Collpapampa – Aguas Calientes

Destination : Pérou » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


Collpapampa - Aguas Calientes - Trekking dans la cordillère Vilcabamba
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Etape : COLLPAPAMPA – AGUAS CALIENTES
Jour de marche : 6ème jour

Départ : 7h15
Arrivée : 15h30
Temps de marche : 7h45
Dénivelé positif : 1 023 mètres
Dénivelé négatif : 2 049 mètres

C’est la première nuit où je ne me suis pas gratté. Avec deux jours de pluie, je n’ai pas croisé de moustiques. Je me dépêche de me préparer, j’ai une très grosse journée. J’ai quelque peu chargé mon programme au lieu d’aller à pied jusqu’à Santa Terresa (sans prendre le bus à La Playa) et de là suivre les rails jusqu’à Aguas Calientes (ou prendre le train), comme je l’avais prévu. Je vais prendre un chemin Inca qui m’emmènera jusqu’à la gare. J’amorce la descente dans un marécage de boue jusqu’à La Playa, où habituellement les randonneurs stoppent pour prendre le bus. Je cherche la bifurcation, on me dit qu’il faut compter encore cinq heures de marche par le Camino Inca, pas de temps à perdre, je me lance. Mais je ne sais pas si, c’est cinq heures jusqu’à la gare ou jusqu’à Aguas Calientes.

Le chemin Inca est vraiment magnifique, balisé de pierres de chaque coté, rien que pour ça je ne regrette pas le détour. Le chemin grimpe en plein soleil, je n’ai plus l’habitude, je souffre de la chaleur. Puis arrivé à un point haut à deux mille huit cents mètres, que je nome le passage Privada, car à partir de là, le chemin Inca est barré. Un panneau indique "Propiete Privada de la familla…". J’opte pour un petit chemin sur la gauche qui s’enfonce dans la forêt, mais j’ai un doute sur la direction. Quand j’entends parler, je me dirige vers eux. Je tombe sur deux Péruviens entrain de creuser la terre et de la filtrer via un tamis. Je trouve que depuis le début du trek, je suis plutôt chanceux. Je tombe toujours sur les bonnes personnes au bon moment. Ils me confirment que je suis sur le bon chemin et ils me font voir le Machu Picchu au loin. Je le vois, il est tout petit, très petit, la vache, c’est encore loin, et en plus il y a une vallée qui m’en sépare ! Je continue la longue descente à travers la forêt jusqu’au Rio Aobamba. Je croise deux Péruviens avec qui je marche jusqu’au niveau de la centrale hydro-électricité et de la gare. Ils me confirment que l’on peut monter jusqu’à Aguas Calientes à pied mais qu’il faut encore deux heures. J’hésite, il est déjà quinze heure trente, ça me ferait arriver dans le noir, d’un autre coté, j’aimerais tout faire à pied.

Un sifflement retentit, ils se mettent à courir et insistent pour que j’en fasse autant. Je les suis, je cours derrière eux sans savoir pourquoi. Est-ce un sifflement provenant de la centrale, va t’il avoir une lâché d’eau ? Provient il d’un train au départ qui nous barrerait la route si on ne se dépêche pas ? Faire un sprint dans une côte avec mon gros sac après huit heures de marche sans pause, c’est tuant ! Le train passe devant nous… Ils font signe au chauffeur… Le train ralentit pour l’un de ses passages en "Z"… Je monte en marche, pas le temps de réfléchir… Me voila assis sur les marches d’un wagon, en route pour Aguas Calientes. Je ferai ma dernière étape du jour en une heure de train pour cinq soles (un euro soixante-quinze).

Simon
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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