Pacific Crest Trail : ce qu’il faut savoir avant de démarrer son trek

Destination : Etats-Unis » Amérique | Montagne : Chaîne des Cascades ; Sierra Nevada ; Yosemite | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 17 jours et + | Difficulté : 4 | Dénivelé : +128 000/- | Type d'itinéraire : Ligne | 
Ecosystème : Désert, Forêt, et Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, et Septembre
Toutes les informations à savoir avant de démarrer son trek sur le Pacific Crest Trail : obtention du permis, dans quelle direction, comment se ravitailler...
Posté le :


4.9
(41)

L’été dernier, je m’élançais sur le fameux Pacific Crest Trail, un sentier de grande randonnée nord américain de 4270 km s’étirant de la frontière Canadienne à la frontière Mexicaine, le long de la côte Ouest.  Je vous raconterais très bientôt l’expérience en détails, mais il me semblait judicieux de faire un article global sur ce qu’est ce sentier et ce qu’il faut savoir avant de démarrer son trek sur le Pacific Crest Trail (ou le PCT).

Obtenir son permis pour le PCT

Chaque année, près de 5 000 randonneurs se lancent à l’assaut du Pacific Crest Trail, ce géant pas comme les autres. Un permis est requis afin d’obtenir une date de départ. Car oui, la Pacific Crest Trail Association restreint le nombre de départ à 50 personnes par jour pour ceux décidant de marcher en direction du nord, et à 15 permis par jour sont alloués à ceux se dirigeant vers le Sud.

L’association qui gère le PCT a ouvert le 19 janvier la loterie pour le permis 2021, après une longue attente dû à la pandémie actuelle. Nous ne savons toujours pas si les européens seront autorisés à voyager sur le territoire, ou bien même si le sentier sera ouvert. En tout cas, les informations de cet article resteront valable pour les années suivantes.

Mais vous pouvez toujours tenter votre chance et faire une demande de permis.

Itinéraire du Pacific Crest Trail : vers le nord ou vers le sud ?

Selon ce que vous recherchez dans cette randonnée, vous choisirez un itinéraire différent.

Du Sud vers le Nord : le plus commun

En partant du sud vers le nord, vous disposerez normalement d’une fenêtre météo plus large. Il faut plusieurs mois pour parcourir le sentier, en moyenne 5 mois.

En partant en mars/avril, cela vous permet d’arriver à la frontière canadienne avant que la neige ne se mette à tomber, ainsi que la température. Cela vous permet de vous acclimater aux longues journées de marche au départ dans le désert, et de jouir d’un dénivelé acceptable.

En allant dans cette direction, vous serez aussi entouré de beaucoup d’autres randonneurs. Pour ceux qui cherchent l’expérience sociale, c’est l’idéal, pour ceux pour qui c’est la première randonnée longue distance, cela peut être aussi très rassurant et agréable. Les points de ravitaillement sont aussi plus rapprochés, et vous serez sans doute gratifié par tous les trails angels du coin. La météo est cependant plus extrême : il fera chaud, voir très chaud en Californie, vous subirez les hordes de moustiques en Oregon, et la pluie en Washington.

Du Nord vers le Sud : une autre expérience

Avant de pouvoir partir, vous devez vous assurer que la neige est au niveau zéro à Harts Pass. Cela ne veut pas dire que vous ne rencontrerez pas de neige sur le sentier, seulement un petit peu moins.

En commençant par une des sections les plus difficiles en terme de dénivelé, ainsi que dans une des régions les plus reculées du sentier, il est conseillé d’être un peu plus à l’aise en terme de randonnée en autonomie.

La fenêtre météo est aussi plus courte puisque vous devez passer la Sierra Nevada avant les premières tempêtes de neige qui sévissent en général autour du mois d’octobre. Cela veut dire qu’il vous faudra parcourir pas loin de 3000 km entre juillet et fin septembre. A noter que certains commerces ferment aussi à l’automne, un peu plus de préparation concernant les ravitaillements est donc conseillée.

