Compostelle en famille

Destination : France » Europe » Espagne | Activité : Randonnée  | 


Maryvonne et Bruno Robineau accompagnés de leurs enfants se sont accordés une nouvelle fois la liberté de partir, se mettant en route sur le chemin de Compostelle chargé de sens et d’histoire, attirés par la magie d’un mot : Compostelle.
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Carnet : Compostelle en famille

Partir randonneur et finir pèlerin ?

Dans la pénombre de l’église, une douce musique invite à l’arrêt, à la sérénité. Que faire dans une chapelle, assise sur un banc, quand on ne sait pas prier, sinon se laisser pénétrer corps et âme par cette fraîcheur bienfaisante et cette mélodie de paix, se rendre disponible pour le silence ? Que suis-je donc venue chercher sur ce chemin de foi, moi qui ai du mal à formuler mes doutes d’agnostique ?

Partir randonneur et finir pèlerin : cette phrase si souvent lue dans les récits de pèlerinage m’intrigue, et sans trop oser me l’avouer, c’est peut-être cela que j’attends du chemin. Mais je ne suis ni assez croyante ni assez naïve pour croire au miracle. Il y faut de la patience. Cela va t-il m’arriver à moi, qui ne sais pas ce que je crois, qui ne crains pas de tirer à boulets rouges sur l’Eglise institution ? Je suis curieuse et sceptique, et en même temps avide d’expérimenter. Pourquoi voudrais-je "devenir pèlerin" ? Trouver la foi ? Je ne sais si elle répondra à mon attente : cette envie de vivre plus grand, moins ordinaire, plus beau, de vivre dans la joie.

Ma vie n’a pourtant rien de triste ; avec Bruno et les enfants, nous vivons dans l’affection et l’amour ; notre profession de conférenciers nous apporte nombre de satisfactions, beaucoup de soirées vécues avec le public nous dynamisent intellectuellement, émotionnellement et spirituellement, car nous donnons le meilleur de nous-mêmes dans ces témoignages de voyage et de vie. Je sais, c’est un travail privilégié que de chercher de jolis mots, écrire des textes pour transmettre les émotions ressenties, faire ressortir la beauté de la vie. Dans mes engagements bénévoles, je trouve également satisfaction et reconnaissance de la part de la collectivité.
Mais j’ai parfois l’impression qu’il me manque quelque chose que j’appelle la joie intérieure. Où trouver cette joie ? Dans la foi ? Les chrétiens ne m’apparaissent pas vraiment "rayonner" plus que d’autres. C’est peut-être cette recherche qui m’attire sur le chemin de Compostelle.

 

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