Coti Chiavari – Porto Pollo

Destination : Corse » France | Activité : Randonnée  | 

Coti Chiavari - Porto Pollo - Carnet de trekking Mare a Monti Sud en Corse


Carnet : Mare e Monti Sud
  • Altitude maxi : 525 m
  • Dénivelé + : 177 m
  • Dénivelé – : 525 m
  • Temps : 6h00 (sans pause – erreur d’orientation sur le parcours de 2h30)

9h00, c’est le départ : temps couvert et lourd. Météo France s’est encore planté !

Je remonte la route vers le pylône électrique. Le balisage est inexistant ou obsolète (pancarte cassée). J’emprunte une piste forestière sur la droite de la route dans une courbe. 300 mètres plus loin, un trait de peinture orage me fait savoir que je suis sur le bon chemin. Je longe une clôture et descend  par un sentier peu entretenu. Je passe un cabanon. Le sentier est de mal en pis. Le maquis est dense et la végétation arbustive fouette à sang bras et jambes.

Après 1h30 d’avancée à tâtons, le (semblant) de sentier s’achève. Je regard un peu tard le topo-guide et me rend compte que je ne suis pas dans la bonne direction. J’ai effectué la moitié du chemin qui conduit à la plage de Cupabia. Seul problème : il n’y a plus de chemin. Je n’ai pas le courage d’effectuer le sentier en arrière. J’essaie donc d’avancer. En 1/2 heure, j’ai peut être fait 20 mètres. Je me résigne à retourner sur mes pas. Je suis épuisé de ma bataille avec le maquis. Mon eau est presque à sec, mes jambes sont à sang.

Il me faudra une heure pour revenir sur le sentier longeant la clôture. Je trouve le bon sentier qui part vers la droite sur la crête. Pas de balisage une fois de plus. Cinquante minutes plus tard, je suis assis au snack de Cupabia : épuisé et assoiffé ! J’y reste 1h30 à observer les allés et venus des touristes sur la plage. Je mange comme un ogre et bois trois litres d’eau et de coca. Je redémarre à 15h00 après avoir fait le plein de la pipette à eau et monte aux ruines de Cupabia. Un sentier grimpe sur la colline vers le sud est pour rejoindre le sentier du Mare a Mare sud plus dans l’intérieur des terres.

Quarante minutes après mon départ, je suis à Serra di Ferru qui dispose d’un camping et d’un hôtel. A la route, je tourne à droite, passe devant le camping et prend le sentier à droite sous le réservoir d’eau (pas de balisage – simple pancarte en carton posé sur une pierre).

Le sentier grimpe sur le plateau puis redescend vers Porto-Pollo. A l’hôtel "Les Eucalyptus", je me précipite sous la douche. J’opte pour l’eau froide pour ne pas brûler mes plaies ; je les nettoie et lave le linge. 

Plus tard, je vais en ville, m’installe à un café et regarde la fin de Brésil / Ghana (3-0). Je me rends compte que ne peux pas utiliser mon portable car celui-ci me demande le code puck. C’est quoi ça le code puck ? Johanne, ma compagne, me le transmettra plus tard dans la soirée. En fait, il s’agit d’un code de sécurité à cinq chiffres utilisé sur les téléphones mobiles. Il agit comme une double sécurité puisqu’il n’est demandé que dans le cas où le mobile est bloqué suite à l’entrée de trois codes PIN erronés lors de la mise en service du mobile. Pour mon cas, le portable était coincé dans le fonds du sac. Le ballottage du sac a dû appuyé à plusieurs reprises sur les touches du téléphone.

Une journée de merde : fatigante physiquement et nerveusement malgré un environnement de rêve !

Ce soir, la France gagne 3-1 contre l’Espagne. Je ne leur ai pas porté la poisse !

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



https://www.gregoryrohart.com