Grande traversée du Pamir

Destination : Tadjikistan » Asie | Montagne : Pamir | Activité : Randonnée  | Agence : Tamera 
Nombre de jours : 17 jours et + | Difficulté : 5 | Dénivelé : +10247 m/-11477 m | Type d'itinéraire : Ligne | 
Ecosystème : Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Juillet, Août, et Septembre
Destination de trekking parmi les plus extraordinaires, le Pamir est aussi appelé "toit du monde". Récit de nos 30 jours de voyage au Tadjikistan et trois treks
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Au cœur de l’Asie centrale, se trouve une des destinations de trekking les plus extraordinaires, le Pamir. Cette région est un nœud géographique, carrefour entre les massifs du Tien-Shan, les monts Alaï et le Karakorum qui devient Himalaya plus à l’est. La partie sud du Pamir est située en Afghanistan, tandis qu’à l’est la Chine occupe ses derniers contreforts. Pour notre part, c’est le Grand Pamir que nous avons choisi d’explorer. Une région essentiellement située au Tadjikistan, et composée de sommets de plus 7000m, de vallées profondes et de plateaux abritant d’immenses lacs d’altitude. Notre Grande traversée du Pamir est un itinéraire rare, long de de 30 jours – dont une vingtaine de trekking. Elle mêle de longues périodes de déplacements sur des pistes difficiles et trois itinéraires à pied qui permettent de s’acclimater progressivement à l’altitude. Récit de cette immersion inoubliable au cœur d’une culture unique, de paysages à couper le souffle et d’une biodiversité parmi les plus exceptionnelles de la planète !

Premier trekking de la Grande traversée du Pamir, de la vallée de Bartang aux estives de Jizev

+ 800 m / – 800 m 2 à 3 jours  Alt. 2085m – 2885m

Nous passons la soirée précédant notre premier trek dans la vallée de Bartang, à un peu plus de 2000m d’altitude. Nous profitons de ses extraordinaires jardins vivriers, ses vergers d’abricotiers, de mûriers blancs, de cerisiers… Nous savourons le spectacle des loriots, ces oiseaux or et noir au chant si particulier, profitons du confort des tapis de laine étendus sous les arbres pour dévorer le récit de Sabrina et Roland Michaud, photographes-reporters qui, dans les années 1970 rejoignirent ici “la dernière caravane” pamirie.

Le lendemain, le pont suspendu vers la vallée de Jizev nous attend. Le flot impétueux et bouillonnant qui passe sous nos pieds en impose mais l’épreuve est vite surmontée. Nous sommes début juillet, la chaleur estivale du soleil frappant les éboulis contraste avec la fraîcheur du torrent et l’ombrage offert par la mince forêt rivulaire de bouleaux et saules. Nous marquons de nombreux arrêts pour nous rafraîchir le long de la montée pierreuse vers le village de Jizev.

Ces quelques maisons de torchis aux toits plats, c’est le village de Gulshar, notre guide. Au Pamir, les guides sont souvent des bergers, des paysans qui, mieux que quiconque, connaissent leur région et savent la raconter. Sa famille vit ici, “depuis toujours” nous dit-il dans un anglais appris avec les marcheurs et perfectionné, seul, durant les longues soirées d’hiver. Une vie simple, faite d’un peu d’élevage, de quelques cultures vivrières et de l’accueil de quelques trekkeurs dans la “home-stay” familiale. A quelques pas derrière les maisons, le premier lac de la vallée s’offre à nos regards, enchâssé dans un écrin de hautes montagnes aux pics blancs étincelants. Le sentier, bien marqué, suit la rive droite puis remonte le torrent qui l’alimente. C’est la saison des foins. Quelques hommes fauchent des prairies éclatantes de couleurs. De bosquets en prairies, d’éboulis en taillis d’épineux, nous atteignons bientôt un deuxième hameau. C’est le temps d’une pause thé. Pris chez l’habitant, servi traditionnellement avec le pain cuit au four tandoor familial et de la confiture de cerise, d’abricot ou de cassis, il est l’occasion d’échanger quelques mots avec la jeune pamirie qui s’occupe de nous. Puis nous atteignons un second lac, aux eaux turquoises bordées de grands saules et peupliers. Le franchissement de deux grands pierriers marque un changement dans le paysage. Nous sommes à près de 3000m, première étape de notre acclimatation. La vallée marque un coude, le torrent s’apaise, nous sommes aux estives de Jizev. En poussant quelques kilomètres plus loin, par un chemin difficile, à peine esquissé entre des rochers, la vue s’ouvre sur les glaciers qui semblent tomber à pic sur les prairies.

