Grande traversée de Tenerife à pied

Destination : Espagne | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 7 jours | Difficulté : 3 | Dénivelé : +5429 m/-5429 m | Type d'itinéraire : Ligne | 
Ecosystème : Désert, Forêt, Littoral, et Montagne | Hébergement : Bivouac, Chez l habitant, Gite d étape, et Hôtel
Meilleures Périodes : Mai, Juin, Septembre, et Octobre
Grande traversée de Tenerife à pied en 7 jours par l'itinéraire Latitud Tenerife. Récit et trace GPS de ce parcours exceptionnel.
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Au cœur des Canaries en Espagne, Tenerife offre un concentré des paysages de l’archipel. Du littoral jusqu’au désert volcanique de haute altitude en passant par les étonnantes forêts des nuages, voici notre récit de la grande traversée de Tenerife par les crêtes, en 6 à 7 jours, sur l’itinéraire “Latitud Tenerife”.

Étape 1 : Buenavista del Norte – Bolico

+ 1083 m / – 790 m 12 km

Notre itinéraire commence par une rencontre à la terrasse d’un café, sur la place du village de Buenavista del Norte. C’est avec Valerio que nous avons rendez-vous. Il est le responsable de l’agence de trekking El Cardón, créatrice de l’itinéraire Latitud Tenerife. Nous retrouvons également Manuela qui sera notre guide sur les trois premières étapes. Après quoi, nous achèverons l’itinéraire en autonomie, sur les quatre derniers jours. Le vent se lève, annonçant la tempête à venir dans les prochaines heures. L’itinéraire officiel présente quelques passages en falaise, exposés, et face aux rafales annoncées à 8 voire 9 Beaufort, nous tombons vite d’accord sur un tracé alternatif. Le pique-nique chargé dans les sacs, nous voici bientôt sur le sentier empierré qui grimpe raide. Sous les assauts du vent, les bruyères arborescentes s’agitent avec violence. Aux premières gouttes de pluie succèdent rapidement des trombes d’eau. Les brumes absorbent bientôt le paysage. Nous ne pouvons que regretter les vues sur l’océan qui devaient s’offrir à nous. Mais en échange, nous gagnons des ambiances absolument uniques. Aux bruyères arborescentes succèdent de drôles de plantes grasses, les aeoniums, qui poussent entre les rochers et constituent d’étonnants paysages. Nous marchons entre leurs grandes rosettes de feuilles posées au sommet d’une tige, comme dans un décor hors du temps. Un peu plus loin, c’est la laurisylve que nous rejoignons. Cette forêt d’arbres à feuilles de laurier n’est présente qu’en Macaronésie (les Açores, les Canaries et le Cap Vert). Elle serait une relique des forêts couvrant l’Europe … au temps des dinosaures ! Et avec les lambeaux de brumes et les rafales de vent qui nous bousculent, l’ambiance est telle que nous ne serions pas plus surpris que ça de croiser un triceratops … Après avoir suivi une jolie ligne de crête, l’étape s’achève par une descente sur un hameau où nous attend l’albergue de Bolico, un gîte niché en pleine nature. La douche et le repas chauds y sont les bienvenus, le chauffage pour sécher nos affaires n’est pas un luxe non plus.

