Lac Coronas – Refuge d’Arbolle

Destination : Italie | Montagne : Alpes ; Val d'Aoste | Activité : Randonnée  | Agence : UCPA 


5ème étape de notre trek dans la vallée d'Aoste entre le Lac Coronas et le Refuge d’Arbolle
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Carnet : Trek dans le Val d'Aoste au cœur des géants des Alpes
  • D+ : 1263 m
  • D- : 1477 m
  • Distance : 13 km
  • Temps de marche : 10h15

Avec Georges-Antoine, je ne puis pas dire que nous ayons trouvé un emplacement de bivouac très plat. Le dos est courbaturé de s’être contorsionné toute la nuit.

Peu avant le départ, un troupeau de vaches remonte la vallée. Il passe à proximité de nous. Une vache semble bien intéressée par le sac de Romain. Mais que cache t-il dedans pour faire autant d’effet à Marguerite ?

Lago Coronas

On quitte le lago Coronas lorsque le soleil commence à se refléter sur les eaux du lac. On monte en direction des lacs de Lussert. Quelques autres tentes ont été plantées ici aussi mais leurs occupants sont moins matinaux. Dernières vues sur le Grand Paradis avant de rejoindre le col des Laures (3 035 m) qui s’ouvre sur les paysages du second jour : Grand Combin, Cervin et Mont Rose pour les 4 000 et lac long des Laures plus bas dans la vallée. Avec l’altitude, la prairie alpine a laissé place à un large pierrier. La descente du col est assez chatotique. Bien que le pierrier soit aussi dense, je préfère finalement la montée au col d’Arbolle (3 154 m). Quelle ambiance de haute-montagne. J’adore !

Massif du Grand Paradis

Au col, le panorama sur le Mont-blanc est exceptionnel avec lago Gelato au premier plan. Entouré d’un immense pierrier et de quelques névés, il a belle allure avec son bleu turquoise. Guillaume semble subjugué par le paysage. Le panorama est parfait pour la photo de groupe de la semaine.

Entre le col des Laures et le col de l'Arbolle

L’étape est loin d’être terminée. On descend le vallon jusqu’à l’intersection en prenant le temps de nous amuser sur un névé. Là, le groupe se divise en deux : ceux qui restent là à attendre en raison de leurs pépins physiques (ampoules, mal de dos, fatigue) et les autres qui montent au col des trois capucins (3 241 m) ou au sommet du Mont Emilius (3 559 m). Le chemin jusqu’au col est aisé. A noter la présence d’une source en cours de route. Elle servira dans la descente. Après, le balisage est plus discret. Les mains servent pas mal pour passer les rochers. Mon vertige me cloue sur place à 3 200 m d’altitude. Carole, Rémi, Antonin, Georges-Antoine iront au sommet avec Jacques alors que Guillaume s’arrêtera, pris de vertiges physiques, un peu au dessus de moi. Dans la descente, on constatera qu’il y avait une trace plus facile à suivre. J’aurai peut-être pu aller au sommet. Dommage. Mais honnêtement, je m’en fou. Cette semaine de trek est tellement démentielle que j’ai mon plein de paysages hallucinants.

Vue sur le Mont-blanc depuis le col des Laures

Panorama à 3200 m où je me suis arrêté dans l'ascension du mont Emilius

Le Mont Emilius portait le nom de « Pic des 10 heures » jusqu’en 1839, date à laquelle Emilie Argentier, une adolescente de 14 ans grimpa la montagne. C’est l’alpiniste Georges Carrel qui propose de rebaptiser le sommet pour promouvoir la pratique de la montagne pour tous à une époque où les femmes restaient au foyer. Carole est un peu notre Emilie.

Entre le sommet du mont Emilius et le refuge Arbolle

On rejoint le reste du groupe et on file tranquillement vers le refuge Arbolle (2 507 m). Confortable, équipé de douches chaudes, il offre aussi un joli panorama sur le Grand Combin. Fatigués, nous le sommes tous mais la joie se lit sur tous nos visages. C’est qu’on prend conscience d’avoir vécu une semaine de dingue. Un trek de fou avec une météo parfaite. Forcément ça se fête. Allez génépi pour tout le monde !

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



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