Petra Piana – Manganu

Destination : Corse » France | Activité : Randonnée  | 

Petra Piana - Manganu - GR20 Nord


Étape 3 – Mardi 12 septembre : Petra Piana – Manganu.

Aujourd’hui, réveil et mise en route rapide. Manganu n’est pas un refuge fréquenté par les seuls trekkeurs du GR20, mais aussi un abri pour les chasseurs, les pêcheurs et les randonneurs de tout poil. Pour m’assurer une place, je choisis donc de ne pas tarder.

Dés le départ une rencontre sympathique: une salamandre. Voici donc le premier animal inhabituel de mon périple, qui ouvre la voie sur une première ascension pénible, qui me permet d’accéder à un point de vue remarquable.

Pause, photo, barre de céréale et c’est reparti… mais pas pour longtemps. Je paye à présent l’oubli de la bouteille d’eau dans la voiture ! Sans entrer dans les détails, mon système digestif m’indique que l’eau bue dans la rivière l’avant veille était impropre à la consommation. Pas de regrets, je ne pouvais pas faire autrement. Heureusement je ne suis pas trop atteint et je poursuis ma route dans un cadre remarquable: une succession de lacs de montagne (dont les lacs de Rinosu, Melu et Capitellu), paisibles mais entourés d’une ambiance mystérieuse du fait des nombreux contes et légendes qui s’y rapportent…

Le parcours en crête est agréable et bien indiqué mais la traversée de quelques champs de gros blocs de rochers rappelle à la prudence. Alors que j’approche de la brèche de Capitellu, véritable charnière de l’étape du jour, je suis rattrapé par la famille André, avec qui je finirai l’étape. Une étape qui se corse diablement quelques centaines de mètres plus loin lors de l’ascension proprement dite de la brèche, on ne parle plus ici de marche mais plutôt d’escalade par endroit. L’usage des mains est indispensable mais le spectacle en vaut la peine : nous mangeons au sommet, avec du soleil et un panorama splendide, à l’endroit même où a été prise la photo qui fait la couverture du topoguide. Après avoir mangé l’une ou l’autre barre de céréales, la descente s’annonce difficile car ce sont de gros blocs de rochers qu’il faut descendre et une chute peut avoir des conséquences vraiment dramatiques.

Mes genoux me font fort mal pour la première fois, c’est donc avec soulagement que nous arrivons en bas sur les pozzines qui bordent une petite cascade. La rivière qui coule nous mènera en une petite heure au refuge de Manganu mais la pluie qui a fait son apparition ne rend pas la baignade très attrayante. Doublement dommage car la rivière qui coule tout près du refuge est très jolie mais surtout, les sanitaires sont absolument repoussants ! L’accueil n’est pas mauvais mais il est inexistant, je commande quand même le repas (haricots blancs en sauce) malgré mes problèmes intestinaux qui ne s’arrangent pas du tout (sans plus de précisions). Le refuge de Manganu restera donc pour l’accueil, le repas et les conditions (drache à la belge) comme le moins sympathique d’autant que le réseau m’empêchera d’envoyer mon MMS du jour. La fréquentation du refuge n’est pas exceptionnelle non plus,… vivement demain !

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