La pointe de Patara

Destination : Turquie » Moyen-Orient | Activité : Randonnée  | 


Pour cette avant dernière étape sur la « Lycian way », nous entrons dans la pointe de Patara par le sentier intérieur. Ville natale d’Apollon, Patara a été la cité la plus influente de Lycie. Aujourd’hui, les restes archéologiques se visitent près de la longue plage de sable clair.
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Carnet : Lycian Way

Akbel – Patara

  • D+ : 174 m
  • D- : 386 m
  • Distance : 12,9 km
  • Temps de marche : 4h30 (sans la visite de l’antique Patara)

Panorama sur la vallée d'Esen et ses serres à tomates

Il fait très lourd quand nous quittons Akbel. Nous achetons des oranges dans le centre du village et poursuivons plein sud. Nous traversons la route principale. Les véhicules défilent à vive allure. Au delà de l’asphalte, quelques beaux emplacements de bivouac au cœur de la forêt mais sans eau.

L’itinéraire se poursuit en balcon au dessus de la vallée de l’Esen. Comme la veille, nous surplombons les serres à tomates. Le rythme est bon ; nous rejoignons Delikkemer assez rapidement. Nous y reviendrons demain pour boucler le tour de la pointe de Patara. Nous prenons le sentier de l’intérieur des terres. Nous croisons une source. Nous en profitons pour nous désaltérer et manger une orange. Vu notre progression, nous décidons de manger à Patara (Gelemis).

Deux itinéraires sont possibles pour rejoindre Patara

La station balnéaire ressemble à un village fantôme. Il y a toutes les infrastructures touristiques (hôtels, restaurants, boutiques…) mais pas de touristes ou très peu. Avril n’est pas l’été à coup sûr. Nous nous installons à la Golden Pension (70 TL la chambre de trois personnes) et déjeunons.

Patara à 1 km

Nous consacrons la fin de l’après-midi à la visite du site archéologique lycien de Patara (5TL/personne).
Ville natale d’Apollon, Patara a été la cité la plus ancienne et la plus importante de Lycie. Elle était aussi la seule porte sur la mer même si aujourd’hui le port est englouti sous les marécages. Nous entrons par le nord ; nous ne tardons pas à passer la porte monumentale construite en 100 après J.C. par le gouverneur Romain Mettius Modestus. Des nécropoles et des sarcophages jouxtent la route. Nous poursuivons notre visite vers la mer. Nous marchons sur la voie antique la plus large de toute l’Anatolie dans les pas d’Alexandre le Grand qui l’a foulé sans la détruire.

Patara

Nous passons l’Agora en cours de rénovation et entrons dans le théâtre. En comparaison avec Xanthos, Letoon et Pydnai, à Patara, on se rend mieux compte de ce que fut la cité lycienne. En fermant les yeux, on s’imagine très bien les basiliques, les tombes, la citerne, le port, les rues et ses milliers d’habitants drapés dans un élégant tissu.

Théâtre de Patara

Nous poursuivons jusqu’à la plage. Longue trainée de sable clair, elle n’a été que très peu exploité touristiquement pour protéger les tortues qui viennent y pondre leur œufs. On n’y trouve qu’un seul resto/bar bien loin des ambiances d’Izmir ou de Bodrum. Je lui préfère néanmoins Kabak beach, plus intimiste et plus hippie.

La nuit, combat singulier avec les moustiques. Et oui, si le port est enseveli sous les marécages, d’autres ennemis, plus sournois, attaquent les voyageurs dans leur sommeil. 

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



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