Hesteyri – Látravík

Destination : Islande | Activité : Randonnée  | 


1er jour de notre trek dans l'Hornstrandir entre Hesteyri et la baie de Látravík. Une étape courte mais intense en raison de la météo capricieuse.
Posté le :


  • D+ : 285 m
  • D- : 275 m
  • Distance : 8,5 km
  • Temps de marche : 4h30

Nous quittons Hesteyri et ses quelques maisons. Aucun des passagers du bateau ne prend notre direction. Un couple longe la plage, et les quatre vidéastes animaliers français restent à Hesteyri pour quelques jours. Nous voilà seul au monde, into the wild.

A la sortie d'Hesteyri

1ers névés

Dès que nous prenons de l’altitude, nous traversons nos premiers névés. Et cela dès 125 mètres au niveau du niveau de la mer. Ça promet !

Le chemin, recouvert par la neige en très grande partie, passe entre les sommets Kagrafell (507 m) et Búrfell (498 m) en longeant la rivière Heysterara au début. Il est assez rectiligne. L’itinéraire est assez évident, même sans balise. Au pire en cas de brouillard, nous avons le GPS en plus de la carte.

Au passage du col sans nom, nous manquons de décoller. Le vent est en furie. Bien que nous ayons fini notre ascension, la partie la plus rude reste à venir. Tout le plateau n’est qu’un énorme névé sans relief. Le vent nous fait face. Il faut batailler pour avancer. Nous suivons d’énormes cairns pour nous orienter. Il se met à pleuvoir. Le vent redouble et nous fouette latéralement. Nous peinons de plus en plus à avancer et à garder notre équilibre. La bâtons sont d’un précieux soutien.

Les névés ne tardent pas à arriver

La cabane providentielle

La baie de Látravík est en vue. Je pense de plus en plus à notre bivouac. Où allons-nous poser la tente ? Et arriverons-nous même à la planter avec cette tempête ? Nous descendons dans l’herbe détrempée. Il nous reste un bras de rivière à traverser pour rejoindre la plage. Nous slalomons entre les nombreux ruisseaux éphémères formés avec la fonte de la neige. Plusieurs fois, nous nous enfonçons les pieds dans des mares de boue jusqu’à hauteur des chevilles. Quelle galère ! Face à la rivière, nous évaluons la traversée. Une vingtaine de mètres. Seul problème. Le niveau d’eau semble très élevé. Sans doute au dessus des hanches. Nous décidons de ne pas traverser dans la tempête. Nous commençons à avoir froid. Il serait stupide de tenter une traversée. Nous cherchons donc de ce côté-ci de la rivière un emplacement pour la tente. La moindre zone d’herbe est complètement imbibée d’eau. Nous voyons la cabane de Stakkadalur.

Sur le plateau, nous suivons les cairns

Nous y allons avec l’idée de planter la tente autour. Vue de l’extérieur, la cabane semble en très bon état. Personne à l’intérieur. A notre étonnement, elle est ouverte. Nous y entrons pour nous abriter et attendre que la pluie et/ou le vent cessent. Puis devant tant de confort et comme la météo ne s’améliore pas après deux heures passées à l’intérieur, nous décidons d’y rester pour la nuit. Même s’il ne fait que 10°C à l’intérieur, nous serons mieux que dehors.

La vue depuis la cabane de Stakkadalur

On finit par déballer les sacs à dos, à préparer le couchage et à sortir les plats lyophilisés pour prendre le repas. Nous ne tardons pas à nous coucher.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



https://www.gregoryrohart.com

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