Etape 2 : Bolico – Mirador de Poleo

+ 980 m / – 375 m 22 km

Après une nuit d’une quiétude parfaite, profitant d’un ciel redevenu radieux, nous grimpons sur la terrasse panoramique du gîte qui ouvre sur un pan de forêt sauvage. C’est un mirador parfait pour y observer les oiseaux. L’île possède un fort endémisme et l’emplacement est idéal pour observer les mésanges bleues de Tenerife, le pigeon de Bolle, le pinson des Canaries et le fameux “canari”, serin des Canaries de son vrai nom. Ici, pas de cage pour enfermer le malheureux chanteur mais l’immensité d’un vallon sauvage où résonnent ses trilles. Cette seconde journée nous conduit tout d’abord à un premier belvédère qui domine le barranco de Masca. Les barrancos sont les pentes raides et ravinées de la montagne qui plongent dans l’océan en d’impressionnantes gorges. Manuela nous explique que celle de Masca, réserve naturelle, est l’une des plus remarquables par ses dimensions et son caractère sauvage. Après quelques kilomètres en balcon, nous passons un col qui descend vers le hameau de Erjos. Le paysage change à nouveau et nous voici dans une pinède. Trois longues aiguilles d’un vert bleuté, souples et douces au toucher, pas de doute il s’agit bien de pins des Canaries, une espèce exclusivement présente sur ces îles. Les troncs noircis, à l’écorce épaisse, portent les marques des incendies auxquels ils ont résisté. Bientôt au noir des troncs fait écho celui des cendres volcaniques sur lesquelles nous progressons. Nous traversons quelques coulées anciennes de laves, sans difficulté grâce au chemin parfaitement tracé. En fin de journée la forêt se clairseme et la vue s’ouvre sur l’ensemble volcanique de Chinyero. C’est ici qu’eut lieu la dernière éruption de l’île, en 1909. Derrière les cônes noir-bordeaux piquetés du vert des pins se dessine la silhouette du sommet de l’île qui domine le paysage de son sommet enneigé : El Teide.

Étape 3 : Mirador de Poleo – Parador del Teide

+ 458 m / – 195 m 20 km

Ce troisième jour de Latitud Tenerife s’annonce plus modeste en dénivelés que les précédents où les compteurs affichaient 1000 mètres cumulés quotidiens. C’est que nous pénétrons à présent dans une immense caldeira. La journée durant, nous longeons la base de petites falaises, reliques des flancs du premier volcan qui constitua l’île et s’élevait à plus de 6000 mètres d’altitude. Le sentier quitte peu à peu l’ombre des pins pour offrir une vue dégagée sur les deux sommets actuels, le Pico Viejo 3135m et le Teide 3715m. L’humidité des laurisylves du premier jour semble bien loin car c’est dans un véritable désert que nous progressons. Aux environs de 2000 mètres d’altitude, en zone sub-tropicale, le rayonnement solaire est particulièrement intense. Lunettes, chapeau et crème solaire ne sont pas un luxe et la réserve d’eau doit être prévue pour la journée. Bien marqué et sans difficultés, le sentier traverse les coulées des “narices du Teide”, une effusion de lave jaillie à mi-pente et qui marque de noir les flancs rouge sombre de la montagne. Il nous conduit ensuite à travers un vaste plateau, los Llanos de Ucanca jusqu’à atteindre las Catedrales et los Roques de García. Ces deux formations rocheuses monumentales, nées de l’érosion, sont de véritables emblèmes du parc national. Un parc qui préserve une des manifestations volcaniques les plus exceptionnelles au monde. Les dernières heures de la journée sont pour nous l’occasion de faire le point sur la suite de notre parcours. La neige tombée en altitude, transformée en glace vive, a conduit les autorités à fermer l’itinéraire que nous avions initialement prévu. Il reliait los Roques de García au Pico Viejo puis en balcon jusqu’au refuge du Teide avant de rejoindre l’est de la caldeira. Avant de prendre congé, notre guide Manuela nous suggère de poursuivre dans la caldeira mais en passant par le sommet de l’une de ses bordures, l’Alto de Guajara qui offrirait des panoramas uniques.

