Le long du Djebel Bani

Destination : Maroc » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | Agence : La Balaguère 


Nous longeons la chaîne de montagne du djebel Bani, frontière naturelle entre l’Atlas et le Sahara, en traversant un large reg quasiment dénudé de végétations. Quasiment...
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Carnet : Dunes et oasis du sud marocain
  • Temps de marche : 6h30

Se réveiller à l’aube avant le lever du soleil, déplier la tente pendant que l’équipe saharienne prépare le petit-déjeuner. Il ne fait pas froid. Cette nuit, j’ai pu relever une température de 10°C dans la tente. Je teste la MSR Hoop. J’ai eu un peu de mal à la monter hier soir dans le noir. Il faut dire que je ne l’avais fait qu’une fois auparavant lors de la randonnée sur la Lycian Way. La démonter en plein jour s’avère nettement plus facile.

Le désert n'est pas que sable et poussière

Nous quittons le campement aux alentours de 8h00. Nous longeons la chaîne de montagne du Djebel Bani, frontière naturelle entre l’Atlas et le Sahara. Petit jeu de slalom à travers le petit cordon dunaire. Tout le monde s’arrête et s’extasie devant une petite fleur violette, peut-être de la famille des tulipes (liliacées) tandis qu’un momo n’tghoulit, le traquet du désert en berbère, batifole autour du groupe.

Randonnée à travers les dunes et les tamaris

Plus loin, nous quittons les dunes pour un large plateau caillouteux et dénudé. Sur notre droite, le Djebel Bani domine l’horizon. Les mouches ont trouvé leurs taxis. Posés sur les sacs à dos, elles voyagent et se goinfrent à nos frais. Dans un bosquet orphelin de voisinage, un criquet pèlerin a élu domicile. D’allure inoffensive, il est un véritable ravageur de culture dès qu’il est en bande avec ses copains.

Criquet pèlerin

Le midi, nous nous posons sous un tamaris. Repas et petite sieste avant de poursuivre sur le reg dénudé d’arbres parsemé de petites barkhanes en formation. Ces dunes en forme de croissant allongé donne une bonne indication des vents dominants qui les poussent parfois de plusieurs dizaine de mètres par an.

Entre les dunes, nous croisons de petits bosquets d’alfas appréciés des dromadaires et des calotropis, aussi appelé pommiers de Sodome, que même les camélidés ne mangent pas pour leur toxicité. De Sodome à la sodomie, il n’y a qu’un pas que l’esprit franchit aisément. Et pourtant, le terme Sodome trouve son origine ailleurs. Il semble faire référence à une phrase écrite par Flavius Josèphe dans l’ouvrage Bellum judaicum (IV-8.4), qui évoque les fruits poussant sur le territoire de l’ancienne Sodome.

Reg Bani

Lorsque nous arrivons à l’emplacement du bivouac, les chameliers montent le camp. Nous restons quelques instants à laisser le soleil déposer ses rayons chauds sur nos corps au repos. Puis, je rejoins le puits distant de quelques centaines de mètres. Les chameaux se sont rassasiés en eau et les bidons se remplissent un à un. Offert par le Dakar, le puits est l’un des rares bienfaits de la course pour les populations locales si j’’en crois les paroles de Mohamed. J’avais déjà entendu les mêmes propos en Mauritanie.

Faire le plein d'eau au puits et abreuver les dromadaires

Le soleil se couche vite. Il est plus que temps d’installer la tente pour éviter de la monter comme la veille dans la nuit noire. 

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



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