Il y a donc moins de départ dans cette direction. Si vous recherchez la solitude, c’est le bon plan. La météo y est plus stable aussi, mais ne vous en faites pas, vous aurez aussi droit à des conditions climatiques folles et aux moustiques. Attention au froid dans la Sierra Nevada et dans le désert.

Flip-Flop

Il n’est pas obligatoire de faire la randonnée dans un sens ou dans l’autre. Vous pouvez faire les deux, à votre bon vouloir. En agissant ainsi, vous pouvez choisir la meilleure période pour randonner chaque section.

L’impact humain sur le sentier est aussi réduit (car il n’y a pas de horde humaine tous en même temps sur le même sentier, cela laisse le temps à la nature de respirer un petit coup). Et parfois c’est juste par sécurité – par exemple en 2019, la Sierra Nevada a enregistré des records de neige. Tout le monde n’est pas à l’aise sur la neige. Au lieu de patienter tous au même endroit que la neige fonde, certains ont décidé de faire d’autres partie du sentier et de revenir plus tard dans l’été.

Ceci demande évidemment beaucoup plus d’organisation en terme de transport, mais c’est une solution à envisager.

Sections du PCT

Et si pour quelconque raison (envie, travail, argent, peur) vous ne pouvez/souhaitez pas faire la randonnée en une seule fois, la faire en section est totalement envisageable ! Il est tout à fait possible de faire 1-2-3-4 semaines ou plus si vous le souhaitez !

Randonner sur un si long sentier, ce n’est pas tout ou rien. A chacun de faire ce qu’il souhaite et selon ses possibilités, capacités et envies.

Le sentier se découpe en 5 grandes sections très distinctes :

  • Washington
  • Oregon
  • Northern California
  • Sierra Nevada
  • Southern California

Ces sections feront l’objet d’articles plus détaillés.

 

Navigation et Orientation : carte, boussole, trace GPS ou applications dédiées ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour naviguer et vous orienter sur le Pacific Crest Trail.

  • A l’ancienne : cartes et boussole. Faut il encore savoir les lire et naviguer avec. Je n’ai jamais pris de cartes pour ces longs sentiers puisque je trouve personnellement que nous avons des outils de technologies actuelles qui nous facilitent la tâche. Cela ajoute aussi du poids et du volume. Mais à chacun son aventure !
  • La trace gps : que vous soyez équipé d’un gps ou sur votre téléphone, ça fonctionne. Les traces sont téléchargeables ici; selon si vous regarder sur votre ordinateur ou votre téléphone.
  • Les applications : Guthook et Halfmile. Ils sont les plus populaires sur le sentier. Téléchargées sur votre téléphone, elles vous montrent où sont les points d’eau, les lieux de ravitaillements, les lieux où camper, le dénivelé, votre location… Tout ce dont vous avez besoin.

J’ai personnellement utilisé Guthook, qui vous permet aussi de poster des commentaires sur le niveau des cours d’eau. Cela vous évite des détours inutiles pour trouver le lit d’un ruisseau complètement à sec alors qu’il fait 35 degrés, que vous n’avez plus d’eau et que le prochain point d’eau est à 15km. En sachant en avance le niveau de l’eau, vous pouvez rectifier le tir et stocker à la source précédente.

A 30 € l’application pour l’intégralité du sentier, c’est pour moi le meilleur investissement que j’ai fait avant de partir. Avec ça, cette randonnée n’est plus qu’un jeu d’enfant en terme de navigation et de survie !

Evidemment, tous vous le diront, la batterie de téléphone n’est pas éternelle, votre téléphone ne survivra pas à une chute de plusieurs mètres, et donc le bon sens dirait qu’il faut prendre des cartes en cas de besoin. Le sentier n’est pas extrêmement bien balisé, mais il est souvent l’unique à suivre (ou alors le plus emprunté). Il est donc assez facile de le suivre (sauf en cas de neige évidemment).