Étape 4 : Parador de Teide – Montaña de Guajara – el Portillo

+ 758 m / – 972 m 22,5 km

Au confort de sacs allégés grâce aux précédentes nuits “en dur” succède le poids de la tente et de tout l’équipement de bivouac qui pèse désormais sur les épaules. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la montée à l’Alto de Guajara n’est pas pour faire oublier ce poids. Le sentier gravit, bien raide, les près de 700 m de dénivelés qui nous séparent du sommet. Les efforts sont intenses mais quelles vues ! Les panoramas sur la caldeira, sa bordure qui se dessine loin jusqu’à l’horizon, mais aussi sur le sommet du Teide sont tout simplement uniques. Et la descente ne déçoit pas non plus, avec sa palette d’ocres et ses vues sur le Barranco del Rio. Quand nous retrouvons le plancher de la Caldeira c’est encore une longue marche qui nous attend. Le bivouac n’est en effet autorisé dans le parc national qu’au-dessus de 2500m d’altitude, sur déclaration aux autorités, et en des lieux bien spécifiques. Notre itinéraire est autour de 2000m. Il nous faut donc franchir l’immensité de la caldeira pour pouvoir planter la tente. Et sans oublier de nous ravitailler en eau dans l’unique point possible avant le lendemain midi. C’est à la nuit tombante que nous trouvons enfin le bivouac tant attendu. Dans une vieille pinède, un petit espace parfaitement plat et dégagé accueille notre tente pour une nuit bercée par le vent qui souffle à la cime des arbres.

Étape 5 : El Portillo – La Caldera – Barranco del Infierno

+ 945 m / – 1170 m 20,5 km

“Bouhou ouhouhou-ou”. Aucun doute, c’est bien le hululement d’un hibou grand duc qui s’est fait entendre toute la nuit, parfois à quelques mètres à peine de la tente ! L’oiseau est rarissime sur l’île puisque seuls quelques individus venus du Sahara atteignent accidentellement l’île. C’est tout à l’excitation de cette rencontre que nous reprenons le chemin qui descend à travers la “corona forestal”. Cette couronne forestière est dominée par le pin des Canaries et entoure presque entièrement l’île. Elle bénéficie de l’humidité apportée par la couche de nuages située presque en permanence entre environ 800 et 1 600 m d’altitude. Plus bas, le sentier, sans quitter le couvert forestier, pénètre dans la laurisylve. D’étonnants troncs lisses, aux magnifiques teintes bronze rendues brillantes par l’humidité, attirent notre attention. Ce sont des arbousiers des Canaries dont les habitants des villages voisins consomment les baies. Après quelques montées et descentes nous parvenons enfin au terme de l’étape officielle, La Caldera. Un petit parc permet de planter confortablement la tente. Mais la crise économique liée au Covid a eu raison du petit restaurant, seul point d’approvisionnement en eau sur place. Apprenant l’existence d’une fontaine un peu plus loin, nous décidons, après une bonne pause, de poursuivre notre route.

C’est les sacs bien alourdis par nos 7 litres d’eau que nous nous engageons pour cette longue section où il ne faudra compter ni sur d’éventuelles fontaines, ni sur des cafés. C’est indéniablement la partie la plus isolée et sauvage qui nous attend. Le sentier semble décidé à regagner rapidement tous les dénivelés perdus ce matin. Malgré les lacets, la grimpée est raide. Nous pénétrons à nouveau dans les nuages et retrouvons les pins. Ce sont ici des arbres gigantesques, aux écorces profondément crevassées, aux branches couvertes de longs lichens qui pendent et s’agitent au vent comme des drapeaux à prières. L’ambiance est magnifique, complètement dépaysante. Quand enfin nous atteignons le haut de la grimpée, un panneau nous met en garde sur la portion de deux kilomètres à venir : risques de chute et … de chute de pierres. En balcon, le sentier domine le barranco del Infierno, littéralement le ravin de l’enfer. S’il faut avouer que le passage peut impressionner, les vues qu’il offre sont à couper le souffle. Le regard plonge sur une mer de nuage qui ceint les flancs escarpés couverts de forêt. Au loin, le sommet du Teide étincelle au soleil couchant. C’est aussitôt sortis de la zone balisée comme dangereuse que nous trouvons un joli bivouac bien plat.

