Informations pratiques

Destination : Equateur » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Alpinisme  | 


Informations pratiques pour organiser son trekking en Equateur
Posté le :


L’Equateur a deux grandes chaines de volcans, orientées Nord-Sud. Ces chaines sont parfois appellées "Cordillères", ce qui est faux : les volcans sont isolés (et donc d’un accés relativement facile).
Du N au S, à l’Ouest : le Cotocachi, le Guagua Pichincha (prés de Quito), les Ilinizas, le Carihuairazo et le Chimborazo.
A l’Est : le Cayambe, le Sara Urcu, l’Antisana, le Cotopaxi, l’Hermoso, l’Altar et le Sangay.

Entre les deux, des hauts plateaux où sont situées les agglomérations les plus importantes. La Panaméricaine, seule route importante du pays, emprunte ce couloir.

Quelques livres :

Guide de voyage :

– Lonely Planet: "Trekking in the Central Andes" – 2ème édition – Juin 2003

– Guide du Routard "Equateur

Les guides de randonnée et d’escalade :

– "Ecuador, a climbing guide ", de Yossi Brain (Cordee 2000) : les voies d’ascension de toutes les montagnes d’Equateur sont décrites en détails. L’ouvrage comporte également des chapitres généraux fort intéressants, sur l’historique des ascensions, ainsi que des conseils pratiques.

– "Trekking and climbing in the Andes ", Val Pitkethly & Kate Harper (Stackpole Books 2002) : 26 treks dans les Andes sont décrits en détails, avec des photos. Parmi ceux-ci, 4 treks en Equateur.

– Et, bien entendu, si vous le trouvez, et si vous êtes prêt à payer, le livre de Edward Whymper : "Travels amongst the great Andes of the Equator" (John Murray 1892). Aprés le drame de la première ascension du Cervin, et des polémiques qui ont suivi (la corde a-t-elle été coupée volontairement ?), Whymper a préféré se faire discret dans les Alpes, mais il souhaitait évidemment continuer à grimper… Il a eu alors l’idée d’étudier le comportement de l’organisme en haute altitude. L’Himalaya étant alors inaccessible, pour des raisons politiques, il décide d’explorer l’Equateur, alors fort peu connu, et qui comporte également de trés hautes montagnes. Son voyage a duré environ 6 mois (fin 1879 à mi-1880), pendant lesquels il a systématiquement gravi les sommets importants d’Equateur, souvent pour la première fois. Son voyage ayant essentiellement un but scientifique (?), il a recueilli de trés nombreuses observations sur la faune, la flore, la géologie et les altitudes des sommets visités. La lecture de ces notes est parfois un peu lassante, mais on n’est pas obligé de tout lire, et ce voyage est extraordinaire. Simple et extrêmement précis, teinté d’humour, le style de Whymper est trés agréable.

Ces ouvrages peuvent être commandés auprès d’Amazon, la Fnac ou Alapage.

Les Dépenses :

Nous sommes passés par Madrid, de façon à rester avec la même compagnie aérienne (Iberia), et simplifier ainsi les problèmes éventuels de bagages (nous avons eu des problèmes au retour – sans conséquence donc).

Hôtel à Quito (deux nuits en arrivant, et une nuit avant de repartir) : Hotel Posada del Maple (voir le Routard). 28 $ la chambre double, petit dej compris. Sympa et propre. Trés bien. Une visite des vieux quartiers s’impose – et il faut de toutes façons commencer l’acclimatation à l’altitude.

Hôtel à Latacunga (qui nous a servi de base) : Hotel Tilipulo (Rue Guyaquil, en plein centre – voir Routard – hoteltilipulo@hotmail.com). 18 $ la chambre double, petit dej en sus. Propre et sympa, mais les chambres sur la rue peuvent être trés bruyantes, surtout le samedi soir…

Transports publics trés bon marché (1,5 $ pour aller de Quito à Latacunga…) mais trés corrects et trés fréquents.

Restaurants excellents à prix modiques (aux environs de 5 $ par personne). Les viandes grillées sont superbes – et trés abondantes. Le vin est cher, car importé, mais la bière est bonne.

Agence de trek/alpinisme : pour diverses raisons, nous n’avons pu préparer notre séjour avant de quitter la France. Nous avons donc improvisé sur place, en préférant nous baser au plus prés des montagnes : Latacunga. L’agence Tovar (Fernando Tovar – tovarexpeditions@hotmail.com) est située à côté de l’hôtel Tilipulo (au coin des rues Quito/Guyaquil), et nous a apporté un service absolument parfait : grande compétence et grande gentillesse du patron, Fernando, guide de haute montagne, qui a fait l’ascension de nombreux sommets en Amérique du Sud, guide et "arriero" parfaits, repas extraordinaires, totale disponibilité pour s’adapter à nos demandes… et parfaitement à l’heure à tous les rendez-vous !

Nous avons choisi de faire un trek d’acclimatation avec guide et cheval de bât, car, d’une part, nous ne souhaitions pas porter les énormes sacs nécessaires à une autonomie de plusieurs jours, d’autre part les cartes sont imprécises (et les sentiers inexistants), et enfin le trek donne l’occasion de faire vraiment connaissance avec des Equatoriens – et nous n’avons pas été déçus !

Le coût du trek a été de 60 $ par personne et par jour (tous frais compris, incluant le transport, l’entrée au parc, la nourriture, le cheval, le matériel, etc…). Pour les ascensions, nous étions seulement accompagnés par Israël, qui a porté la nourriture. Tous frais compris (transport, entrée au parc, refuge, prêt de matériel, etc…) : 140 $ par jour et par personne. Les sommes ne sont pas négligeables, mais le service rendu est à la hauteur – et, finalement, nous avons ainsi contribué directement à l’économie locale…

Notre guide, Israël Paez. :

D’une sensiblité rare, il adore "ses" montagnes, et fait l’ascension du Cotopaxi toutes les semaines, qu’il ait ou non des clients… Il a vécu en Allemagne, et parle donc parfaitement cette langue.

(et il cherche désespérément la femme idéale, qui aime les montagnes autant que lui… Me contacter si vous voulez son adresse…)

Oswaldo, notre "arriero", d’une gentillesse et d’un dévouement touchants. Il a pris soin de nous comme un vrai père !

A emporter :

– N’étant pas certains de trouver sur place un matériel de qualité, nous avions emporté notre tente. En fait, l’agence dispose de tentes excellentes (elle doit bien résister au vent et surtout à la pluie, fréquente et violente). Pour les ascensions, nous avons couché dans les refuges (et nous avons eu la chance d’y être presque seuls)

– Sac de couchage (à emporter également en refuge) + matelas (qui peut être prêté par l’agence).

– Vêtements chauds et coupe-vent Gore-Tex avec capuche : le trek s’est déroulé entre 3800 et 4000 m d’altitude, la température est souvent basse, et les orages fréquents (grêle et neige)

– Bonnes chaussures de trek étanches (Gore-Tex).

– Nous avions emporté nos chaussures de montagne et nos crampons, mais l’agence peut en louer. Nous leur avons emprunté les piolets, ainsi que les baudriers. Le guide a utilisé sa corde.

– Un (ou plusieurs !) appareils photos !

Il est évidemment fortement conseillé de protéger le contenu du sac à dos dans des sacs plastique du type Ziploc.

vingt − 14 =