Sécurité

Question récurrente : tu pars toute seule ?

En tant que femme, c’est en général la première question à laquelle j’ai le droit.

Alors oui, je pars seule. Mais le sentier est très populaire et il est même parfois presque difficile de se retrouver seule à un campement.

Comme d’habitude, je veille à ne pas rester autour de personnes qui ne m’inspirent pas confiance. Si je ne me sens pas à l’aise, je continue ma route. J’évite de faire du stop seule et à des heures improbables.

Un peu de bon sens vous sauvera la mise.

J’ai rarement rencontré des gens inquiétants. Ils ne se donnent rarement la peine de sortir de la ville et de faire des kilomètres pour vous ennuyer.

Je conseillerai d’avoir toujours une petite bombe au poivre avec vous en cas d’urgence.

Concernant les animaux, suivez les règles de sécurité réglementaires. BearCan dans la Sierra Nevada, ne pas laisser d’aliments ou déchets dehors, éviter de randonner seul.e la nuit dans le territoire des cougars. Et bien lire les instructions sur comment réagir en cas de rencontres impromptues.

Comme toujours, un peu de bon sens vous sauvera de beaucoup de situations.

Nourriture

Une question à laquelle j’ai dû répondre très souvent est : tu vas porter toute ta nourriture ?

Alors, la réponse est oui, mais non. Il est absolument impossible de porter sa nourriture pour plusieurs mois d’expédition. Ce sentier est fait de tel façon qu’il est possible de se ravitailler tous les 3 à 5 jours selon votre vitesse de marche et les points de ravitaillements que vous avez choisis. Pas d’inquiétude donc.

Les magasins regorgent de denrées et il est en général assez simple de se procurer de quoi se nourrir, d’autant plus que les magasins le long du sentier sont habitués aux randonneurs et leur offre est donc assez adéquate.

Cependant, certain coins plus reculés peuvent avoir des prix quelques peu rédhibitoires, ou un choix limité. Il est donc possible de s’envoyer des colis postaux.

Si vous avez un régime particulier (sans gluten, vegan ou autres), il faudra sans doute vous envoyer des colis postaux car les ravitaillements se font souvent dans des petits magasins qui n’ont pas cette offre.

Attention toutefois avec l’envoi de colis : les goûts et envies alimentaires changent énormément sur le sentier. Ce que vous aimiez à la maison peut devenir l’aliment que vous ne pouvez plus voir en peinture sur le sentier. Attention aussi, on a tendance à remplir nos boîtes avec trop de provisions, que l’on se retrouvera à jeter (on en fait plus souvent don, mais c’est de l’argent que l’on pourrait utiliser autrement).

C’est tentant de s’envoyer des provisions, mais ça peut se révéler un réel cauchemar quand on se retrouve un dimanche matin avec la poste fermée ou à devoir couvrir des kilomètres indécents juste pour arriver durant les horaires d’ouverture.

Sachez donc qu’il est tout à fait possible de faire toute cette randonnée sans s’envoyer un seul colis. (et qu’il est aussi possible de le faire en cours de route)

COMMENT SOUTENIR I-TREKKINGS ?

Comme l’ensemble du secteur du tourisme, I-Trekkings subit de plein fouet la crise économique qui fait suite à la covid-19. Un petit coup de pouce de votre part serait apprécié. Comment ? En partageant cet article par exemple ou en effectuant vos achats chez nos partenaires (c’est aussi une façon de les soutenir. Merci de ne pas cliquer pour cliquer. N’achetez que si vous avez un besoin). Il y a bien d’autres façons de soutenir I-Trekkings. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Le top 10 de nos partenaires par ordre alphabétique :