De Rubot à Vnukut par le glacier de Vrang

+ 2575 m / – 3150  m 5 jours  Alt. 2775m, 5011m

Rubot, quelques maisons posées à trois mille mètres, dans le vert éclatant de la vallée de Shahktara, contrastent avec l’aridité des montagnes avoisinantes. Notre petite caravane composée de deux ânes, d’un ânier et d’un guide s’en éloigne rapidement, grimpant à flanc d’une colline ocre. Rapidement nous rejoignons une immense vallée où coule un torrent bouillonnant. Les cris de marmottes à longues queues fusent de partout et chacun de nos pas semble sous la surveillance des charmants rongeurs. Jour après jour, et au rythme raisonnable des 300 à 500 mètres d’altitude gagnés entre deux bivouacs, nous progressons avec les sommets étincelant de neige en vue.

Au troisième jour, nous quittons de bonne heure notre camp posé à 4000m, non loin d’un camp d’estive de bergers. Vaches, moutons, chèvres et yacks s’éparpillent dans la montagne, à la recherche de l’herbe grasse qui pousse proche des ruisseaux coulant par centaines à flanc de pente. Un chien de protection de troupeau, vient quémander quelques caresses. La pente se fait plus raide et, concentrés sur l’effort, nous ne voyons pas immédiatement le ciel, jusque-là entièrement bleu, se couvrir de nuages sombres. Les 7000m des pics Marx et Engels disparaissent dans le blanc cotonneux des brumes qui envahissent l’horizon. Tandis que nous traversons un éboulis aux blocs monumentaux, une première averse nous rattrape. Un fin grésil qui, rapidement, se transforme en neige humide et dense. Projetée à l’horizontale par un vent violent, elle nous empêche de profiter du spectacle du lac Vrang, juste en-dessous de nous. Entre deux averses, notre guide Niémat discerne un état d’enneigement inquiétant sur le col de Vrang (5070m) que nous devrions passer le lendemain. La moraine du glacier qui sert habituellement de cheminement est entièrement couverte de neige et d’inhabituelles corniches dominent dangereusement le col. Comme pour hâter notre décision, une avalanche se déclenche dans le lointain. Nos espoirs de passer le col s’évanouissent avec la neige et le vent qui redoublent de violence. Nous décidons de faire demi-tour et de redescendre un peu pour retrouver de meilleures conditions de bivouac avant le retour à Rubot.

