieds, etc… nous respectons toutes les règles et restons agenouillés sur des bambous découpés pour le sol. La maison est déserte, la famille nous l’a laissé. Le guide refait le feu et nous mangerons rapidement.

Nous repartons rapidement et continuons sur le sentier, je comprends parfaitement ces ethnies et ce genre de réactions, ces gens qui découvrent la civilisation plus vite que nous pouvons l’imaginer… A certains endroits de ces montagnes où nous passerons, les gens connaissent les motos et le moteur depuis 2 ans… quasi totalement isolé il y a 2 ans, ils peuvent maintenant plus facilement communiquer, acheter et vendre sur les marchés en évitant plusieurs jours de marche… mais de l’isolement il y a 2 ans, aujourd’hui, ils croisent des touristes…

Sur le chemin de l’après-midi, nous croisons une école et des enfants rieurs, farceurs et aimants les friandises. Une règle d’or à toujours respecter : ne jamais donner directement aux enfants, ils comprennent vite et ça entraine la mendicité. Il faut toujours le donner discrètement au professeur présent qui repartira ensuite équitablement ou suite à une leçon bien chantée.

Nous continuons et arrivons dans notre famille d’accueil. Une maison sur pilotis bringuebalante. La chef de famille est là avec sa petite fille. Nous sommes chez les Dzaos Rouges.

Le message que des touristes sont dans les environs est passé. Les familles débarquent, tout le monde se met à préparer des plats. Nous aurons une soirée formidable et chaleureuse. Le saké coule à flot, ça cri, ça chante. Ce soir, nous serons couchés tard ! Pour la nuit, nous dormons dans des lits, en réalité le planger à été surélevé à certains endroits, ce qui évite de dormir à même le sol.

A propos de l'auteur

Passionné par les voyages, et la découverte des pays, des capitales, des populations et de la cuisine étrangère, j'ai découvert le plaisir de la marche d'abord dans le Connemara, en Jordanie puis dans les parcs Américains (Bryce, Zion, Canyonland, etc...) Aprés 3 voyages quasi consécutifs de randonnées aux USA, j'ai franchi la ligne pour ...



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