D’un bivouac à l’autre

Destination : Bolivie » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


D'un bivouac à l'autre - Trekking dans la Cordillère Royale (Bolivie)
Posté le :


Etape : BIVOUAC – BIVOUAC
Jour de marche : 5éme jour

Départ : 8h20
Arrivée : 15h40
Temps de marche : 6h10
Dénivelé positif : 627 mètres
Dénivelé négatif : 947 mètres

L’heure du départ est avancée d’une demi-heure, car nous avons une longue journée. Notre premier point à atteindre est le col Mullu qui frôle les cinq mille mètres.. Ici règne un paysage rocailleux et neigeux.

Puis nous descendons en direction des lagunes. Nous en passons d’abord une petite, avant de longer la grande de Thiya. Nous la longeons sur une longue descente dont je n’en vois pas le bout. Claudio avance très vite, je le suis à une dizaine de mètres derrière. Il continue d’avancer sans faire la moindre pause. En plus, j’ai plusieurs frottements au niveau des pieds et je commence à collectionner les cloques. Nous faisons finalement une pause pour le déjeuner sur une hauteur prés du campement de la lagune Thiya. La vue sur la lagune et des sommets culminants à plus de cinq mille mètres qui la surplombe est magnifique.

A partir d’ici, d’après mon parcours, j’avais prévu de bifurquer vers la petite lagune de Khotia. Mais Claudio me fait prendre un autre chemin. Nous continuons dans la même direction en longeant la deuxième grande lagune tout en prenant de la hauteur. Nous arrivons sur une grande colline qui offre une petite mais belle vue sur le lac Titicaca et la vallée qui mène à La Paz. Le paysage très étendu est vraiment très beau. Après le col à cinq mille mètres, après les lagunes, et après ces grandes étendues, cette journée offre une grande variété de paysages. Je demande à Claudio pourquoi nous n’avons pas pris l’autre chemin, car là, nous faisons un sacré détour. Il me répond qu’il n’y a pas d’autre passage et que tout le monde passe par ici. Bizarre, d’après les renseignements que j’ai pu avoir et d’après ma carte, nous pouvions passer par un autre chemin plus court, mais plus périlleux.

Nous bivouaquons au bord du Rio Linco. Je place ma tente dans un trou d’une quarante centimètres de profondeurs pour éviter le vent. Avec la ferme pas très loin, je suis sur que c’est un trou à cochons lorsque celui-ci est boueux. Mais ce n’est pas grave, de toute façon, je suis déjà super crade, ainsi que ma tente, mon duvet qui renvoie de ces odeurs…

A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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