Jusqu’au lac turquoise de Ptchikoul et la vallée d’Artcha Maïdan

Destination : Tadjikistan » Asie | Montagne : Monts Fanskye | Activité : Randonnée  | 


Jusqu'au lac turquoise de Ptchikoul et la vallée d’Artcha Maïdan - Trek aux monts Fanskye
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Alors que nous n’avions pas jusqu’ici rencontré âme qui vive, nous sommes tombés, dès le départ le lendemain matin, sur un campement tadjik. Ce campement, comme tous ceux que nous rencontrerons au cours de ce trek, est peuplé exclusivement de femmes et d’enfants, les hommes travaillant en ville pendant l’été. Contrairement à ce que l’on peut voir dans bien des pays musulmans, ces femmes accueillent le touriste avec le sourire et se laissent volontiers photographier. Mais bien évidemment, nous ne sommes pas les premiers à passer par ici, l’usage est de leur offrir des menus objets en échange du yaourt qu’elles nous font goûter (je retrouverai des scènes analogues au cours de l’été suivant au turkestan chinois, dans des montagnes il est vrai elles aussi de peuplement tadjijk).

Nous avons ensuite rejoint, par un sentier en balcon, la lac turquoise de Ptchikoul, l’un des plus beaux et des plus spectaculaires de ce trek. Mais le sentier pour y arriver était quelque peu aérien ! C’est au niveau de ce lac que nous rejoignons l’itinéraire que nous aurions normalement dû emprunter si nous avions démarré des lacs de Merzougor. Une fille de notre groupe (Caroline si mes souvenirs sont bons) n’a pas pu résister à l’envie de se baigner dans ce lac, mais je ne l’ai pas imitée.

Nous avons ensuite rejoint la vallée principale, celle d’Artcha Maïdan, que nous descendrons ensuite pendant deux jours. Le camp du soir n’était plus qu’à 1800 m d’altitude, il n’y faisait donc pas froid du tout. La même Caroline a opté pour une nuit à la belle étoile plutôt que sous sa tente, et pour le coup, je regrette de n’en avoir pas fait autant. Car le ciel était très clair et il n’y avait pas de lune.

L’étape du lendemain dans la vallée d’Artcha Maïdan, était quasiment plate et parfois monotone, surtout quand nous devions suivre une piste 4 × 4 (heureusement sans circulation). Il faisait assez chaud (ce qui moi ne me dérange pas trop). Les paysages, très arides, faisaient un peu penser au sud marocain, d’autant que les sommets enneigés des monts Fanskye demeuraient invisibles (masqués par d’autres montagnes). Voici ici un aperçu du paysage.

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