Pic du Mondoto, depuis Nerín

Destination : Occitanie » France » Europe » Espagne | Activité : Randonnée  | Agence : Natura 


Autour de Nerín, vers le sommet du Mondoto - Cirques et Canyons du Mont Perdu
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Carnet : Cirques et Canyons du Mont Perdu
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Nerín est un lieu privilégié dans les hautes montagnes, une silhouette pittoresque d’une région vivant de l’agriculture. Ce mignon village se découvre avec beauté au petit matin, à travers les ruelles endormies, sous un ciel pur, exempte de parasites nuageux et parfumé d’une senteur fraîche. La journée s’annonçait ensoleillée.

Notre excursion du jour s’effectuait directement depuis les hauteurs de Nerín. Dès 9h, le soleil nous arrosait de sa pleine puissance. La garrigue est brute, parfois épineuse. Sa traversée montante nous tire les jambes, entre des rivières de pierres et un terrain broussailleux. Une fois la garrigue dépassée, s’ouvre alors un sublime décor verdoyant joint à un arrière fond montagneux.

Une première vraie halte s’éternisa au col de Montodo (1957 mètres). Belvédère extraordinaire du Canyon d’Anisclo et du Mont Perdu, notre lieu d’observation s’étendait jusqu’à 360 degrés. Les méandres du canyon affichaient ses perspectives en dents de scie, avant de s’engouffrer, dans un cycle infini, dans les eaux bouillonnants du Rio Bellos. Nous observions attentifs le survol en cercle des vautours-fauves. Derrière nous, nous apercevions un versant enneigé du Mont Perdu, proche de la frontière franco-espagnole. Avec une altitude de 3 352 mètres, c’est le troisième plus haut sommet des Pyrénées.

Après la pause, le groupe fit mouvement vers le nord. Le soleil guidait encore nos pas, notre mésaventure pluvieuse de la veille s’éloignait en accéléré. Ce merveilleux présage augurait de beaux jours à venir.

Au point culminant de notre exploration (2000 mètres d’altitude), nous prîmes possession du col de la Estiva. Une heure de pause-déjeuner fut consentie. Occasion de respirer à pleins poumons cet air pur, de s’exalter, de renouveler notre oxygène.

Au nord, nous apercevions le col d’Anisclo, marquant la frontière avec la France. Dans la même direction, une importante muraille, coupée par une brèche, prévenait qu’il s’agissait de l’envers du cirque de Gavarnie. A l’est, au-delà du canyon d’Anisclo, s’étalait une succession de pics impressionnants et de vallons, à peine voilés par un arrivage de nuages. Après déjeuner, un sommeil nous retint tous sur ce balcon pyrénéens, allongés sur la croupe herbeuse, les bras en croix, les pieds en éventail et déchaussés, la casquette tombant sur le visage. Dans le ciel, des vautours-fauve continuaient à décrire de larges cercles au-dessus des sommets, profitant des courants ascendants pour s’élever le plus haut possible, puis plongeant brutalement pour mieux observer leur territoire.

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Notre retour sur Nerín suivit une longue descente par la jolie vallée de Vio. Un déploiement de couleurs nous accompagna, aux abords de vallons et de plaines rocailleuses.

A Nerín, les premiers arrivés prirent déjà place sur les tables extérieures pour siroter une bière. Une heure après la fin de notre balade, nous reprenions la route en camionnette vers le fond de la vallée. Nous allions passer la nuit à Torla, au « refuge-auberge Atalaya », belle maison en pierres tenue par un français. A 1030 mètres d’altitude, sur la rive droite du río Ara, le village est situé à la porte du Parc National d’Ordesa. Ce coin de paradis allie parfaitement des rues pavées de galets avec de magnifiques maisons de pierre, ornées de blasons, de fenêtres décorées ou parfois de fenêtres géminées. Dominé par un environnement montagneux, c’est aussi la porte d’entrée des vallées d’Ordesa et Burajuelo.

Le dortoir de notre refuge était essentiellement un alignement de matelas en bas et en haut sur une sorte de mezzanine, à laquelle nous accédions par une échelle. Une fois nos affaires déposées et une douche rapide, un petit groupe sortit pour visiter le village. Son intérêt réside surtout dans ses possibilités de randonnées et d’ascensions, été comme hiver ; c’est pourquoi son attraction touristique est importante. Les places de stationnement, ainsi que la moindre parcelle inoccupée, sont vite débordées de voitures. Avant le dîner, notre groupe entra dans un bar à tapas ; notre “avant-repas” fut à l’unisson appréciable. Devions-nous ensuite songer enfin à manger, au restaurant du refuge !

Toute la nuit, la chaleur gagna notre chambrée, nous précipitant dans un remue-ménage désobligeant au fond de notre sac de couchage, malgré une fenêtre ouverte.

Fiche hébergement

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Philippe Manaël
A propos de l'auteur

Je suis un passionné de montagne. J'aime prendre de l'altitude, à l'instar de ceux qui prennent du recul.  Ma pratique du trek se compose en solitaire depuis de nombreuses années, en semi-autonomie sur plusieurs jours, souvent l'été, rarement l'hiver. Photographe passionné, j'apprécie de faire des reportage-photos pour exprimer la beaut...



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