Le vrai départ

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Vercors | Activité : Ski de randonnée nordique  | 


Le vrai départ - Les hauts plateaux du Vercors en pulka
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Dimanche 20 février : Le vrai départ

Les Brunets (Hauteurs de Saint-Agnan-en-Vercors) / Plaine de la Chau

  • Nbre de km : 8,5 km
  • Dénivelée positif : + 461 m
  • Dénivelée négatif : – 92 m
  • Temps de marche (pauses comprises) : 5h30

Je me réveille à 7h après une nuit difficile dans la voiture. Il a neigé toute la nuit à gros flocons et il continue de neiger. La route que j’ai empruntée la veille est complètement enneigée. Heureusement que j’ai des chaines pour pouvoir la redescendre à mon retour.

Sous la neige, je prépare ma pulka et vers 10h, je pars enfin, raquettes aux pieds et skis sur la pulka. Une montée interminable de 4h avec parfois de fortes pentes et des passages peu enneigés sur lesquels apparaissent parfois de grosses pierres qui rayent le fond de la pulka.

Je rejoins enfin le GR 91 vers 14h. Je dépasse la cabane de Jasse du Play qui aurait dû être mon lieu de bivouac de la veille si j’étais parti normalement de Corrençon. Pour rattraper mon jour de retard, je dois rejoindre le soir la cabane de Pré Peyret. Mais j’ai laissé beaucoup de force dans la montée et je suis très fatigué. Je décide donc de monter le bivouac toujours sous la neige vers 15h30 environ 1 km après la cabane de Jasse du Play. C’est l’occasion pour moi d’installer pour la première fois ma tente Hilleberg sur la neige et de manipuler les piquets que j’utilise comme ancres à neige. Je m’en sors plutôt bien. Les heures de visionnage de vidéos sur internet portent leur fruit. J’ai installé une tente très stable que je fiabilise en attachant les cordes aux skis plantés dans la neige.

Au fur et à mesure que j’ouvre la pulka pour sortir mes affaires, la neige entre à l’intérieur pour recouvrir et mouiller mes sacs. Heureusement que j’ai emporté une balayette pour déneiger mes affaires et mes vêtements afin de ne pas mouiller et salir l’intérieur de la tente. Je peux maintenant me permettre de faire une sieste pour récupérer.

Le soir, j’ai quelques frayeurs. D’abord, il me semble qu’un oiseau est pris au piège dans le double-toit de la tente dont il a du mal à sortir. Ensuite, il m’a semblé entendre un animal tourner autour de la tente. J’ai fait quelques bruits pour le faire fuir.

La nuit sera froide. Il continuera de neiger et le vent soufflera longuement.

D’ailleurs, le bruit du vent me donne l’impression d’entendre chaque soir des gens parler. Est-ce le fruit de mon imagination ou le vent porte-t-il réellement le son de personnes qui parlent ?

A propos de l'auteur

Profession Ingénieur réseau IP en Opérateur Télécom Mes loisirs D'une façon générale, la randonnée, le trekking, le ski et l'alpinisme font partie de mes passions. J’aime les partager et je cherche à m'engager encore plus en réal...



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