Pichillancahue – Lagune Azul

Destination : Chili » Amérique | Montagne : Andes ; Patagonie | Activité : Randonnée  | 


Deuxième jour de trek dans le parc national Villarrica entre Pichillancahue et la Lagune Azul. Une journée de trekking où se succède de magnifiques panoramas
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Carnet : Patagonie : trek dans le parc national Villarrica
  • 6h00 – 25km – +1350/-1100m

J’arrive rapidement au camp de Chinay situé dans une prairie, puis au poste de ranger en fond de vallée. A partir de là, le chemin reprend de la hauteur, il monte à travers une forêt constituée de Pehuéns, mais aussi de Notros. Des arbres typiques de Patagonie qui donnent naissance à une très belle fleur rouge vif. Avec la cime blanche du volcan Villarrica en arrière-plan, je me lâche sur les photos…

Une fois en haut de la grimpette, je débouche sur l’arête du Cerro Los Pinos, point culminant de la traversée à 1950 mètres d’altitude. Le panorama à 360 degrés offre une vue sur les trois volcans majeurs du trek, le Villarrica à 2847 mètres, le Quetrupillán à 2360 mètres et le Lanín à 3747 mètres, ainsi que d’autres plus éloignés. Comme hier, ils dominent le panorama une bonne partie de la journée. Après cette hauteur, j’atteins un magnifique plateau au pied du Quetrupillán. La neige est encore bien présente à cette saison et j’ai plusieurs grands névés à traverser. Avec cette météo caniculaire qui règne sur la Patagonie depuis le début du mois, c’est fort agréable. En plus, ce mélange de paysages volcaniques recouverts de neige est de toute beauté. Villarrica est l’un des plus beaux parcs que j’ai eu l’occasion de parcourir en Patagonie. Avec ses volcans coniques, ses cimes enneigées, ses déserts volcaniques, ses forêts de Pehuéns et de Notros, ses lagunes bleues vif, il a vraiment tout pour plaire. Côté faune, si lors des zones volcaniques, c’est le désert, dès que je rentre en forêt, c’est l’occasion d’admirer les lézards colorés qui courent dans tous les sens, d’écouter les pics du Pic de Magellan ou encore les croatements du Caracara Huppé.

Par contre, plus j’avance, plus je suis envahi par les taons, surtout dans les secteurs volcaniques. C’est une invasion infernale, je ne sais comment m’en débarrasser ! En cette période de printemps, j’ai l’impression qu’ils sortent de leur période d’hibernation et que je suis la première personne qu’ils voient… D’un autre côté, il n’y a pas grand monde dans ce parc, je suis quasiment seul. Je n’ai croisé que deux personnes (et n’en croiserais pas d’autre), qui eux aussi ont subi les mauvaises informations des rangers. Ils ont même été leur dire, que la traversée n’était pas réalisable cette année par manque de pont sur la deuxième partie… Du coup, ils prévoient d’écourter leur marche. Pour ma part, je n’y crois pas trop et cela ne m’inquiète pas plus que ça, car je ne vois aucune grosse rivière sur l’itinéraire.

En fin de journée, le sentier arrive sur les hauteurs de la lagune Azul. Encore une fois, le panorama est exceptionnel avec une lagune d’un bleu vif magnifique, au pied du volcan Quetrupillán encore bien enneigé. Si le Villarrica et le Lanín font toujours partis du tableau, au loin, j’aperçois en plus le volcan Mocho Choshuenco, caractérisé par ses deux cônes volcaniques.
Le sentier descend pour rejoindre le bord du plan d’eau situé à côté d’une énorme coulée volcanique qui forme un vrai labyrinthe. C’est entre les deux, à l’abri de la brise, derrière quelques arbres, que j’installe ma tente. Je n’ai plus qu’à attendre que la soirée passe doucement dans ce cadre enchanteur et à regarder les pierres volcaniques flotter à la surface de l’eau.

Simon
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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