Le Kanji-la

Destination : Inde » Asie | Montagne : Himalaya ; Ladakh | Activité : Randonnée  | 


Le Kanji-la - Rangdum - Lamarayu
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  • D+ : 850
  • D- : 1020
  • Temps de marche : 6h30

Au matin, le chien est toujours là. Nous l’avons entendu grogner dans la nuit. Il est persévérant. Nous nous sommes levé à 6h30, pour partir à 7h40. Il a plu pendant la nuit et plus haut un peu de neige est tombée. Nous rejoignons au bout d’une demi-heure l’entrée de la vallée montant au Kanji-La qui lui semble couvert de neige. Il est de nouveau nécessaire de traverser la rivière à gué, pieds nus. C’est très froid. Le chien, quant à lui, hésite à traverser les rapides, mais il l’a déjà fait et sait maintenant que c’est possible. L’ascension du Kanji-La commence. Il est vite avantageux de rester dans les gorges pendant une heure plutôt que de subir des dénivelés inutiles au-dessus des gorges. Et puis, c’est amusant de trouver le meilleur chemin sans cesser de traverser la rivière. La montée se fait ensuite dans du pierrier et c’est beaucoup moins drôle.

Il nous faudra quatre heures en tout pour atteindre le col. Anthony souffre dans la montée : il n’a plus de forces. Nous déjeunons au sommet (5150m) et faisons une petite sieste avant de redescendre de l’autre côté, beaucoup plus enneigé car en versant nord. Le glacier est toujours là à cette saison et nous le longeons rive gauche de la rivière qui y coule. Nous continuons ainsi notre route dans les pierriers, toujours suivis de près par le chien. Arrivés au surplomb de la rivière Kong, nous faisons une pause pour admirer le paysage. Alors que la végétation était beaucoup plus importante au sud-ouest du Kanji-La, nous avons retrouvé les terrains secs du premier trek dont nous nous rapprochons géographiquement. La descente jusqu’à la rivière est raide et, après avoir traversé, nous trouvons une étonnante et belle étendue de sable clair sur la rive gauche pour poser le camp. Il est 16h15. Cela nous laisse le temps de sécher la tente avant de nous reposer de cette journée qui a fait resurgir les douleurs aux tendons d’Achille de Nicolas.

Nous n’avons aperçu aucun trekkeur jusqu’à présent car cette randonnée est moins connue et un peu plus difficile. Par contre, nous avons rencontré 2 zanskaris qui descendaient du col avec une dizaine de mules chargées.

Ce soir, nous mangerons des nouilles instantanées ‘Mayos’ trouvées dans les magasins-clones de Padum.

nicotravel
A propos de l'auteur

Sportif, contemplatif et amoureux des voyages, a la recherche de paysages inedits et de rencontres d'autres cultures...



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