  • Allibert Trekking (randos & treks à travers le monde)
  • Alltricks (Boutique outdoor – Plus de 10 000 produits en  déstockage)
  • Alpinstore (Boutique outdoor – Jusqu’à -70% sur les produits en déstockage)
  • Cimalp (marque française outdoor – -15% sur les chaussures de randonnée et de trail jusqu’au 10 mai)
  • Décathlon (boutique outdoor)
  • Ekosport (boutique outdoor – Découvrez tous les bons plans)
  • I-Run : (Boutique outdoor – Découvrez les offres éphémères sur les montres connectées, les smartphones… et les offres déstockées)
  • La Balaguère (randonnées dans les Pyrénées et à travers le monde)
  • Snowleader (boutique outdoor – Découvrez tous les produits déstockés)
  • Trekkinn (boutique outdoor )

Où dormir sur le Pacific Crest Trail ?

Contrairement à beaucoup de randonnées, les logements sont dirons nous inexistants.

A part quelques exceptions, les nuits se déroulent à la belle étoile ou sous votre tente. Des campements sommaires sont aménagés, vous évitant de trop vous éparpiller et de détruire la flore locale.

Evidemment, lors de vos ravitaillements, des hôtels, auberges et autres commodités seront à votre disposition. Vous passerez dans ces villes une à deux fois par semaine. A vous de voir selon votre envie et votre budget si vous souhaitez dormir dans un lit à chaque fois ou si vous préférez dormir sous votre tente.

A noter que ces arrêts vous permettent aussi de vous doucher et de laver votre linge. Pour ma part,  je m’arrêtai tous les 7 à 10 jours.

Toilettes et leave no trace

Vous allez devoir apprendre à creuser ce qu’on appelle un “Cat Hole”. Un trou donc, dans lequel vous ferez vos besoins. Hors de question de laisser vos excréments à l’air libre, d’une part, c’est pas agréable pour les autres randonneurs (imaginez un champ de crottes. Pas cool). D’autres part, en enterrant vos déchets, ils se décomposent plus vite. Notons aussi que les animaux n’y ont pas un accès direct, spécifiquement les mouches; même mouches qui viendront plus tard se poser sur votre visage lors de votre repas.

Si vous n’êtes toujours pas convaincus par cette dernière explication, je ne peux plus rien pour vous.

Attention aussi à ne pas creuser vos toilettes trop proches d’un point d’eau pour éviter toute contamination de l’eau (lors de pluie par exemple), ni trop proches d’un campement pour éviter l’accumulation dans les sols due au grand nombre de randonneur.

L’idéal est de ne pas enterrer son papier toilette, mais de l’emporter avec soi dans un petit sac de congélation qui ne sera prévu qu’à cet effet. Ou bien de ne pas utiliser de papier toilette en misant sur la végétation autour (feuilles, cailloux ronds, branches) où d’utiliser la technique du bidet (utilise un peu de ressource en eau, mais reste la technique la plus hygiénique). Ceci fait partie des codes du Leave no Trace – Ne laissez pas de traces. Applicables partout, tout le temps. Je reviendrai plus en détails sur ces codes dans un prochain article.

Si le sujet vous intéresse, avant de partir lisez Comment chier dans les bois de de Kathleen Meyer.

Où trouver de l’eau sur le PCT ?

Les ressources en eau sont très disparates selon les sections du Pacific Crest Trail. Vous pouvez vous contenter d’un demi-litre dans la Sierra ou Washington, alors que dans le désert ou l’Oregon, il faut parfois prévoir 4L d’eau par jour ou plus selon votre besoin/température.

D’une manière générale, il faut toujours prendre un peu plus que ce que l’on a besoin. Et n’hésitez pas à boire beaucoup lorsque vous vous arrêter à une source.

Comme dit précédemment, l’application Guthook fût d’une grande aide pour connaître les niveaux actuels d’eau selon les sources.

Dans les sections les plus arides, certaines personnes (que l’on surnomme Trail Angels) disposent des gallons et gallons d’eau sur le bord du sentier. Ils sont parfois l’unique source d’eau sur les kilomètres à la ronde.

