Randonnée dans le parc naturel régional du Verdon

Destination : France » Provence Alpes Côte d'Azur | Montagne : Verdon | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 5 jours | Dificulté : 3 | Dénivelé : +3340 m/-3340 m | Ecosystème : Campagne et Montagne | Type d'itinéraire : Boucle | 
Hébergement : Bivouac, Gite d'étape, et Refuge | Meilleures Périodes : Avril, Mai, Juin, Septembre, et Octobre
5 jours de randonnée dans le parc naturel régional du Verdon. Une itinérance en tente, refuge et gite dans l'un des paysages les plus énigmatiques de la Provence.


Les pages du carnet :

Notre randonnée se situe au cœur du Parc Naturel Régional du Verdon, centré sur le site des gorges du Verdon. Ce site des gorges est devenu un site naturel protégé en 1990. Au-delà de la beauté des gorges et du caractère exceptionnel de ce site, le PNR du Verdon est aussi une région de magnifiques villages, une région de couleurs et de parfums.
Notre volonté était de découvrir cet arrière-pays provençal hors saison et au printemps, pour profiter de la nature verte pas encore asséchée par le soleil, des plantes aromatiques en fleurs et des touristes pas encore trop présents.

Géologiquement et visuellement, le parcours le plus intéressant du Verdon se situe entre Castellane et le lac de Sainte-Croix. Nous choisissons donc ce secteur pour notre escapade de 5 jours, pour des soucis personnels et d’organisation, nous devons faire une boucle, le point de départ sera Castellane.

JOUR 1 : Castellane – Rougon

  • 18km
  • D+ : 700m
  • D- : 450m

Nous démarrons notre randonnée de Castellane, village avec une longue histoire, mais médiatiquement connu aussi dans les années 1990/2000 pour héberger la secte du Mandarom. Castellane est une ville étape du GR4.

Top départ du pont, notre premier contact avec le Verdon qui coule avec un gros débit ce matin. La couleur est déjà impressionnante, ce bleu-vert translucide qui ne cessera de nous ravir à chaque fois que nous le verrons. Nous empruntons donc le GR4. Le début n’est pas très engageant puisque le sentier démarre par un large chemin bitumé. C’est loin de ce qu’on avait imaginé.

Nous commençons à monter doucement sous le soleil et la chaleur naissante de la matinée qui avance. Nous venons du Nord et voir le ciel bleu, sentir le soleil est déjà un gage de réussite de cette randonnée.
Au détour de chaque point de vue, nous gardons un œil sur le Verdon avec ses bleux-verts miroitants et sa cohorte de rafting, de kayak qui profitent du courant pour le descendre en criant.

La montée continue et nous suivons le GR4 jusqu’à la chapelle St Jean, le point de vue est sublime. Les superlatifs ne manqueront pas durant ces prochains jours.

Nous passons le ravin de la chaud, de la font. Nous voyons Chasteuil au loin.

Village abandonné il y a quelques années et de nouveaux habités par les néo-ruraux ou par les locaux qui ne trouvent plus de logement à cause de l’explosion des prix de l’immobilier dans la région. Chasteuil revit, et quelques maisons se retapent dans ce village perdu au bout d’une route.

En parlant de route, nous entendons régulièrement les accélérations des motos et des voitures de sports ; malheureusement, si le verdon est un paradis pour la randonnée, c’est aussi un paradis pour celui qui aime les belles petites routes sinueuses. Un peu dommage pour une rando dans l’arrière-pays ou nous ne voyons absolument pas les routes.

Après Chasteuil, nous entrons dans une forêt de pin, l’odeur du liège, de pin et de sous-bois est agréable. Nous ne reverrons plus le Verdon de la journée. Cette portion du GR4 est une ancienne voie romaine qui faisait partie du réseau de communication que les romains avaient mis en place pour permettre les échanges économiques dans la région. Dans la foret ou les arêtes minérales nous surplombent, nous commençons une montée qui nous semble interminable jusqu’à 1240m pour atteindre le plateau de Suech ; endroit idéal pour un bivouac en toute tranquillité (fausse idée que nous nous faisons et nous le verrons au retour). Aujourd’hui, nous avons un vent beaucoup trop soutenu pour penser y planter la tente.

Les rafales de Mistral sont trop fortes pour imaginer planter la tente en plein vent, nous continuons la marche en espérant trouver un endroit plus à l’ abri vers Rougon. Nous traversons le plateau de Suech et amorçons une descente forte et rapide vers Rougon.

Arrivés au village, nous demandons conseils à une personne du village : dans ce vent où serait le meilleur endroit pour planter la tente, y a-t-il un bout de terrain quelque part à l’abri ? Mais bien sûr ! La personne nous indique gentiment… que dans l’éperon rocher qui surplombe Rougon, en escaladant un peu, on y trouve une grotte, suffisamment grande pour une petite tente… nous hésitons un peu, une grotte, ce n’était pas notre meilleure idée de bivouac, il se met à pleuvoir, nous n’hésitons plus ! Nous y allons, on trouve facilement, la grotte est là.

Elle a déjà bien servi, c’est assez propre pour un endroit de squat, juste poussiéreux, l’endroit est totalement abrité, un peu de répit caché du vent, ça fera l’affaire. Nous ne serons pas seuls cette nuit… vu les toiles d’araignées et leur taille… je monte la tente complète pour la nuit.

A propos de l'auteur

Passionné par les voyages, et la découverte des pays, des capitales, des populations et de la cuisine étrangère, j'ai découvert le plaisir de la marche d'abord dans le Connemara, en Jordanie puis dans les parcs Américains (Bryce, Zion, Canyonland, etc...) Aprés 3 voyages quasi consécutifs de randonnées aux USA, j'ai franchi la ligne pour ...



http://AlexRLille