Col Chilkoot

Destination : Canada » Amérique | Activité : Randonnée  | 


Col Chilkoot - 12,7 km – 6h30 de marche - Chilkoot Trail, sur les traces des chercheurs d'or
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La journée avait mal commencé puisque nous n’avions pas entendu la montre sonner… Résultat: 30 minutes de retard ! Alors que les autres partent, nous nous réveillons ! Les consignes de sécurité conseillaient de partir avant 6h du matin, tant que la température est encore fraîche afin de ne pas avoir à franchir les trombes d’eau qui se déversent des glaciers dans la journée.

Bref, après un petit déjeuner avalé sur le pouce, nous avons marché rapidement durant une heure avant de rattraper les autres. Mieux vaut ne pas rester trop éloignés les uns des autres en cas d’accident. Une heure avant d’arriver au pied du col Chilkoot, nous avons progressé dans un paysage spectaculaire. Nous marchions principalement sur de la roche et étions entourés de hauts sommets, pour la plupart encore enneigés.

 Arrivés aux “scales”, qui est le dernier endroit de répit au pied du col, nous nous sommes arrêtés pour reprendre des forces et admirer le paysage, sous l’œil bienveillant d’une marmotte. C’est ici que les pionniers pesaient une dernière fois leur chargement et se débarrassaient de toutes les choses inutiles. Il y a à cet endroit une multitude d’artefacts; câbles, vieux outils, chaussures, os de chevaux qui nous replongent 115 ans en arrière. C’est ici que plus de 3000 chevaux mal nourris sont morts. Ils étaient abandonnés là car ils ne pouvaient pas franchir le col.

La montée du col Chilkoot relève plus de l’escalade que de la randonnée. L’été, une fois la neige fondue, il ne reste qu’un tas de rochers, posés les uns sur les autres. On a presque l’impression de pouvoir tout faire s’écrouler en en retirant un à la base ! Nous avons mis 30 minutes pour rejoindre la frontière canadienne, à 1067 mètres d’altitude. Le paysage derrière nous disparaissait dans la brume et devant nous s’ouvrait une nature totalement différent.

Un ranger est venu nous accueillir et nous a dit que nous avions un bon timing. Le plus dur était donc fait ! Le paysage était tellement captivant qu’aucune difficulté ne s’était faite ressentir durant les trois dernières heures de marche.

Nous avons ensuite progressé jusqu’à Happy Camp dans un paysage qui n’avait rien à voir avec celui précédemment parcouru. De type alpin, il laissait apparaître de grands lacs au pied des glaciers, de petits buissons et de nombreuses fleurs roses. Un panel de couleurs magnifique. Plus nous nous éloignions et plus la température remontait. Le campement était entouré d’un paysage parfait pour finir la journée, en hauteur, avec vue sur la vallée et animé par le cri des marmottes !

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