Raquettes pulka dans le massif du Taillefer

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Taillefer | Activité : Raquettes à neige  | Agence : Expérience Pulka 
Nombre de jours : 3 jours | Difficulté : 1 | Dénivelé : +473 m/-473 m | Type d'itinéraire : Aller-Retour | 
Ecosystème : Forêt et Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Janvier, Février, Mars, et Décembre
Récit de mes 3 jours en raquettes pulka dans le massif du Taillefer et en bivouac. Immersion hivernale dans ce massif confidentiel situé près de Grenoble.
Posté le :




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Le massif du Taillefer, vous connaissez ? Ce petit massif dominé par les 2857 m du Taillefer est coincé entre le Vercors à l’ouest, la Chartreuse, Belledonne et les Grande Rousses au nord, les Ecrins à l’est et le Dévoluy au sud. Il se situe dans le département de l’Isère. Le nord-ouest du massif du Taillefer fait partie intégrante du parc national des Ecrins.

Il n’est pas nécessaire de partir loin pour se dépayser, ni même très longtemps. J’en étais déjà convaincu, ces 3 jours de raquettes pulka dans le massif du Taillefer me l’ont rappelé.

J’ai découvert les raquettes Pulka sur les hauts plateaux du Vercors avec Expérience Pulka quelques années plus tôt. C’est à nouveau avec Damien Parisse que j’ai vécu cette nouvelle expérience dans le massif du Taillefer. Récit.

J1 : Parking de la route du Poursollet – Lac Claret

+ 219 m/ – 59 m 5,1 km

Avec Damien, nous rejoignons le reste du groupe dans le petit village de Lavaldens. Un groupe de 6 amis de la région parisienne qui n’ont pas d’expérience de la randonnée hivernale en raquettes à neige, encore moins en bivouac et avec des pulkas. Ensemble, nous gagnons le parking de la route du Poursollet (1550 m) sur les hauteurs de la station de l’Alpe du Grand Serre. Nous nous équipons et chargeons les pulkas. Je respire à fond. Je prends mon shoot d’air pur. Il fait -12°C. Nous partons.

Nous remontons la route départementale 114E qui est transformée l’hiver en piste de ski de fond. Le ciel est bleu azur, les sapins qui longent la route sont chargés en neige. J’ai un immense plaisir à être là. Quoiqu’on n’en dise, la pandémie de Covid-19 influe sur notre psychique et notre physique. Si l’émotion de vivre cette expérience est décuplée, je sens bien que le physique est loin d’être à son meilleur niveau. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Dans le groupe, certains ont des difficultés à avancer.

Nous sommes partis relativement tard. Il est temps de faire la pause pique-nique avant de quitter la piste de ski de fond. A travers les sapins, sorbiers et frênes, les premières vues sur les montagnes de la Chartreuse sont l’occasion de faire quelques photographies. Il a beau faire beau, l’heure avance et il fait toujours -12°C. Mieux vaut ne pas faire trop durer le pique-nique au risque d’attraper froid. Damien a pris une décision. Nous monterons le bivouac près du lac Claret. Il ne sert à rien de se mettre en difficulté. Nous sommes tous ici pour vivre une expérience. A ceux qui ont la caisse de s’adapter à ceux qui en ont moins. Ça ne pose de souci à personne et c’est bien ainsi.

Il est un peu plus de 15h00 lorsque nous arrivons au lac de Claret (1690 m). L’heure n’est pas à s’allonger sur son sac à dos. Il faut monter le camp. D’abord la grande tente de mess que nous installons dans la cabane. Damien prend ensuite un peu de temps pour donner quelques conseils pour choisir son emplacement de tente, niveler le terrain et l’aplatir avec les raquettes avant de monter les toiles. Chacun se donne un coup de main.

Il nous faut ensuite préparer le ravitaillement en eau. Pas besoin de faire fondre de la neige ici, un petit ruisseau passe dans le prolongement du lac Claret. Nous aménageons un accès pour le remplissage des outres et des gourdes.

La soirée se termine sous la tente mess autour du poêle à bois. Je vous épargne les discussions à bâtons rompus. Damien propose que le bivouac reste ici deux nuits au lieu d’aller le poser plus haut. Nous aurons plus de temps pour découvrir le massif en raquettes et donc sans les pulkas. Pas d’objection.

J2 : Boucle de lac en lac ssans les pulkas jusqu’à la tourbière des Sagnes

+ 187 m/ – 187 m 13,1 km

1er constat au réveil : la température est montée en flèche. Bye bye les températures négatives et le ciel dégagé. Il fait 0°c et le ciel s’est chargé de nuages. C’est une autre ambiance hivernale.

Après avoir pris notre petit-déjeuner, raquettes aux pieds, nous partons. Par rapport à la veille, j’ai retiré une couche. Ma doudoune Patagonia Nano Puff reste en fond de sac à dos. Je progresse avec mon sous-vêtement Helly Hansen Lifa Merino Midweight Hoodie 225 g plus un pull sans manches lui aussi en mérinos.

SOLDES D'HIVER !

Il y a d’excellentes occasions de faire de bonnes affaires voire même de très bonnes affaires pendant cette période de soldes. Afin de ne pas céder aux tentations déraisonnables des soldes, voici quelques règles à suivre pour acheter responsable :

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  • Acheter des produits et des vêtements qui durent
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Voici quelques offres de nos partenaires :

Nous évoluons sur le sentier estival du GR50, le tour du parc national des Ecrins. Il est assez peu connu en comparaison du GR54, le tour de l’Oisans et des Ecrins. L’été est bien loin. J’aime évoluer au milieu de ce patchwork forestier composé de sapins, de frênes et de sorbiers remplis de neige. Sorbus aucuparia L est aussi appelé le sorbier oiseleur ou le sorbier des oiseaux. En automne, il produit de petits fruits rouges dont raffolent les oiseaux. L’hiver, tout n’a pas été mangé et les passereaux présents dans le massif du Taillefer sont ravis de se nourrir avec, notamment la niverolle alpine dont on devine à peine le bec jaune. L’été elle prend de la hauteur. On la trouve généralement au dessus de 2000 m, parfois au-delà des 3000.