Quel budget pour réaliser le Pacific Crest Trail dans sa totalité ?

Matériel

  • Environ 2000 €

Afin d’être la plus à l’aise possible, j’ai fait le choix de miser sur du matériel léger, mais peut-être un peu plus cher que la moyenne. Il s’avère qu’en réalité, je rentabilise complètement ces achats réfléchis alors que mon matériel d’avant qui m’avait coûté un peu moins est depuis longtemps dans le placard ou revendu. Voici la répartition du budget matos :

  • Sac à dos : 200 €
  • Tarp : 500 €
  • Matelas de sol : 200 €
  • Duvet : 160 €

Ces 4 éléments sont pour moi ceux où l’on doit investir. Pour tout ce qui est vêtements, compter 300 € selon les matières (les couches en mérinos font grimper le prix).
Mais on peut partir sur un tout petit budget ici. Tout ceci est réutilisable dans le futur.

Chaussettes et chaussures sont une autre part des dépenses : environ 500 euros répartis comme suit :

  • Chaussettes : 4 paires à 20€
  • Chaussures : 4 paires à environ 100 €.

Transport

Environ 900 €.

Il vous faudra faire une demande de VISA avant toute chose: 120 €
Avion : environ 600 €
Autres transports : Bus, stop, train, navette ? Tout dépend de vos envies et des possibilités. Je ne pense pas avoir dépensé plus de 150 dollars dans les transports.

Ravitaillement

Environ 2200 €.

Mes paniers de ravitaillements tournaient autour de 60 dollars, soit 50 €. A raison de tous les 4 jours, cela fait autour de 2000 €.
Il est évidemment possible de réduire ce coût, tout dépend de ce que vous mangez. Personnellement, la nourriture est une des choses sur laquelle je n’étais pas regardante.

Envoi postaux : Il est possible de s’envoyer des colis postaux de nourriture. Vous pouvez alors acheter en gros, et réduire les coûts. Compter 20 € ensuite pour l’envoi de la boîte. J’en ai envoyé 8 je crois (160 €)

Logements et restaurants

Environ 500 €.

Les jours de repos sont souvent ceux où l’on dépense le plus. La tentation est trop grande pour ne pas se goinfrer, allongé sur un lit d’hôtel.
Compter autour de 30 € pour un hôtel partagé, auquel vous pouvez ajouter les restaurants et autres folies.
N’ayant pas tenu mes comptes, je serais bien incapable de vous donner un chiffre précis.

Si l’on fait le compte, pour 4 mois de randonnée : 2000 € pour le matériel  + 3600 de “consommables” = 5600 € au total.
A rajouter l’assurance, qui selon les cas varie entre 50 et 70 € par mois.

Certaines personnes sont plus dépensières que d’autres. J’ai entendu dire que certains dépensaient jusqu’à 10 000 €, d’autres pas plus de 2500.

Sachez que les jours off sont les jours où l’on a tendance à flamber. Si l’on ne s’attarde pas en ville et que l’on est astucieux, on économise vite.

Que mettre dans son sac à dos pour le Pacific Crest Trail ?

Voici la liste des items que j’ai utilisé pour mon sac à dos lors de mon trek sur le Pacific Crest Trail.

1- LES PRINCIPAUX

  • Sac à dos : 470g
  • Tente (tarp): 340g
  • Duvet (2°) : 600g
  • Matelas : 340g

2- CE QUE JE PORTE

  • Short
  • T-shirt
  • Sous-vêtements
  • Chaussettes
  • Chaussures

3- LES VETEMENTS DANS LE SAC

  • Legging (nuit et froid) : 90g
  • T-shirt manches longues (nuit et froid) : 184g
  • Chaussettes rechanges et nuit (1 paire rechange, une paire nuit) : 110g
  • Sous vêtements (x2) : 58g
  • Casquette : 60g
  • Doudoune : 130g
  • Bonnet : 60g (hiver)
  • Veste pluie : 340g
  • Buff : 30g
  • Polaire : 200g (hiver)
  • Moustiquaire : 23g
  • Lunettes : 23g
  • Gants : 43g (hiver)

