Col du rocher percé – le Poët-Sigillat

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Baronnies | Activité : Randonnée  | 


Col du rocher percé – le Poët-Sigillat - Tour des Baronnies
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Carnet : Tour des Baronnies
  • D+ : 360 m
  • D- : 750 m
  • 16 km jusqu’à Poët-Sigillat
  • Temps de marche : 5h30

Presque jusqu’au bout

Au réveil, Jérôme et moi commençons à démonter les tentes pendant que Johanne prépare le petit-déjeuner lyophilisée. Si nous avons apprécié les pâtes aux champignons hier soir, la crème au café ou à la banane requiert un avis unanime : c’est dégueulasse ! La moitié de nos plats finit derrière un arbre. Les fourmis s’en chargeront !
La journée est courte, facile mais s’annonce sans doute comme la plus périlleuse. La hanche de Jérôme continue à le lancer dès qu’il s’engage dans une descente et d’après la carte, les montées sont en réalité de longs faux plats et les descentes constituent l’essentiel de l’étape. Nous verrons bien.

Le sentier descend à l’ubac par une large piste. Nous nous engageons à droite et laissons un premier sentier de côté puis d’autres plus bas. Les marques du GRP sont absentes, ce qui nous fait douter un petit moment de la direction. Puis, finalement, nous les retrouvons avant le hameau du Vivier.

Un peu plus d’une heure après le départ, nous entrons dans Lemps où nous faisons le plein de nos gourdes à sec. Lemps en deux mots : Terre des comtes de Provence, possession des Montauban au 13ème, puis des Latour-Gouvernet du 16ème à la Révolution. Le village, pittoresque, possède son église construite par un moine revenu de croisade.

On quitte le village par l’ouest pour remonter une piste agricole, puis à travers bois en longeant la montagne du Grêle puis de Grimagne, jusqu’à la fontaine de Banette (1110 m). Malheureusement, la tapis forestier ne nous permet pas d’avoir le moindre point de vue.

Dans la descente, le paysage s’ouvre sur Bellecombe-Tarendol en contrebas, les champs de lavande et les marnes noires. C’est beau mais qu’est-ce j’ai mal aux pieds. Ma chaussure est un océan et mes pieds un radeau à demi sous l’eau.

On rejoint la D162 qui monte à Tarendol qu’on associe souvent au roman de Barjavel sur les amours de deux adolescents. Contrairement aux autres œuvres, Tarendol est inspiré de la Drôme natale de l’auteur. Une seule chose nous motive sur ce bitume cramoisi par le soleil : l’arrêt au restaurant du village. Alors, on met un pied devant l’autre tout en salivant doucettement.

Au village, on se pose devant la fontaine pour se rafraichir. Il y a bien ce gîte d’étape mais il ne fait pas restaurant le midi si on en croit la pancarte qu’il affiche. Johanne va quand même sonner pour savoir s’ils peuvent nous préparer un petit quelque chose. C’est qu’on a faim depuis ce matin et notre frugal petit-déjeuner. Elle revient bredouille. C’est ouvert le soir et pas autrement. Le couperet tombe et le moral descend dans les chaussettes trempées. Jérôme et moi faisons une tête déconfite !

Un voisin savoyard nous voyant en piteuse état nous propose de nous raccompagner à notre véhicule situé à Poët-Sigillat à environ 3 km d’ici. Chacun pèse la proposition. S’arrêter à 3 km de son tour, ce n’est pas glorieux, mais en même temps, pourquoi continuer alors qu’on en a plein les pieds de cette journée et de ce bitume ! On s’observe un court instant. Les regards en disent longs. On accepte la proposition en pensant déjà à notre repas du midi. Merci Monsieur le Savoyard. Ce déjeuner à Rémuzat on vous le doit !

Informations pratiques :

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



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