Du lac Bulunkul à la vallée de Bardara par le col de Shtik Lozar

+ 6872  m / – 7527 m 11 jours  Alt. 2835m, 4798m

Notre dernier trek au Pamir est le plus long, 9 jours de marche auxquels s’ajoutent deux jours. Deux journées destinées à pallier les imprévus ou à prendre le temps d’une longue halte sur un bivouac remarquable. L’itinéraire démarre non loin de Bulunkul. Étonnant village construit autour d’une station météo installée par les soviétiques. Ici, à 4000m, les appareils enregistrent l’hiver des températures qui plongent régulièrement à -60°C sous abri !! Mais pour l’heure, c’est plutôt la sécheresse et la chaleur qui règnent au bord du lac Yashikul où nous rejoignons notre équipe composée de deux âniers-guides et de leurs trois bourricots. Les premiers jours, nous parcourons la large vallée glaciaire de Langyar, en remontant la rivière éponyme. Les constructions de pierres sèches, cabanes et enclos de bergers, ponctuent chaque fin de journée. Ici, à quatre mille mètres d’altitude, hommes et animaux passent l’été. Les troupeaux de chèvres, moutons, ânes, vaches et yaks sont conduits chaque jour sur les pâturages puis rentrent le soir autour des campements, à l’abri – relatif – des loups, ours et panthères des neiges. Quelques carcasses de ruminants rappellent, ça et là, la réalité de cette vie rude. Au quatrième jour, nous atteignons les trois lacs Ushkul qui ferment la vallée. Le passage vers la vallée de l’Ikht se fait par un col facile, à 4600m. La montée est magique, sous le sommet du Mont Kulin, blanchi de neige et aux glaciers étincelants, si proches qu’on croirait les toucher. Passé les névés qui marquent le col, la cotation “difficile” de ce trek sur le catalogue de Tamera prend tout son sens. La vue s’ouvre sur la vallée creusée par l’Ikht, torrent aux flots rugissants qui entaille un relief vertical. Seuls quelques cairns marquent la direction à emprunter, toute trace de sentier a disparu, et il nous faut avancer d’éboulis monumentaux en berges ravinées, de lits de galets en gués glaciaux. Les plus à plaindre sont indéniablement nos pauvres ânes dont les sabots peinent à trouver des appuis dans le chaos instable. Ce n’est qu’au terme de la journée du lendemain que nous atteignons enfin les eaux turquoises du lac Sarez. Le lit de l’Ikht s’assagit peu avant, méandre et serpente en une immense prairie marécageuse ponctuée de fleurs multicolores. Les arbres, saules, bouleaux et argousiers refont leur apparition et confirment que nous sommes bien descendus à 3400m. Le lendemain, nous remontons l’Ikht, en rive droite cette fois. Moins “casse-patte”, cette journée nous laisse un plus de temps pour admirer les épilobes qui colorent les bords des affluents du torrent, observer les cincles bruns plonger à la recherche d’insectes aquatiques, les bruants fous nicher dans les éboulis.

Après un superbe bivouac dans un décor de prairies et d’eaux qui n’est pas sans rappeler les Pozzines corses, nous reprenons notre itinéraire sur un joli sentier bien marqué et balisé de cairns. La vue se dégage en un panorama inouï sur les vallées profondes, les sommets couverts de neige et de glaciers ainsi qu’une succession de lacs glaciaires. C’est à 4500m, sur les berges de l’une de ces étendues d’eau turquoise, que nous plantons le camp pour deux jours, le temps de récupérer un peu avant le passage du glacier qui nous attend pour la suite. Dans cette ambiance de haute montagne, il est toujours étonnant de trouver une vie discrète mais foisonnante. L’edelweiss du Pamir abonde sur les zones sèches, en compagnie de quelques potentilles. Quant aux zones plus humides c’est une grande primevère rose vif qui semble le plus s’y plaire. Chocards, craves et grands corbeaux occupent l’essentiel de l’espace aérien. La page de cette journée – passée à observer, faire des images, lire et faire une toilette moins sommaire qu’à l’accoutumée – est bien vite tournée.

