Corrençon en Vercors – cabane de Tiolache

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Vercors | Activité : Randonnée  | 


Corrençon en Vercors – cabane de Tiolache - Randonnée sur les hauts plateaux du Vercors
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Une histoire d’azimuts… et de brouillard !

  • D+ :760 m
  • D- : 380 m

10h30. Parking du club de golf de Corrençon en Vercors. Nos bardas de randonneurs détonnent avec les sacs de golf de ces messieurs bien sapés. Ils doivent être habitués dans le coin. On commence par longer les greens en suivant le balisage du 45ème parallèle qu’ont rejoint rapidement. Ça y est, on franchit le 45ème parallèle nord à mi-chemin entre l’Equateur et le Pôle nord. Une stèle nous informe qu’on se situe à la même latitude que la réserve de Biosphère du Delta du Danube et que le parc national Yellowstone aux Etats-Unis.

A ce moment de la journée, le soleil perce encore les épais nuages qui envahissent le ciel. Premiers rayons de soleil qui nous ne le savons pas encore seront les derniers du week-end.

En poursuivant sur le GR 91, Johanne, David et moi arrivons à la cabane de Carette. Comme les autres lieux d’hébergements pour randonneurs sur la réserve naturelle des Hauts plateaux, il s’agit d’un abri non gardé offrant un confort rudimentaire (mais suffisant) pour dormir (8-10 places).

Il est à peu de chose prêt midi quand nous y passons. Même si le temps menace, nous préférons poursuivre. C’est finalement aux prairies de Darbounouse que nous déjeuner après avoir préalablement rempli nos gamelles au puits qui fait face à la bergerie (à une petite centaine de mètres). Une carcasse de chamois complètement nettoyée gît au milieu de la prairie. Le loup ou les vautours y sont sans doute pour quelque chose.

David mangera son plat de lentilles accompagné d’un cordon bleu auquel il nous habituera jusqu’à la fin du week-end alors que Johanne et moi optons pour des plats lyophilisés. Un couple de randonneurs franco-australiens finit le repas avec nous. Pendant notre pause, le ballet du brouillard prend place sur la scène des hauts plateaux du Vercors. Instant éphémère où la nature réserve bien des surprises. Quelques minutes plus tard, le brouillard s’est installé, pour de bon.

Nous reprenons le GR 91 que nous décidons de quitter par une sente qui s’enfonce dans la forêt du Play. D’abord évident, le sentier devient de plus en plus difficile à discerner. Le brouillard est épais et la neige de plus en plus présente. Quelques cairns jalonnent le parcours mais nous ne savons pas réellement où il mène. La mousse pend aux arbres et envahit les rochers. Les lapiazs ralentissent notre progression. L’ambiance est digne des meilleurs films noirs de Tim Burton.

Nous calculons plusieurs azimuts pour maintenir notre cap plein sud. Nous récupérons le GR91. Sur le sentier, nous croisons à nouveau le couple de randonneurs franco-australiens avec qui nous avions partagé une partie de la pause déjeuner. Petit hic, nous n’aurions pas dû les croiser. Il nous affirme avoir croisé les ruines de Tiolache haut il y a quelques minutes alors que nous pensons être sur le sentier central qui traverse les hauts plateaux d’est en ouest. Pour être sûr de notre position puisque personne n’a de GPS, nous décidons de tous nous rendre à la ruine pour y faire un point de la situation. Résultat : nous sommes effectivement aux ruines de Tiolache Haut. Nous nous sommes littéralement plantés lors de nos azimuts.

Egarés mais pas perdus, nous repartons en direction de la cabane de Tiolache. N’étant pas sur le bord du GR, nous sommes attentifs à notre positionnement. Nous repérons des cairns sur le bord du chemin. La cabane de Tiolache est à deux pas de l’itinéraire que nous avons pris pour rejoindre le GR. Avec ce brouillard, nous ne l’avions pas vu. Un randonneur est déjà installé dans la cabane. Nous complétons la capacité d’accueil de l’abri. Une table, un poêle, deux lits où il est possible de dormir à 4 en quinconce. Nous sommes ravis de pouvoir nous protéger des intempéries et d’éviter la tente car le sol n’est pas très plat dans les environs de la cabane. Merci à notre compagnon d’un soir pour son pinard ; un Buzet si j’ai bonne mémoire.

Greg
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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