Cette journée nous permet de progresser de lac en lac. Partis du lac Claret, nous traversons prudemment, après un peu plus d’une heure de progression, le lac Punay (1691 m), puis toujours une heure plus tard, nous longeons le lac de Poursollet (1649 m) bordé par une trentaine de chalets (pas tous de bons goûts). Si l’été, j’imagine le secteur plein de randonneurs venus se balader à la journée, l’hiver, il n’y a pas âme qui vie. D’ailleurs, depuis hier que nous avons quitté la piste de ski de fond, nous faisons la trace.

Nous reprenons un peu de force sous un appentis de chalet puis reprenons notre route en direction de la tourbière des Sagnes (1695 m). Lorsque nous y sommes, j’ai du mal à faire la différence avec un lac gelé. Il me faudra revenir l’été pour apprécier différemment les lieux et découvrir la diversité de la vie autour de la tourbière. En toile de fond, on observe le plateau des lacs 300 à 400 m plus haut que notre position. Damien m’explique qu’il est composé de roches moutonnées polies par un ancien glacier. C’est décidé, j’irai traîner par là l’été prochain.

Retour au camp du lac Claret par le même chemin. Il neijote.  La neige devient de plus en plus lourde et colle aux raquettes. Il faut botter régulièrement pour éviter à la neige de former une boule dure sous les raquettes. Ce soir malgré l’humidité, Angélique et Antoine décident de faire un feu. Je dois avouer que je ne pensais pas qu’ils réussiraient. On a fini par prendre le dîner autour du feu…Excellent comme la veille. Avec Damien, pas de repas lyophilisés mais des petits plats faits maisons à base de produits bio. Et ce n’est pas que pour faire plaisir, c’est aussi par conviction.

J3 : Retour au parking de la route du Poursollet

+ 93 m/ – 246 m 7,6 km

Il fait encore un peu plus doux que la veille lorsque je me réveille. La température est positive. Il pleuvine légèrement. Après le petit-déjeuner, nous déplions le campement et reprenons la route vers notre point de départ.

Comme les deux jours précédents, nous croisons quelques empreintes de renards mais surtout des traces de lièvre dans la neige. J’en ai rarement vu autant.

Nous passons la combe Oursière un par un car le risque d’avalanche est à son maximum avec le réchauffement de ses derniers jours et cette neige lourde. D’ailleurs en passant la combe, on aperçoit trois chamois qui mangent des feuillages des rares arbres encore sur pied dans ce couloir. Avant de rejoindre le point de départ, petit détour par l’abri du Louvet qui peut accueillir trois personnes pour la nuit. Nous y restons le temps de manger un morceau puis repartons à notre point de départ. Il ne fallait pas rentrer trop tard. Une autre réalité nous attendait, celle du couvre-feu. Un peu avant 18h00, je suis chez moi à des années lumières de ces trois belles journées hivernales à la montagne. A refaire…

Informations pratiques – Raquettes Pulka dans le massif du Taillefer

Comment se rendre au point de départ de ces 3 jours en raquettes pulka dans le massif du Taillefer ?

En transports en commun

Train jusque Grenoble puis bus direct Skiligne / Transaltitude jusque l’Alpe du Grand Serre.

En voiture

Depuis Grenoble : Prendre la RN85 en direction de « Vizille – Stations de l’Oisans ». Prendre ensuite la D1091 en direction de « Bourg d’Oisans ». 4km après le Péage de Vizille, prendre à droite en direction de « Séchilienne – Alpe du Grand Serre ». Il ne vous reste plusqu’à grimper jusqu’au parking de la route du Poursollet par la D114E.

Depuis Gap : Prendre la RN85 en direction de « Corps » et « La Salle en Beaumont ». Après avoir franchi La Salle en Beaumont, prendre la D212B en direction de « Valbonnais – Bourg d’Oisans ». Prendre ensuite la D26A en direction de Siévoz. Prendre la D114 en direction de « La Morte – l’Alpe du Grand Serre ». Prendre enfin la route du Poursollet par la D114E.

Cartographie

Carte résistante IGN Top 25 3335OT Grenoble / Chamrousse / Belledonne

Quand partir ?

Selon l’enneigement entre décembre et mars.

Quel niveau pour cette micro-aventure ?

L’itinéraire réalisé est d’un niveau facile mais a été adapté à la forme des membres du groupe. Le programme de base prévoit de 4 à 6 heures de marche effective par jour (niveau intermédiaire). Selon l’envie et la forme du groupe, il peut être allongé ou raccourci.

Avec qui partir ?

Avec Expérience Pulka bien sûr.

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Raquettes Pulka dans le massif du Taillefer
Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales. Ambassadeur Fujifilm...



https://www.gregoryrohart.com
2 Responses
  1. Une belle aventure au somme. Randonner en hiver apporte vraiment une autre dimension aux paysage et à l’expérience. J’espère avoir l’occasion de vivre ce genre d’aventure cet hiver ou le prochain ! 😊
    Merci pour le partage Grégory !

    1. Grégory Rohart

      Salut Candie,

      C’est clair que c’est une autre dimension l’hiver à la montagne. C’est un peu comme le désert. En très peu de temps, on s’immerge dans un autre espace tellement différent. C’est à chaque fois des expériences uniques. Je te souhaite de vivre ce type d’aventure 🙂

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