La Maline à Rougon

Destination : Provence Alpes Côte d'Azur » France | Montagne : Verdon | Activité : Randonnée  | 


Jour 4 de notre randonnée dans le Parc Naturel du Verdon du refuge de la Maline à Rougon. Aujourd'hui, nous empruntons le mythique sentier Blanc-Martel, pour découvrir l'intérieur des Gorges.
Posté le :


Carnet : Randonnée dans le parc naturel régional du Verdon
  • 16km
  • D+ : 1030m
  • D- : 971m

Réveil au refuge CAF de la Maline. Le refuge est tout neuf, j’ouvre les volets, la vue est fascinante, fantastique. Nous descendons, le petit déjeuner est aussi fantastique, pain tout chaud, confitures, jus d’orange… ça nous change des céréales avec lait en poudre du bivouac.

Aujourd’hui, 2 parties, le secteur des gorges par le sentier Blanc-Martel. Ce sentier de 15km a été mis en place des 1928 par le Touring Club de France. Il porte ce nom depuis 2005 en hommage au spéléologue parisien Edouard-Alfred Martel et à Isidore Blanc, l’instituteur de Rougon qui servit de guide au spéléologue. Ce sentier est une partie du GR4, l’objectif du jour est de rejoindre point sublime, puis Rougon.

Nous commençons, directement, par 2km de descente et 335m de dénivelé négatif. L’itinéraire suit un sentier de découverte. Il est large, facile, bien aménagé, quelques escaliers pour simplifier certains passages, le réveil des muscles est facile. Nous sommes dans les premiers, nous croisons un chamois du Verdon.

Arrivée en bas, à droite, le début du sentier de l’Imbut, nous y reviendrons l’année prochaine, à gauche, le sentier Blanc-Martel. Nous avançons tranquillement, profitons des belvédères, les vues proches du Verdon sont splendides.

Le calme est de rigueur. Nous avons discuté avec Pascale qui tient le refuge de la Maline, le WE de l’Ascension est un des plus gros WE de l’année, tous les clubs motorisés sont de sortie et tournent sur les routes du Verdon… Aujourd’hui, nous sommes Lundi, le WE est fini, nous n’entendons plus les motos.

A plusieurs reprises, le Verdon se laisse approcher, effleurer, même si nous ne le voyons pas, nous l’entendons. Par endroit, se révèlent des spots de bivouacs idylliques. Nous traversons une foret au fond du canyon, c’est impressionnant de se dire que nous sommes au fond d’une gorge.

Nous bifurquons vers la Mescla, lieu de rencontre de l’Artuby et du Verdon ; ce nom vient de Mesclun qui signifie mélange en Provençale.

Nous avons de l’avance sur le programme, nous faisons une pause a la Mescla, le spectacle est impressionnant, l’endroit se prête à la méditation et au repos. Nous sommes seuls, nous sommes au calme et nous avons le loisir d’observer le bal des truites dans le courant.

Un groupe arrive, il est temps de reprendre la marche. Nous rebroussons chemin et reprenons la suite du GR4, Quelques passages un peu plus délicat se succèdent, une rambarde, des blocs à descendre ou à monter, ça remonte jusqu’au belvédère avant la fameuse brèche Imbert.

La brèche Imbert est connue pour ses échelles qui permettent le passage de l’étroite cheminée de la grande brèche. Elles ont été édifiées en 1920 par Iwan Imbert, responsable du sentier à l’époque. Cet ouvrage a été réalisé à l’époque par les habitants des environs, 152 marches métalliques et 67 marches en bois. Plus de 5 tonnes de matériaux acheminés à dos d’homme et de mules avaient été nécessaires. En 2012, l’ouvrage vétuste a été entièrement remplacé. La vue des escaliers est vertigineuse.

La chaleur est écrasante à l’intérieur du canyon, chaque zone d’ombre est l’occasion d’une pause pour boire une gorgée d’eau. Nous continuons doucement notre cheminement et descendons vers la plage des baumes Fères. Ensuite, la montée durera plus d’une heure, sous un soleil de plomb, tantôt forêt, pierrier, sentier rocailleux. L’eau bleuté du Verdon se découvre depuis les hauteurs, les rapides s’enchainent, les vues sont splendides.

Nous avons l’impression que ce canyon ne terminera jamais, nous n’avons pas l’impression d’en voir la fin.

Enfin, un long faux plat d’environ 45min nous permet de nous reposer, de marcher sans réfléchir en profitant juste de l’endroit. Nous arrivons au belvédère de Trescaire, début du couloir Samson.

Nous entrons dans le premier tunnel, 110m, puis le deuxième, plus impressionnant, 670m, lampe frontale obligatoire. Après une belle montée, nous arrivons au parking du couloir Samson, encore une chaude et difficile montée pour atteindre point sublime et sa horde de touristes. Il est 15h30, il fait chaud, le panneau nous indique encore 1heure de montée pour Rougon. Nous décidons de faire une pause et nous nous arrêtons à l’auberge du point sublime pour une eau gazeuse pétillante bien fraiche.

Nous repartons et monterons à Rougon en 20minutes… les vues lors de la montée vers Rougon sont superbes.

Le gite d’étape le mur d’abeille nous attend, sa terrasse exceptionnelle s’offre à nous pour observer le vol des vautours fauves au-dessus de nous. Nous dormons dans une ancienne maison de berger typique des villages du Verdon, la vue de la chambre est sublime ; la nuit sera réparatrice. 

A propos de l'auteur

Passionné par les voyages, et la découverte des pays, des capitales, des populations et de la cuisine étrangère, j'ai découvert le plaisir de la marche d'abord dans le Connemara, en Jordanie puis dans les parcs Américains (Bryce, Zion, Canyonland, etc...) Aprés 3 voyages quasi consécutifs de randonnées aux USA, j'ai franchi la ligne pour ...



http://AlexRLille