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Le lendemain, le jour se lève à peine que nous levons déjà le camp pour notre avant dernière journée de trek sur cette Grande Traversée du Pamir. Après une petite heure à gravir une moraine bien raide nous atteignons le glacier du Stikh Lazar. Peu pentu, il constitue le seul point de passage envisageable pour notre petite caravane. Mais très rapidement nous devons nous rendre à l’évidence ; la neige dure recherchée en nous levant tôt n’est pas au rendez-vous et bien que nous flirtions avec les 5000m, tout, autour de nous, fond ! Les petits sabots de nos ânes s’enfoncent inexorablement à chaque pas. Il faut continuellement les aider à se relever. Parviz et Gul’, nos guides-âniers, se démènent sans fin, encouragent les animaux d’une caresse, débâtent régulièrement “blacky”, le plus vieux, pour passer à dos d’homme les obstacles les plus difficiles. La progression est une leçon d’humilité, chaque pas est une victoire. Quand, enfin, nous passons le col, le gps confirme la difficulté du terrain : 5,5 km, 250m+ en … plus de 6 heures sans pause ! Il faut à présent entamer la descente de plus de 2000m. En une journée et demie, d’étroits sentiers en balcons en passage d’éboulis, de passages à fleur d’eau en traversées de gués nous rejoignons alors Bardara. Village animé au cœur de cultures verdoyantes, de champs de blé, de pommes de terre, de pâturages colorés du rose tendre des géraniums sauvages, Bardara nous accueille autour d’un thé pamiri traditionnel, accompagné de pain, de yaourt maison et de fruits du verger. Quelques instants paisibles dans la lumière dorée et qui sonnent la fin de notre trekking et le début de la très longue route jusqu’à la capitale tadjike, Douchanbé.

Grande traversée du Pamir – carnet pratique

Quant faire la Grande traversée du Pamir ?

En juin, les cols restent difficilement franchissables du fait de l’enneigement mais à cette période, les chances d’observer la faune qui descend “bas” en altitude pour trouver à manger sont grandes. En juillet, période à laquelle nous avons effectué notre parcours, quelques cols peuvent être encore délicats à passer mais le spectacle d’un paysage couvert de fleurs sauvages mérite de prendre le risque de ces difficultés. En août les cols sont bien dégagés, la vie bat son plein dans les camps de bergers. Septembre marque déjà le retour des intempéries.

Comment y aller ?

L’accès au Pamir se fait, par avion, via la capitale tadjike, Douchanbé. Les vols sont opérés via la Turquie, les Emirats Arabes Unis et la Russie. La compagnie Turkish Airlines propose des vols vers le Tadjikistan depuis Paris et de nombreuses villes de région avec escale à Istanbul.

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Avec qui partir ?

Ce trekking, personnalisé, a été réalisé avec Tamera, sur la base du séjour Grande traversée du Pamir. L’agence s’appuie sur une longue expérience et un réseau de partenaires locaux de confiance avec qui elle a tissé des relations privilégiées.

Quelles difficultés ?

Coté “difficile” par l’agence Tamera, ce voyage – et en particulier le trekking “du lac Bulunkul à la vallée de Bardara par le col de Shtik Lozar” – reçoivent la cotation “très difficile” à l’IBP index. La permanence à des altitudes très élevées (3400m – 4870m), la progression hors sentier, en éboulis, sur glacier, … imposent d’arriver bien entraîné.

Quelles précautions de santé ?

Comme pour tout séjour en haute altitude, on ne peut que recommander au trekkeur d’effectuer préalablement une consultation de médecine de montagne et un test à l’hypoxie dans un centre adapté. Cette consultation permet de mieux connaître ses prédispositions génétiques à une bonne acclimatation à l’altitude et d’évoquer, avec le médecin, le parcours d’acclimatation prévu pour éviter le mal aigu des montagnes qui continue à faire de nombreuses victimes chaque année.
Aucun vaccin n’est obligatoire pour voyager au Pamir tadjik. Cependant, les conditions sanitaires n’étant pas aux standards de nos pays occidentaux, mieux vaut être à jour des vaccins et rappels diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite DTCP, typhoïde et hépatites A et B. Un vaccin contre la rage est recommandé car les temps d’accès aux soins sont longs en raison d’infrastructures routières en mauvais état, et une évacuation peut nécessiter plusieurs jours. Enfin, en altitude où la disponibilité en oxygène est fortement réduite (50% d’oxygène seulement à 5000m) les maladies infectieuses respiratoires ont des conséquences qui doivent amener à être vigilant avec les risques de Covid-19 et prendre les précautions nécessaires, tant pour soi que pour les personnes rencontrées.
La présence de troupeaux, même à haute altitude, et l’absence de système de traitement des eaux potables imposent de traiter l’eau et de rester vigilant sur la consommation de fruits non pelés et crudités.

