Fontaine des Bachassons – Grand Veymont

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Vercors | Activité : Randonnée  | 


JOUR 2 : Tête du Pison / Pré Peyret / Plaine de la Queyrie / Pas des Bachassons / Grand Veymont - Traversée des Hauts Plateaux du Vercors
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Réveil 7h30, je me fais chauffer un thé puis je range mes affaires et replie la tente, je pars un peu après 9h. Je tente d’abord de rejoindre le chemin en biais pour ne pas perdre de temps mais finalement je préfère le longer en hauteur et je finis par arriver au niveau de la Tête du Pison dont je fais l’ascension.

La vue est superbe et je capte un peu le réseau, j’en profite pour donner des nouvelles. Ensuite je redescend par une pente bien raide et rallie finalement le GR91. Je croise enfin deux personnes alors que j’observe de longues toiles dans l’herbe, ce ne sont pas les œuvres d’araignées car je découvre un nid de dizaines de petites chenilles agglutinées sous un cocon de toile.

Je rejoins ensuite la Cabane de Pré Peyret et la Fontaine des Endettés (ainsi appelée car il y a fort longtemps les plus riches buvaient à l’auberge de Pré Peyret tandis que les autres se contentaient de l’eau de la fontaine à proximité), ravitaillement en eau et toilette (attention de ne pas souiller l’eau de la source) et je repars 15min plus tard en direction du plus haut sommet du Vercors.

Je quitte le GR91 car le Grand Veymont ne se trouve pas sur son trajet et traverse la Plaine de la Queyrie, très joli coin, avec son arbre abandonné en plein milieu, au pied duquel a été déposé un poème. L’endroit mériterait de s’y installer pour bivouaquer mais il est encore tôt dans la journée il faut que j’avance.

Je passe le Pas des Bachassons (à ne pas confondre avec le Col donc) et j’arrive au niveau du Grand Veymont. Après une pause déjeuné j’attaque l’ascension qui me prend environ 1h, parsemée de pause pour retrouver mon souffle et prendre des photos. Avant le sommet je tombe sur 3 jeunes bouquetins que j’observe un moment, ils ne sont pas trop farouches…
Le sommet se mérite car la pente est bien raide et j’arrive à 2341 m où je suis subjugué par la vue à 360° sur les hauts Plateaux, le Vercors et l’Isère!

Je découvre aussi que deux « enclos » en pierre on été monté ici pour servir d’abris, j’ai juste la place pour y monter mon abri, je songe alors à passer la nuit ici mais il me reste peu d’eau, tant pis l’idée de voir le soleil se lever d’ici fini de me convaincre!

Il est encore tôt, je bouquine un peu et voilà qu’une maman bouquetin s’approche avec un de ses petits, surement le même croisé un peu plus bas. Pendant les heures qui vont suivre ils ne vont pas arrêter de me tourner autour, disparaissant le long de la falaise et réapparaissant plus loin, poussé par la curiosité.

Il est aussi possible que je les gêne un peu car quand je suis vraiment proche, ils lâchent un petit grognement de mise en garde assez marrant! Je sors donc les affaires de mon sac et les laisse vaquer à leur occupations, une autre femelle les rejoint et ils continuent leur manège entre période de jeu et de têtée pour les petits jusqu’à ce que j’aille me coucher.

Je réussi aussi à prendre quelques oiseaux en photo, des chocards, qui se reconnaissent de part leur bec jaune au contraire de celui des choucas qui est noir, qui ne sont pas farouches ainsi qu’un autre, que je n’avais jamais vu il me semble, aux sourcils rouges et aux ailes partiellement blanches, sa particularité étant d’émettre un croassement des plus étranges, je l’identifie après mon retour comme étant un mâle lagopède (perdix des neiges, blanche en hiver).

Je monte ma tente qui passe très juste dans l’enclos de pierre mais peu importe elle tient!
Je suis vraiment bien sur les hauteurs, le soleil perçe les nuages un bon moment avant d’être masqué, tout de suite la température redescend et j’enfile une couche supplémentaire pour manger. Je ne me couche pas tard, prévoyant de me lever vers 5h30 pour assister au lever du soleil!

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