Lagune Azul – Rio Momolluco

Destination : Chili » Amérique | Montagne : Andes ; Patagonie | Activité : Randonnée  | 


Troisième jour de trek dans le parc national Villarrica entre la lagune Azul et le Rio Momolluco avec un court passage par l'Argentine.
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Carnet : Patagonie : trek dans le parc national Villarrica

  • 7h00 – 29km – +730/-1250m

Le soleil vient me réveiller dans la tente, c’est des plus agréables. Un dernier coup d’œil sur la lagune et je remets mon sac sur le dos. Je commence par longer l’impressionnant champ de lave qui débouche sur un univers toujours aussi minéral. Des grandes étendues arides me font face, j’ai l’impression d’être de retour en Islande, la pluie en moins… L’itinéraire emprunte un chemin lunaire, je marche dans du sable gris, contourne des cirques de cratères, survole une belle crête, pour finir par arriver à un point de vue sur la grande et magnifique lagune Blanca.

Par contre, comme à chaque passage en zone volcanique, je suis encerclé par les taons… J’ai du coup, beaucoup de mal à me poser pour prendre des photos, sans me faire attaquer. En plus, ils m’en gâchent pas mal, j’en ai toujours un dans le champ de vision !

A un moment, au vu de l’itinéraire que je suis et du relief qui m’entoure, je me dis que je suis en train de faire un crochet par l’Argentine. Mais ma carte, celle du parc, me dit que non, que le sentier reste côté Chilien. Je suis pourtant sûr du contraire… (J’en aurai la confirmation après le trek, en visualisant des cartes plus sérieuses).
Une fois revenu au Chili, je retrouve de la verdure, mais aussi des zones très humides, marécageuses. Une nouvelle fois, le paysage change du tout au tout. Ici tout est vert, luxuriant. Je m’enfonce dans la forêt et je finis par arriver à la plage de sable noir de la lagune Las Avutardas. Un lieu idéal pour une petite sieste après avoir dégusté mon pain sec.

L’après-midi se poursuit essentiellement en forêt, jusqu’à ce que j’arrive sur la piste qui conduit vers l’Argentine. Toutefois, avant de passer la frontière, je pénètre dans une nouvelle vallée, celle de Momolluco, afin de rejoindre le pied du volcan Lanín. Mais pour l’instant, je me cherche un petit coin pour la nuit. Dans cette vallée étroite, je ne trouve qu’une toute petite prairie, au bord d’une rivière. Même si elle est déjà occupée par des vaches, je décide de m’y installer. Ce n’est pas bien grave, elles me tiendront compagnie.

A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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