Quel équipement prévoir ?

Pour marcher on adoptera le traditionnel système trois couches (haut et bas), ainsi qu’une bonne paire de chaussures montantes, indispensables pour protéger les chevilles lors des nombreux passages d’éboulis. Une paire de crampons neige légers type Petzl leopard peut apporter un confort et une sécurité certains lors de la traversée de certains névés. Des sandales faciliteront le passage des rivières. Chapeau couvrant, lunettes de soleil catégorie 4, bonnets et gants compléteront la protection. Au bivouac, une bonne doudoune, un matelas isolant type Therm-a-rest X-therm ou Sea to Summit Ether light X-therm complété d’un sac de couchage -10°C confort garantiront des soirées réparatrices. Ne comptez pas réparer un oubli sur place, il n’y a presque aucun équipement disponible au Tadjikistan.

Comment voyager responsable sur la Grande traversée du Pamir ?

Le trekking au Tadjikistan en est à ses débuts. Cela signifie que les standards ne sont pas encore bien établis et qu’il VOUS appartient de veiller à la sécurité et au bien-être de ceux avec qui vous voyagez, pouvant facilement se mettre en danger (sur-charge, sous-équipement, …) pour des raisons de budget ou de disponibilité des équipements.

Bien être des personnes

Les guides et âniers “locaux” sont certes plus résistants que nous et plus habitués aux conditions parfois difficiles (météo, itinéraires, …), mais veiller à ce que leur équipement soit a minima approprié (sac de couchage et vêtements adaptés au climat, chaussures de marche, …) est important afin de ne pas les mettre en danger. Il peut être intéressant d’emmener avec soi des vêtements ou du matériel dont on n’a plus l’utilité (mais en bon état) afin de les équiper.

Bien être des animaux de bât

Dans ces contrées, la vie est dure pour les hommes comme pour les animaux. Néanmoins, il est possible d’éviter des souffrances inutiles en prévoyant suffisamment d’animaux de bât afin qu’ils ne soient pas surchargés, ce qui mettrait leur santé et leur vie en péril (notamment lors des passages étroits en bord de rivière ou aériens, dans les éboulis, …). Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur le poids que porteront les animaux et à demander d’étoffer les effectifs si nécessaire; les pratiques vis-à-vis des animaux sont très variables d’un pays à l’autre (et d’un homme à un autre), exiger que les animaux soient bien traités (ni battus ni malmenés) est un préalable à poser avec votre équipe.

Faune, flore

Rester discret, ne pas cueillir la flore sauvage, ne pas approcher la faune, ne pas faire de feux sont des règles de base pour profiter durablement de la nature. Ici, à très haute altitude, tout dérangement durant la belle saison se traduit par une réduction drastique des chances de survie durant un hiver particulièrement hostile. Amener avec soi une paire de jumelles pocket accroît les chances d’observations et minimise les interactions négatives.

Déchets

Le pays ne dispose d’aucune infrastructure de traitement des déchets digne de ce nom. Ramener ses déchets chez soi – a minima tous les objets et emballages venant d’Europe et en particulier les batteries et médicaments hors d’usage – est un minimum. Réduire le plus possible le recours aux produits inutilement emballés est tout à fait possible en en discutant avec votre agence. L’usage de filtres à eau permet, par exemple, d’éviter la consommation d’eau en bouteille et la production de déchets plastiques.

Pour en savoir plus ?

Il existe malheureusement assez peu d’ouvrages pour préparer son voyage au Pamir tadjik. Le chapitre “Tadjikistan” du Lonely Planet “Asie centrale” constitue une première introduction, un peu maigre. On peut la compléter avec la lecture des ouvrages suivants.

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