Lochletter – l’Abriacham Foret – Inverness

Destination : Europe » Ecosse | Montagne : Highlands | Activité : Randonnée  | 


Lochletter - l'Abriacham Foret - Inverness : Randonnée dans les Highlands
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Jour 6 – 16 juillet : De Lochletter à l’Abriacham Foret
Départ : 9h10 – Arrivée : 18h35 | +670/-550m – 26km – 6h30

Nous tardons à prendre la marche, nous profitons du soleil avant de partir pour finir de sécher nos affaires étalées un peu partout.
Nous quittons rapidement le bois, pour arriver sur les hauteurs de Drumnadrochit. Le point de vue offre un panorama sur le loch Ness. Large de seulement un kilomètre et demi, il s’étend par contre sur trente-neuf kilomètres, nous n’en voyons pas ses extrémités. C’est une véritable mer intérieure. Je comprends mieux comment une légende comme celle du Nessie peut persister jusqu’à nos jours.
Nous rejoignons le village par un petit raccourci. Celui-ci nous fait passer à travers de hautes fougères, plus grandes que nous. Cela fait souvent parti des petites surprises des itinéraires concoctés maisons…

Nous faisons un petit détour pour nous rendre aux ruines du château Urquhart situées sur une colline sur la rive du loch Ness. Après nos débuts en zone sauvage, nous pénétrons maintenant dans un bain de foule. Il n’y a pas loin d’une dizaine d’autocar sur le parking du site. Mais ce château datant du XIIe siècle mérite toute de même le détour, ces ruines au bord du loch sont une merveille. Nous passons un moment à visiter le château, jusqu’au sommet de sa tour. Là où, une certaine prudence s’impose. Je préfère laisser passer devant moi un groupe de jeunes filles, qui sourissent. Le kilt à l’Ecossaise demande une certaine discrétion.

Quant à la baie Urquhart qui se trouve face village, est un lieu d’apparition favori de Nessie. Mais nous ne verrons rien aujourd’hui. Il fait trop beau pour cela, le monstre ne doit sortir que par jour de brouillard afin de maintenir le mystère.
Nous faisons une halte rapide à Drumnadrochit, afin de nous ravitailler pour nos prochaines et dernières vingt-quatre heures. Si habituellement, j’aime bien visiter des sites touristiques, le faire cette fois ci en plein milieu d’une randonnée m’épuise. Je suis content de sortir de cette foule, et de reprendre le sentier.

A partir de maintenant, nous suivont la Great Glen Way (G.G.W.). C’est l’une des deux grandes randonnées les plus couru d’Ecosse. Son itinéraire, part de Fort William pour longer la faille géologique de Glen Mòr dans laquelle s’étire le Loch Ness jusqu’à Inverness.
Nous croisons donc plusieurs randonneurs durant l’après midi. Nous nous sentons moins seuls dans ce pays au climat rigoureux. Sylvie les plaint de les voir marcher avec de si gros chargement sur le dos. Et elle admiratif devant une fille qui marche seule avec un sac plus haut que sa tête. La pauvre, si elle savait ce qui l’attend…

Nous trouvons pour le soir une hutte tout en bois. Suffisamment grande pour y monter la toile de tente intérieure, afin qu’elle face office de moustiquaire.
Nos pieds commencent à être dans un sale état à marcher sous la pluie. Sylvie a en plus le mollet tout gonflé par les piqures de moustiques. Il est temps que nous arrivions.

Jour 7 – 17 juillet : De l’Abriacham Foret à Inverness
Départ : 9h45 – Arrivée : 14h05 | +100/-305m – 18 km – 3h40

Mince, j’aurais du monter la tente complètement hier soir. J’ai dû me relever pendant la nuit pour mettre la toile extérieure, il y a eu quelques fuites dans le toit de la hutte. Dont une juste au dessus de ma tête !

Nous nous lançons pour nos derniers kilomètres sur la Great Glen Way. Nous croisons à nouveau des randonneurs qui eux, débutent leur marche. Même si nous avons eu des difficultés à effectuer notre vagabondage hors des sentiers battus, je ne le regrette pas. Ce sentier tout prêt nous emballe moins que le début de notre périple.
En plus, il ne fait vraiment pas beau aujourd’hui. Notre arrivée à Inverness se fait sous une météo tristounette.

Nous passons l’après midi à Inverness, où je suis, comme depuis le début du voyage, le seul en kilt.

A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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