Monastère de Chuku

Destination : Chine » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Randonnée  | Agence : Allibert Trekking 


Monastère de Chuku - Récit d'un trekking de 5 jours autur du Mont Kailash
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1er jour : Monastère de Chuku

Dès les premières lueurs de l’aube, les pèlerins se mettent en route. Selon le sens de pérégrination, il  est facile de reconnaître s’il s’agit d’adeptes de la religion bön (qui marchent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ou de bouddhistes et hindouïstes (qui marchent dans le sens des aiguilles d’une montre). Ces derniers sont les plus nombreux et, c’est en leur compagnie que nous effectuons le pèlerinage. Dans un premier temps, le chemin longe les contre-forts du massif montagneux, d’ou l’on domine la plaine de Barga, immense, qui s’étale devant nous. Dans le lointain apparaît le lac Raksas Tal et, derrière celui-ci, la chaîne de l’Himalaya qui forme une frontière naturelle avec le Népal. Le Gurla mandhata, majestueux avec ses 7680 m domine largement les autres sommets enneigés.

Après environ une heure de marche, nous arrivons devant un mur dont les pierres sont gravées de mantras, et parmi eux : "Om mani padme hum", le plus couramment psalmodié par les pèlerins. Cet endroit marque le premier lieu sacré. Les pèlerins s’y prosternent douze fois, trois fois dans chaque direction des quatre points cardinaux.

A partir d’ici nous entrons véritablement dans la vallée du Mt Kailash en nous dirigeant vers le "tarboche" ; mat autour duquel sont tendus d’immenses prières multicolores. Son remplacement fait l’objet d’une fête : chaque année, durant la pleine lune du quatrième mois lunaire, viennent des tibétains venus de tous les horizons pour assister au moment ou sera élevé dans le ciel le nouveau mât. Sa position en effet leur permet de présager de l’avenir : plus il est droit, plus l’année à venir sera sereine. Deux femmes, chacune accompagnée d’une petite fille en font le tour plusieurs fois avant de prendre la direction du monastère de Chuku, la prochaine étape.

A une heure de marche, le monastère se situe à mi-pente d’une falaise verticale aux couleurs ocre. Un pont de bois qui enjambe la rivière Lha Chu permet de repérer le sentier pentu qui y grimpe. Ce monastère abrite une collection complète du Kangyur en 108 volumes (canon bouddhique tibétain traduit en sanskrit). S’imprégner du lieu, c’est aussi, faire le tour du monastère avec les pèlerins qui augmentent leurs méritent à chacun de leur passage en faisant tourner des moulins à prières.
Redescendant dans la vallée, nous trouvons notre premier camp établit à une heure de marche, près de la rivière. Les yaks qui portent le matériel nous ont devancé, ils profitent de leur liberté retrouvée.


Texte photos : Marie-Laure Vairelles, photographe (reportage et montage)

A propos de l'auteur

 28 années à parcourir la planète, un pied sur chaque continent, une prédilection pour les marches dans les Alpes et l'Himalaya, mais aussi les deserts et les Andes... témoigner de la diversité des cultures de notre planète. Architecte d’intérieur de formation, j’ai parc...



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