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Etape 6 : La Caldera – Barranco del Infierno – La Esperanza et arrivée à Santa Cruz de Tenerife

+ 203 m / – 1024 m 18,8 km puis pour arrivée à Santa Cruz de Tenerife + 10 m / – 900 m 14,5 km

Après une nuit réparatrice, nous poursuivons notre itinéraire, toujours en forêt. Le sentier plonge à nouveau vers le bas, traversant encore une fois les nuages. C’est une couche d’inversion – l’air froid et humide reste aux basses altitudes tandis que les hauteurs sont chaudes et sèches – qui produit ce phénomène typique du climat de Ténérife. L’étape du sixième jour, peuplée de pinsons bleus, nous fait quitter la forêt et atteindre des hameaux entourés de jardins. La densité des maisons devient peu à peu plus importante jusqu’à atteindre La Esperanza. L’agglomération marque la fin du GR 131. L’itinéraire Latitud Tenerife plonge quant à lui vers l’océan, jusqu’à Punta del Hidalgo. Mais pour notre part, nous empruntons le réseau de sentiers PR et locaux pour redescendre de l’autre côté, sur Santa Cruz et San Cristobal de Tenerife. Une longue descente qui nous conduit à la découverte de leurs cœurs historiques et contemporains.

Carnet pratique de la grande traversée de Tenerife à pied sur le Latitud Tenerife

Les étapes du Latitud Tenerife

L’itinéraire Latitud Tenerife s’appuie sur le réseau local de sentiers GR et PR pour traverser l’île sur un axe ouest-est. En comparaison avec le GR 131, c’est un itinéraire plus complet, qui débute à la Punta de Teno, pointe occidentale de l’île et s’achève à la Punta del Hidalgo, au nord-ouest. Latitud Tenerife comprend officiellement 6 étapes. Il existe 2 variantes, l’une de difficulté moyenne, l’autre dite avancée, comprenant l’ascension du Teide et parcourant 135 km et 3750m de dénivelés positifs, autant à la descente. Le descriptif suivant concerne l’itinéraire avec l’ascension du Teide à 3715 m d’altitude.

Etape 1. Punta de Teno – Las Portelas : 13,7 km
Etape 2. Albergue Bolico – Chío 21,2 km.
Etape 3. Chío – Altavista 18,5 km.
Etape 4. Altavista – La Caldera 24,3 km.
Etape 5. La Caldera – La Esperanza 30,5 km.
Etape 6. La Laguna – Punta Hidalgo 19,7 km.

Difficultés techniques

Sentier assez physique, Latitud Tenerife ne présente aucune difficulté technique.

Quand faire la traversée de Tenerife à pied sur le Latitud Tenerife ?

L’idéal est indubitablement le milieu du printemps, cela diminue les risques de ne pas pouvoir réaliser l’ascension en raison de la neige et, dans le même temps, il ne fait pas encore trop chaud. L’hiver sera une expérience unique, où il faudra affronter le froid de la haute altitude et prévoir un tout autre équipement. L’ascension du sommet devient une course d’alpinisme.

Où dormir ?

Il existe une grande diversité d’hébergements sur l’île. Ceux proposés dans l’offre del Cardón mêlent casa rural (chez l’habitant), gîtes et refuges pour randonneurs (albergue Bolico) et hôtels cosy et de caractère comme la Casona del Patio à Santiago del Teide. Il mérite le détour pour le cadre historique de son bâtiment du XVIIe s., ses chambres confortables et son très bon restaurant. Pour rappel, le bivouac est interdit dans le Parc National du Teide.

Comment y aller ?

Il y a 2 aéroports à Tenerife : Tenerife Sud (vols internationaux) et Tenerife Nord (trafic aérien interinsulaire et quelques vols réguliers nationaux et internationaux). Les compagnies aériennes au départ de la France sont Easyjet, Transavia, Vueling, Volotea
La traversée de l’île en véhicule prend environ 1h30, donc quel que soit l’aéroport où vous atterrissez, ce n’est pas un problème.
Il existe des lignes de bus qui desservent les aéroports et les villes les plus importantes, à un tarif très raisonnable, mais malheureusement pour les plus petites villes c’est plus compliqué, en termes de fréquence notamment.
Les taxis sont également une possibilité. Préférez les coopératives ou sociétés de taxis aux sites de réservation de navettes / transferts, plus faciles à trouver en ligne mais 2 fois plus chers en moyenne.

