Col Bealach Croire Ghaidheil – Loch Beinn a Mheadhoin

Destination : Europe » Ecosse | Montagne : Highlands | Activité : Randonnée  | 


Col Bealach Croire Ghaidheil - Loch Beinn a Mheadhoin : Randonnée dans les Highlands
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Jour 4 – 14 juillet : Du col Bealach Croire Ghaidheil au Loch Beinn a Mheadhoin
Départ : 9h35 – Arrivée : 19h05 | +880/-1315m – 27km – 7h50

Le ciel change plus vite que nos pieds de chaussettes. De gros nuages dissimulent les sommets que nous devons rejoindre.
Nous montons progressivement à flanc de montagne, l’itinéraire offre un panorama spectaculaire sur la vallée que nous avons traversée hier, la vue est de toute beauté. Nous rejoignons notre premier sommet du jour, un petit point haut sur une crête nommé Cairn, culminant à 1108 mètres. Mais déception, il n’y a même pas de cairn au Cairn ! Nous passons donc une petite demi-heure à porter des cailloux.

Entre brouillard et percée, la marche continue sur la crête, où se trouve la ruine d’une maison. Que fait-elle si haut perchée ? Puis nous atteignons le Mam Sodhail à 1180 mètres, indiqué par un cairn gigantesque de deux mètres de haut ! Celui que nous venons de construire parait ridicule à coté de celui là.
La crête s’amincit, le brouillard s’intensifie, l’ambiance est mystérieuse. Le dernier sommet, le Carn Eige culminant à 1183 mètres, se fait dans climat imaginaire, typiquement Ecossais. Il est le point le plus haut de la région, mais pourtant ne distinguons rien du tout. Le panorama est blanc à 360°, nous ne voyons strictement rien… Ca nous rappelle notre ascension du Mont-Blanc, également en plein brouillard.

 

Avant de redescendre de la crête, nous devons d’abord la prendre à rebrousse chemin jusqu’au Mam Sodhail. Mais lorsque nous sortons du brouillard, et quand la lumière fut, nous nous rendons compte que nous sommes passés sur une autre crête sans nous en apercevoir. C’est une crête qui est perpendiculaire à celle que nous suivions.
Hier soir sous la tente, en regardant la carte, nous avions pensé la prendre, mais n’étant pas sur de pouvoir en descendre sur la vallée que nous devons rejoindre, l’idée avait été abandonnée. La voilà à nouveau au goût du jour. Nous continuons donc dessus, et nous verrons bien.
Arrivé à mi-distance, nous voyons bien qu’une barre rocheuse risque de nous bloquer pour rejoindre la vallée si nous poursuivons jusqu’au bout. Nous prenons donc la direction de la vallée, en descendant un peu à l’arrache de cette crête.
La vallée rattrapée, nous la suivons le long de la rivière Alt Croire Leachavie qui est aussi un cours d’eau aménagé de plusieurs bassins naturels en cascade. Dommage que le soleil ne tape pas fort aujourd’hui, car ils sont de vrais invitations à se baigner.

 

Nous arrivons sur les rives du bord du loch Affric, il se situe dans la réserve naturelle du Glen Affric, une région plus fréquentée que celles que nous avons traversée ces derniers jours. Et cela se voit de suite, un sentier large et sec longe les dessus du loch.
Accroupi à nouer un de mes lacets, je relève la tête attiré par un bruit… Là, j’aperçois non pas une, mais trois personnes qui se baladent autour du loch Affric ! J’en reste bouche-bé comme Sylvie au premier jour, lorsqu’elle avait aperçu le grand cerf. Je ne sais même plus en quelle langue je dois les saluer. Après ces quelques jours d’isolement, je ne m’attendais pas à tomber aussi rapidement sur d’autres personnes.
Nous suivons cette piste dans le parc, qui, nous enthousiasme moins que les Highlands sauvage. L’itinéraire est long et contrairement à tous ceux que nous avions lus et entendus, le Glen Affric n’est pas pour nous une merveille de la nature. Nature, ne rimera jamais avec bulldozer…

Cap vers l’Est, sous une longue pluie interminable, c’est le loch Beinn a Mheadhoin que nous longeons au milieu de la forêt Guisachan. Le manque de place pour un bivouac, le ciel ne se calmant pas, nous oblige à continuer à marcher. Et les taons habitant les lieux ne nous autorisent à aucune pause.
Une fois que nous avons trouvé un petit coin qui nous plait pour nous installer, nous nous dépêchons de faire notre corvée du soir, le ramassage de bois, afin d’allumer le réchaud rapidement. Un anti-moustique indispensable au milieu de la forêt. Mais le bois est si mouillé, qu’il me faudra aujourd’hui trois Esbit (combustible solide) pour réussi à démarrer le feu. Ce réchaud est notre camp, notre cuisine, notre radiateur, notre sèche chaussettes…

A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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