4 – CUISINE

  • Pot : 80g
  • Spatule : 35g
  • Couteau : 30g
  • Sac nourriture : 45g
  • Réchaud + bonbonne : 90 + 200g
  • Filtre à eau : 90g
  • Bouteilles : 100g
  • Boîte à ours : 930g (pour la Sierra)

5 – ELECTRONIQUE

  • Téléphone : 165g
  • Batterie externe : 340g
  • Appareil : 202g
  • Pellicules photos : 200g
  • Frontale : 39g

6 – HYGIENE

  • Premiers secours : 200g
  • Menstruations : 100g
  • Hygiène dentaire : 100g

7- AUTRES

  • Bâtons de randonnée : 400g
  • Micro crampons : 347g (hiver)
  • Petits sacs de rangement : 20g

Au total, on se retrouve avec un sac de 5kg environ sans eau ni nourriture, fluctuant selon les conditions climatiques. Retrouvez le détail de mon matériel sur Lighterpack.

Faut-il s’entraîner avant de partir ?

Le Pacific Crest Trail a été conçu pour y voyager à dos d’animal. Les inclinaisons sont donc assez graduelles et vous vous musclerez à mesure des journées.

D’une manière générale, si vous souhaitez vous lancer dans une randonnée longue distance, c’est que vous avez déjà un minimum randonné avant dans votre vie. Si vous avez un rythme de vie actif, tout ira bien. Si vous sortez du canapé, tout ira bien aussi, vous allez juste souffrir un peu plus que les autres au départ.

Rien ne prépare votre corps à une activité d’une telle intensité.  Commencez doucement, faites en moins que ce que vous pouvez faire, votre corps à besoin de s’ajuster durant les premières semaines. Ne lésinez pas sur les étirements et buvez beaucoup d’eau. Votre corps vous remerciera et vous éviterez la blessure qui vous mettra hors-course.

Mentalement, il est difficile de se préparer. Soyez certain que vous vivrez un grand huit des émotions. Ne quittez pas sur un mauvais jour. Si vous êtes prêt à accepter l’inconfort au quotidien, alors tout ira bien.

Alors, prêts pour vivre la grande aventure sur le Pacific Crest Trail ?

Vous avez aimé mon article ? Mettez-lui 5 étoiles

Cliquez sur une étoile pour lui donner une note

Note moyenne 4.9 / 5. Nombre de votes : 41

Aucun vote pour le moment. Soyez le premier à noter mon article.

Je suis désolé que cet article ne vous ait pas été utile!

Laissez-moi améliorer cet article !

Dites moi comment je peux améliorer cet article

Pacific Crest Trail
Sprout
A propos de l'auteur

Sac léger sur le dos, appareil photo et pellicules en bandoulière, j'ai déjà parcouru l'Appalachian Trail et le Pacific Crest Trail. J'aspire à d'autres longs sentiers, mais aussi à partager ces expériences auprès d'un plus large public....



5 Responses
  1. Frelsi

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
    Le PCT me fait rêver depuis que j’ai lu le livre “Wild” de Shery Strayed, il y a quelques années déjà…
    J’aurais aimé que tu rajoutes, à cet article une partie concernant le coût financier qu’a représenté pour toi un tel périple…mais peut-être est-ce prévu pour plus tard…j’attends en tout cas la suite de ton récit avec impatience!

  2. Ju-Linecy

    Un article bien complet qui donne envie d’en savoir plus sur la suite !
    On parlait justement de notre soif d’aventure et d’exploration ces derniers jours, on évoquait le PCT et bim un article sur le PCT… Serait-ce un signe ?
    Merci à toi pour ce partage.

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

La vidéo du Moment : Le Kaiserkrone (Tyrol)

Share via
Copy link