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Avec qui partir ?

Sentier bien balisé, Latitud Tenerife peut facilement être parcouru en autonomie. Pour vous faciliter la gestion des réservations d’hébergement, les repas, les navettes, … l’agence locale El Cardon, qui a conçu le parcours, propose ses services. Il est, ainsi, possible de faire le parcours en liberté, avec un pack comprenant topoguide, traces GPS, transferts des bagages, réservation des hébergements, etc. ou bien accompagné d’un guide. El Cardon est une agence impliquée dans le développement (durable) du territoire, avec une approche responsable du tourisme. Ses guides sont expérimentés, connaissent parfaitement la région et ont chacun des spécialités (flore, faune, géologie, patrimoine culturel…), ils parlent 5 langues (espagnol, anglais, allemand, français, italien). Nous avons adoré être accompagnés par Manuela, qui avait à cœur de nous transmettre ses connaissances et son émerveillement face à la beauté des sites traversés ensemble.

Quel équipement prévoir ?

Le traditionnel système trois couches vous permettra de vous adapter aux variations météo, très dépendantes de “l’étage altitudinal” où vous êtes. Au niveau de la mer, il fait plutôt doux; à mi pente, vous êtes dans la couronne de nuages (corona forestal) et on ressent bien l’humidité; en altitude, ça peut varier du très chaud au très froid. Des chaussures de randonnée résistantes à l’abrasivité de la roche volcanique sont conseillées. Emmener une paire de jumelles pocket vous permettra d’observer les espèces endémiques, oiseaux et lézards.

Que voir, que faire le long du sentier Latitud Tenerife ?

Goûter les spécialités locales :

  • les “papas antiguas de Tenerife” (pommes de terres AOP aux saveurs exceptionnelles et véritable culture de l’île) et leurs mojos (sauces rouge au poivron et verte aux herbes).
  • les fromages locaux fumés et blanc (fromage de chèvre ou fromage au lait mixte de chèvre et de brebis)
  • les desserts au gofio (farine de céréales grillées), pilier de la cuisine canarienne
  • les fameuses bananes
  • les miels AOP
  • le barraquito, boisson sucrée au café comprenant différentes couches (lait concentré, liqueur, expresso, lait mousseux)

Vous restaurer dans un établissement authentique et servant de la cuisine canarienne, le Bodegon Campestre à La Esperanza.

En apprendre davantage sur les habitants de l’île, en visitant :
l’Ecomuseo el Tanque (gratuit), au-dessus du village de Erjos, pour découvrir l’histoire locale et le mode de vie “d’avant” le développement du tourisme
le musée ethnographique Juan Evora au coeur du parc national du Teide, pour découvrir la vie du dernier berger du Teide

Flâner sur le marché “Nuestra Señora de África”, à Santa Cruz, dont nous avons particulièrement apprécié l’ambiance et les beaux produits locaux. Nous avons également visité l’auditorium. L’architecture de ce dernier, et en particulier son grand arc de 40 mètres de haut qui semble en suspension, est le symbole de la modernité de la ville de Santa Cruz de Tenerife et des îles Canaries.

Visiter San Cristobal de la Laguna pour le charme des bâtiments colorés dans le vieux centre, son marché couvert et ses petits établissements de qualité (bars, restaurants, boulangeries, …).

Se détendre dans un hôtel cosy pour un moment cocooning bienvenu après les efforts du sentier. Une mention toute particulière pour le Grand Mencey Hotel Iberostar, à Santa Cruz de Tenerife. Pour la qualité de son accueil mais également la splendeur du bâtiment, le confort des chambres, le raffinement de la nourriture fournie localement … et son SPA avec massages. Et enfin pour son emplacement idéal à côté du parc et deux pas du centre ville.

L'Oeil et la Plume
A propos de l'auteur

Reportages d'itinérances à pied, à la pagaie et à ski-pulka...



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